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    Créé le 04 -05-2011 à 08h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 08h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR :  LA PROSPERITE

    http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/ndagijimana.rmc.fr/images/mn/1266589575/CONFERENCE-PUBLIQUE-DESASTRE-HUMANITAIRE-ET-BALKANISATION-DE-LA-RDC.jpg

     

    C’est un débat très sérieux qui s’est déroulé ce samedi 30 avril, à Fatima, à la Gombe. Cadres politiques, acteurs de la société civile, intellectuels, étudiants et chercheurs étaient très nombreux, pour écouter divers intervenants, à l’aune d’un échange dépassionné et axé sur la problématique de la « Balkanisation » en RD. Congo. La Nouvelle Société Civile Congolaise était, elle aussi, au rendez-vous de ce débat vivement ouvert à tous. Jonas Tshiombela a dénoncé ce qu’il appelle « manœuvres sordides et dilatoires » orchestrées par les démons de la division encore bercés par le machiavélique projet de couper la RDC en deux ou trois morceaux.

     

    Pour lui, en effet, les frontières séparant la RDC d’autres pays voisins doivent rester intactes, voire intangibles. Ce qui fait que la RDC est et doit demeurer une et indivisible. Le spectre du mal dont les racines attisent du feu dans certains pays africains n’a pas, non plus, échappé au prisme de son analyse. Jonas Tshiombla est revenu particulièrement sur les différents mouvements des masses qui secouent actuellement le monde arabe et dont la plupart sont dictés par l’envie et la course effrénée vers les ressources naturelles. Cela est une nouvelle donne à intégrer dans les schèmes d’idées-forces à intérioriser. Tshiombela a cité le cas de la Libye, par exemple, pour étayer son raisonnement, en disant que le changement sollicité par la rue est simplement dicté par des mobiles machiavéliques. Il estime que le vrai nerf de la guerre dans ce pays dirigé pendant plus de quatre décennies par Mouammar Kadhafi, n’a qu’un nom : pétrole. Il en est de même, a-t-il ajouté, du Soudan, dont la partie Sud regorge des ressources pétrolières, très convoitées. Des tensions qui font tomber des inamovibles chefs d’Etat Africains du Nord ne dérogent pas à la règle. Voilà pourquoi Jonas Tshiombela a, dès lors, appelé à la vigilance et prudence pour qu’aucun centimètre du territoire hérité de la conférence de Berlin ne soit cédé aux tiers, quel que soit le prix. « La grandeur, la force et la personnalité juridique de la RDC riment avec son intégrité physique », a-t-il insisté. « La RDC est comparable à un corps humain. Lui amputer un seul membre équivaut à la rendre handicapée toute sa vie durant », doit-on retenir en guise de résumé, à l’issue de cette conférence de Fatima à laquelle plusieurs invités ont participé. Pour beaucoup, ce projet de « Balkanisation », qui date de longtemps est voué à l’échec. « Il a même déjà échoué », avec toutes les guerres fratricides dont la RD. Congo a souffertes. Ceux qui étaient à la base de ce projet « irrationnel » n’ont pas fait l’unanimité. L’Onu pour, sa part, ne l’a pas soutenu, ni cautionné de manière officielle. En Afrique et dans le monde, tous les pays n’ont pas la même dimension, ni la même forme. Il en est de même pour les parties du corps humain qui n’ont pas la même forme, encore moins, la même dimension. Natacha Vangu /Stagiaire Ifasic

    La Pros.


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : ROGER BONGOS


    KINSHASA (Xinhua) - La RDC a enregistré au moins 35 cas d'attaques directes contre des journalistes ou des médias depuis le début de l'année, selon un communiqué de l'ONG Journaliste en Danger (JED) publié à Kinshasa à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

     

     

     

    .
       – Les quotidiens et journaux de la presse kinoise.

    Ce communiqué a fait savoir que la plupart de ces attaques ont eu lieu à l'intérieur du pays, précisant qu'on a enregistré au moins 12 emprisonnements, 8 agressions et menaces, 9 cas de censure et 6 cas de pression.

    L'ONG JED a pointé du doigt les autorités politico- administratives et l'Agence nationale de renseignement (ANR) d’être à la base de ces atteintes, et demandé au gouvernement d' envisager des mesures concrètes de sécurisation des professionnels des médias à l'approche des échéances électorales.

    Elle a aussi appelé les professionnels des médias à l’observance stricte du code d'éthique et de déontologie.

    Instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, la journée mondiale de la liberté de la presse, offre une occasion notamment d'informer le public sur des violations du droit à la liberté d'expression.


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  13h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : ROGER BONGOS

    Message diffusé sur le réseau Facebook  de Roger BONGOS

    Flash Info de la dernière minute....

    L’arrestation arbitraire de notre Confrère Baby BALUKUNA


    Au moment où je suis en train de dialoguer avec vous, la nouvelle vient de me parvenir par les voies autorisées que Monsieur Baby BALUKUNA est déféré au parquet de la Gombe pour une brochette imaginaire de chefs d’accusations sur sa personne.

    Avant hier lors de son interpellation, les sbires de Joseph KABILA ont signifiés à Baby BALUKUNA quatre chefs d’accusations. Il est accusé de ce qui suit :

    1. De l’incitation à la haine en bande organisée contre la personne du Président de la République « Joseph KABILA » ;

    2. Contre l’avènement de la démocratie en République Démocratique du Congo, contre l’unité nationale et contre l’effort de la réconciliation nationale entre les Congolais ;

    3. Haute trahison en intelligence avec les éléments étrangers.

    4. voie de faits.

    Ces chefs d’accusations vont être confirmer dans quelques heures devant le Juge d’instruction nommé pour cet effet. D’après notre contact proche de la famille, la famille de Baby BALUKUNA, s’attend à l’aggravation de ces accusations rappelées plus haut.

    L’officier militaire en charge de son interpellation, recommande à l’interpellé de coopérer avec la justice Congolaise pour dénoncer tous les ennemis de la République disséminés dans la diaspora, alors il se retrouverait avec la clémence du Juge.

    Je tiens à vous rappeler que Monsieur Baby BALUKUNA était en reportage en RDC pour couvrir le meeting du Leader Maximo Etienne Tshisekedi au stade Tata Raphaël le 24 avril 2011.
    A suivre, Restez connectés !

    Roger BONGOS




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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LA PROSPERITE

     

    imagePapa Wemba.

     

    Bien sapé et bien parfumé, Papa Wemba ne s’est pas éloigné de sa tradition, malgré son âge avancé. 100% Star a livré un concert superbe, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2011, à Kinshasa, dans le cadre de la fête du Travail, célébrée chaque année à travers le monde.

    Bien sapé et bien parfumé, Papa Wemba ne s’est pas éloigné de sa tradition, malgré son âge avancé. 100% Star a livré un concert superbe pour la promotion de son sponsor Miitzig : « le goût de la réussite ». Un public select s’est retrouvé pour savourer sa bonne musique proposée au rythme de Viva-la-Musica.

    Sous les couleurs de sa bière premium Miitzig, la Bralima a produit l’artiste musicien Jules Shungu Wembadio, dit Papa Wemba, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2011, à Kinshasa. Cette production musicale était organisée dans le cadre de la fête du Travail, célébrée chaque année à travers le monde. La terrasse « Mombonda Gécamines », à Kasa-Vubu, était le bon cadre choisi par la brasserie pour commémorer avec les travailleurs congolais cette cérémonie festive à Kinshasa.

    Avec ses 63 ans d’âge, Papa Wemba a été bien convié à agrémenter ce festin avec ses fans, travailleurs, au rythme de sa musique engagée. C’était une soirée exceptionnelle pour les consommateurs qui prônent la réussite, en choisissant la première bière premium de la RDC. 

    Avec fierté et élégance, Papa Wemba est monté sur le podium érigé pour la circonstance aux environs de 00h30’ pour ouvrir le bal dansant. Le leader de Viva-la Musica a tout d’abord remercié son sponsor qui s’est engagé pour la tenue et l’organisation louable de cette soirée. « Votre soutien à Miitzig est ma force. Qui aime ma musique doit consommer cette bière qui aspire à la réussite dans nos affaires», a déclaré Papa Wemba. 

    Son entrée a été marquée par la chanson « Référence », tirée d’un ancien album « Foridoles ». Jacket blanc, nouvelle collection « Kasamoto », combiné d’un Jeans à la couture chic et compliquée, à la fois, le chanteur s’est très bien comporté sur scène. Aux allures du mannequin avec sa voix angélique, il a séduit ses fanatiques. Ces derniers ont nourri leurs oreilles, écoutant des belles mélodies orchestrées par Papa Wemba alias « Notre Père ».

    Seul, sur un podium dominé à la visibilité de son sponsor, le chanteur congolais a épaté l’assistance en dévorant sous les éclairages de la lune du soir. Tout le monde contemple les merveilles d’une soirée de toutes les couleurs qui se dessine sur place. Une bonne température s’est installée avec le premier tube du concert. C’était bien parti dans une ambiance bon enfant pour la soirée. Ensuite, il avait enchaîné avec « Phrase » qui avait tiré pas mal des fans sur la piste de la danse. Trente minutes avaient suffi pour se trémousser au rythme de la musique rumba- fiesta de Bakala dia kuba Papa Wemba. 

    Les chansons « Mima » et « six millions », deux chansons phares de son dernier opus intitulé « Notre Père », avaient fait bougé l’assistance durant toute la soirée. Le concert est allé au-delà de trois heures du matin lorsque la Star a décidé de quitter la scène à la grande satisfaction du public. L’on notera qu’une fois encore, la Bralima a gagné son pari en réussissant une production magistrale avec son partenaire musicien. En cela, il sied de féliciter le Chef produit, Serge Kolomoni, qui est le Brand manager VIP à la Bralima pour tous ses efforts consentis pour la réussite de l’événement.

    (Jordache Diala/La Prosperité)


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

     

    Un corps d’élite se gère en exemplarité, avec responsabilité et intégrité morale pour gagner sa respectabilité vis-à-vis d’autres corps sociaux et démontrer la crédibilité de ses initiatives pour l’intérêt de la communauté et de la collectivité. Dès que les suspicions entre les Membres et ls Dirigeant du Corps s’installent, l’œuvre commune devient délétère.

    J’ai participé activement à la grève de 2008, puisqu’il y avait un large consensus sur les revendications de la corporation des Professeurs avec le Comité Kabamba sur deux points précis : le respect de promesses du Gouvernement pour l’augmentation des rémunérations à partir de Juin 2008 et laquelle atteindra équivalent de 2000 dollars à partir de janvier 2009 et près de 2500 dollars en 2010, entre 3000 et 4000 dollars en 2011 ; et la promulgation d’un statut spécifique pour le corps professoral et ses pendants du corps scientifique.

    C’est vrai que la planification de cette augmentation a été interrompue au motif que les exigences pour atteindre le fameux point d’achèvement de l’IPPTE constituaient une contrainte objective et un certain moratoire fut accepté de part et d’autre jusqu’en janvier 2011.

    La relance de négociation avec le Comité Exécutif actuel de l’APUKIN a été piteuse, inexperte et peu transparente pour que l’Assemblée Générale de l’Association s’en fasse une idée claire. Plusieurs voix se sont élevées pour exiger la tenue de celle-ci, mais le Comité Exécutif s’en est tenu à une réserve qui devenait de plus en plus suspecte aux yeux de nombreux Membres de l’APUKIN et l’enfermement du Comité Exécutif est resté comme une stratégie sordide pour davantage refuser aux membres de l’Association à accéder aux termes de nouvelles négociations avec le Cabinet Ministériel du Gouvernement.

    L’isolement prémédité du 2ème Vice-Président du Comité Exécutif de l’APUKIN, Professeur Kunima et la marginalisation discrète du Professeur Lamy, deuxième Rapporteur, indiquent la dérive de la marche sur les négociations avec le Cabinet ministériel de l’ESU. Pour preuve, le premier n’était plus associé aux réunions et négociations de l’APUKIN avec le Cabinet Ministériel de l’ESU et le deuxième était exclu de la randonnée touristique en Afrique du Sud. C’était un voyage de noces pour savourer le luxe de nouveaux véhicules commandés sans consentement explicite des membres et pourtant c’est sur crédit prévu sur garantie de rémunération de chacun des Professeurs.

    Notons qu’au retour de ce voyage d’Afrique du Sud que les violons se disloquent entre le Comité de l’APUKIN et le Cabinet Ministériel de l’ESU, au motif que le Concessionnaire aurait fait remarquer un retard de cinq mois dans le paiement de la garantie du crédit et qu’il aurait exigé une liste des Professeurs validée par le Cabinet Ministériel de l’ESU. Au cours de l’Assemblée Générale de l’Assemblée, le ton débuté en bon enfant par le Comité Exécutif de l’APUKIN tourne en baroud soviétique pour exiger du gouvernement le versement immédiat des arriérés et la révision de la liste des Professeurs confectionnée par le Cabinet Ministériel de l’ESU.

    Le premier élément étrange est le crédit sur rémunération est souscrit pour Z7 mois, dont les 11 premiers mois du crédit est souscrit pour 500 dollars sur la rémunération jusqu’au mois de Mars et qu’après il pourra s’élever à 1000 dollars pour les 16 mois restants. Tous Membres intrigués se demandent où as-t-on trouvé les 500 dollars autres. Et les plus curieux d’entre ‘eux s’inquiètent que ces montants ne figurent sur aucun document comptable.

    Au deuxième menu salé, le Comité Exécutif exhibe devant cette même Assemblée Générale de l’APUKIN, une correspondance du Cabinet Ministériel de l’ESU faisant état d’une liste de 1815 Professeurs de l’ESU pour toute la RDC, pendant que le Comité Exécutif de l’APUKIN ne reconnait qu’une liste provisoire de 1220 Professeurs pouvant s’arrêter au plus à 1440 Professeurs. La salle surchauffée exige l’arrêt de cours pour deux semaines en attendant la clarification sur les arriérés non versés à titre de crédit et sur la liste des Professeurs du Cabinet Ministériel de l’ESU.

    Voila donc qu’on quitte le mandat accordé au Comité Exécutif de l’APUKIN sur l’augmentation de salaire des Professeurs et sur la promulgation du Statut spécifique de ces derniers pour entrer dans le coup fourré de crédit de véhicule dont personne n’en connaissait ni la marque ni le délai de livraison. Les explications fournies par le Comité Exécutif de l’APUKIN à cette occasion paraissent confuses et embarrassantes pour croire à la bonne foi dans la conduite de cette grève décidée en pur style dictatorial.

    Je me suis fais fort d’informer le Comité que je ne peux participer à ce genre de « grève buissonnière » sous forme d’un diktat de silence aux enfants de la classe gardienne. Je m’estime donc en droit de continuer mes enseignements jusqu’à retrouver confiance aux informations plus claires de la part du Comité exécutif de l’APUKIN. Je me suis interdit de faire campagne pour respecter l’opinion de l’Assemblée Générale de l’APUKIN.

    Après deux semaines, l’APUKIN convoque une réunion pour lever la grève en rapport avec les avancées confirmées pour le versement de tous les arriérés de rémunération liés au crédit sur véhicules pour une valeur de 5.500 dollars. Mais aucune précision sur le nombre et la liste des contractants à ce crédit et au comble, le concessionnaire exige une liste définitive des Professeurs pour procéder à la livraison de véhicules à chaque ayant-droit.

    Mais tenez bien, à la collecte des données parvenues de Chefs d’établissements de l’ESU au Comité Exécutif de l’APUKIN, la liste confirmée avec correctifs et compléments d’information porte le chiffre à 1623 Professeurs pour toute la RDC et donc plus proche de celle du Cabinet Ministériel de l’ESU (1815) que celle provisoire du Comité Exécutif de l’APUKIN (1220).

    Par diverses indiscrétions, il s’est laissé entendre qu’un protocole pour crédit de ces véhicules Pick-UP tous de couleur blanche et montés en Afrique du Sud était en gestation entre le Comité Exécutif de l’APUKIN, le Cabinet Ministériel de l’ESU et le Concessionnaire ATC depuis bientôt une année et qu’il serait même signé le 10 avril 2010.

    Le doute s’installe sur les intentions réelles de ces grèves d’opérette, manifestement manipulées pour des visées politiciennes et certainement faisant l’objet d’un marchandage des commissions d’affaires sur le dos des Professeurs.

    Pour le premier soupçon, le Comité Exécutif de l’APUKIN se serait trahi contre les avis de nombreux Membres de l’Association , par son insistance pour que le Comité déchu de la Coordination estudiantine de l’UNIKIN soit réhabilité, alors qu’il a été démis par les Délégués qui l’avaient élu un mois avant, pour collusion partisane avec un Parti Politique, confirmé par ailleurs lors de meeting du 24 avril au stade Tata Raphaël. Le Comité de Gestion de l’UNIKIN aurait déjà organisé un deuxième scrutin le jour même que celui de la tenue de la dernière Assemblée Générale de l’APUKIN, lequel a donné lieu à un nouveau Comité de la Coordination Estudiantine.

    Pour le deuxième soupçon, l’opinion se fait de plus en plus la forte conviction, que le Comité Exécutif de l’APUKIN n’est plus en odeur de sainteté avec le Cabinet Ministériel de l’ESU et que le différend porterait sur les raisons autres que celles du mandat lui confié initialement par les Membres de l’Association, savoir l’augmentation de salaire et la promulgation du statut spécifique des Professeurs.

    Devant toutes ces inconvenances, le Comité Exécutif de l’APUKIN se décida à convoquer une Assemblée Générale de l’APUKIN pour présenter une année après le fameux protocole signé le 10 avril 2010. La déception fut totale de la part de nombreux Professeurs et l’inquiétude s’installa à la fois par le caractère médiocre des termes de référence y contenus , notamment la domiciliation du siège de l’APUKIN à l’adresse du Cabinet Ministériel de l’ESU et l’irrévocabilité du protocole signé à l’insu de vrais contractants, y compris tous les Professeurs de la RDC que le Comité Exécutif de l’APUKIN s’est fait fort de représenter sans leur consentement.

    Il se profile déjà à l’horizon le spectre des procès contre l’APUKIN pour usurpation de droits contractuels des Professeurs dans ce protocole d’accord commercial sur un crédit financier garanti individuellement par le compte privé de rémunération de chaque professeur et sans en avoir pris connaissance préalablement. L’autorité de tutelle de l’ESU s’empresse à imposer un arbitrage pour la réception et la redistribution de véhicules entre tous les Professeurs de la RDC.

    Un autre spectre de procès s’annonce contre le Concessionnaire ATC pour dol, manque de transparence ou autres vices entachés dans ce protocole : vices de procédures et vices de conformité aux normes de la chose vendue.

    Encore une fois, le Cabinet Ministériel de l’ESU anticipe en se prévalant de sa double qualité de témoin dans ce protocole et de représentant de la puissance publique pour valider le Protocole. Le seul danger est qu’il en fasse un peu trop et le débordement l’emporte pour abus de pouvoir et pour implication aux dessous de cartes du marché avec le Concessionnaire.

    Moi, je suis encore au regret de ne pas suivre une prochaine grève, sans que j’aie le cœur net pour ne pas me faire prendre dans un engrenage de mauvaises et sales affaires entre le Comité Exécutif de l’APUKIN et le Cabinet Ministériel de l’ESU. La conscience de dénonciation contre les méthodes de négociations utilisées par l’un et l’autre reste la seule arme morale contre la magouille et la manipulation politicienne qui s’installe dans notre corps jadis considéré comme avant-gardiste contre les antivaleurs, dont le Membres sont restés conformistes à l’idéal du Bien-Faire, malgré la situation sociale difficile et malgré l’appartenance des uns et des autres aux différents courants de société ou aux partis politiques de pouvoir ou de l’opposition.

    Mais pendant cette veillée d’armes, le Cabinet Ministériel de l’ESU tient du bon côté et les Membres de l’APUKIN se trouvent désabusés par le mauvais choix fait sur leur Comité Exécutif exposé aux procès d’affaires et aux procès pour incitation aux troubles contre l’ordre public. L’incompétence et la naïveté du Comité Exécutif de l’APUKIN dans les négociations entreprises contraste énormément avec l’intelligence et l’habilité du jeu déployées par le Cabinet Ministériel de l’ESU sous l’effet d’annonce et de vedettariat sur le dossier de véhicules en instance de distribution avec clef-à-mains.

    Souhaitons ardemment que ces véhicules pick-up tant vantés ne soient pas sortis d’ une série fauchées par de fautes techniques de fabrication, défaut mignon de livraison en masse uniforme, surtout si elle est destinée aux acheteurs fort distraits et qui ignoreraient les règles de procédures et délai requis pour réclamation ou pour l’introduction de recours. Tous ceux qui spéculent encore sur des milliers de dollars à soutirer de la vente de ces pick-up climatisées et à double cabines de conforts, parions qu’un marché de vente pollué par une même marque de 1800 véhicules de même couleur sera celui du rabais généralisé par rapport au prix d’achat déjà fort spéculatif. Les vendeurs non avisés sur le marché de pick-up risquent de tomber dans le gros piège d’anticipation négative et de traîner ainsi une dette sur crédit sur près de six autres mois additifs.

    Contre mauvais fortune du Comité Exécutif de l’APUKIN, le Cabinet Ministériel de l’ESU détient des résultats de deux audits accablants contre celui-ci. Mis en plus, le pouvoir public de sanctions à sa seule discrétion au cas où ce dernier ferait obstruction aux instructions de l’autorité de tutelle pour rétablir la paix sociale. Et cela se ferait, selon son propre appréciation de la menace que pourrait représenter à tout moment les Membres du Comité Exécutif de l’APUKIN sur des questions aussi diverses que celle en cours dans les tribunaux. Moi personnellement, je ne lui ferais pas confiance

    Mais le plus complexe pour le Cabinet Ministériel de l’ESU serait d’affronter les vraies revendications des Professeurs portant sur l’augmentation de leurs Salaires et sur la promulgation de leur statut spécifique, surtout lorsqu’un nouveau Comité Exécutif de l’APUKIN plus expérimenté le rattraperait en plein exercice de son mandat.

    Encore à sa décharge, les agitations estudiantines actuelles fort récurrentes dans les différents campus universitaires qui sont certes plus diffuses et spontanées, mais toutes indiquent une mauvaise gestion de nombreux Etablissements d’Enseignement Supérieur, révèlent un manque d’encadrement politique ou de quadrillage sécuritaire dans les milieux estudiantins et enfin ne présagent pas un bon décor et un bon climat , surtout à l’approche des échéance électorales, dont la première responsabilité politique incombe au Cabinet Ministériel de l’ESU. La gestion du secteur public et privé de l’Enseignement Supérieur accuse d’énormes tares en amont et en aval.

    Et pourtant le pouvoir actuel a fourni d’énormes efforts pour accorder une attention au secteur d l’Enseignement Supérieur aussi bien par l’essaimage des Etablissements Supérieurs à travers tout le Pays jusqu’aux derniers recoins de territoires, que par le relèvement sensible de rémunérations du personnel Enseignant et Administratif contractuel entre 2005 et 2011. Le tableau ci-contre en donne des indications chiffrées.

    Devant ce tableau sur les Budgets de l’Etat de 2005 à 2011, on peut se poser la question de savoir alors que vient faire la rigolote guerre de chiffres entre le Comité Exécutif de l’APUKIN et le Cabinet Ministériel de l’ESU. Sinon que de la distraction pour faire oublier la nécessité d’un vrai travail technique d’ajustement de barèmes salariaux en fonction des augmentations remarquables des rémunérations du personnel contractuel de l’ESU en Franc Congolais figurant dans les différentes lois budgétaires.

    Car, la réalité est qu’entre 2005 et 2011, le Budget de rémunération de l’ESU est passé de 11.095.986.431 FC à 97.319.635.842 FC soit près de dix fois plus. Le vrai débat est celui de savoir par exemple, comment le Secrétariat Général de l’ESU avec un effectif de 304 fonctionnaires peut disposer seul de 9.059.371.452 FC soit près de 10% pour le Budget 2011. Le Secrétariat Général de l’ESU s’est fait accorder sous imputation 1194104000334102900000000 au littera 3410, les primes et indemnités Permanentes Spécifiques destinées à Certains Services pour un montant de 966702000 FC et sous imputation 1194104000334102000019000 au même littera 3410, les primes et indemnités Permanentes Spécifiques affectées à Certains autres Services pour un montant de 7811355000 FC représentant respectivement 1% et 8% du Budget total de rémunérations de l’ESU.

    Par contre l’Université de Kinshasa avec un effectif du personnel contractuel de 4567 n’a qu’un montant global de rémunération de 15.542.625.924 FC soit près de 16% pour le budget en cours. Cet effectif comprend en réalité 651 Professeurs, 798 Membres du personnel scientifique et 1414 Membres du personnel administratif et technique soit 2863 sur les 4567 repris dans l’effectif déclaré au budget 2011.

    L’Université de Lubumbashi avec un effectif déclaré de 1792 pour 6.572.337.8961296 FC soit près de 7% du budget 2011, dont seulement 259 Professeurs reconnus par l’autorité académique de l’université soit 85 Professeurs Emérites et Ordinaires, 50 Professeurs et 124 Professeurs Associés .

    L’Université de Kisangani avec un effectif de 1296 pour 3.466.283.944 FC soit 4% , dont 25 Professeurs Ordinaires, 19 Professeurs et 56 Professeurs Associés soit au total 100 Enseignants sur 1296 membres de l’effectif total.

    A l’Université Pédagogique Nationale avec un effectif déclaré de 1381 pour un montant de 4.783.386.144 FC soit 5% , l’ISTA avec un effectif de 837 pour un montant de 2181149592 FC soit 2%, l’IFASIC avec 275 personnel contractuel pour 384.890.000 FC soit moins de 0,003% , l’ISTEM avec un effectif déclaré de 885 pour 1.162.924.000 soit 1% , ISC/Kinshasa avec un effectif de 528 pour 1263660396 FC soit 1% , l’ IBTP avec un effectif de 334 pour 1107140708 FC soit 1% , l’INA avec un effectif de 334 pour 1107140708 FC soit 0,7% du Budget de rémunérations du personnel contractuel de l’ESU pour l’exercice 2011.

    Au total, le gros lot des professeurs se trouvant dans ces établissements précités ne représente que près de 15% du Budget en exercice. Ainsi donc, un simple réaménagement du Budget en cours aurait bien permis de résoudre l’épineuse question salariale et sociale des Enseignants dans les Etablissements Supérieurs, au lieu de les leurrer en leur offrant des gadgets volants soi-disant climatisés et à double cabines serrées. Et dire que c’est un crédit individuel à charge de chaque Professeur sur sa rémunération, mais trafiqués par l’APUKIN et consorts dans un contrat bidon et ridicule.

    On pourrait bien imaginer qu’avec ce salaire réaménagé du Budget 2011, tous les Enseignants des Etablissements Supérieurs auraient pu librement prétendre honorablement à un crédit achat-véhicule pour une valeur de 21000 dollars dans une échéance raisonnable de 36 mois sans grande surcharge financière. C’est ce qui se fait dans tous les services dont les employés disposent d’un revenu pouvant couvrir au moins le paiement de la moyenne mensuelle de sa rémunération. Alors pourquoi est-on allé chercher trop loin et pour rien sinon que pour la recherche de fameuses commissions interdites par la « tolérance zéro ».

    Mais voilà, le Comité Exécutif de l’APUKIN en a décidé autrement à la suite sûrement d’une suggestion intéressée du Cabinet Ministériel de l’ESU, qui le pousse maintenant à la faute de l’agent-trouble de l’ordre public. Et la grève des Professeurs de l’UNIKIN est ce bouclier humain que l’un et l’autre veulent utiliser pour faire aboutir les gains sur commissions d’affaires. Moi, je promets de combattre cette prochaine grève par dénonciation de faits reprochés aux uns et aux autres.

    Car dans ces conditions, le mandat du Comité Exécutif de l’APUKIN serait devenu caduc par immoralité et dangereux par malignité politique pour conduire une grève d’un corps aussi irréprochable et respectable. Comme l’histoire swahili de MONI-MAMBO : « banatuma MoniMambo aende kukula nkalanga na batoto, Moni-Mamba anaenda mbio kukula boote, Batoto na nkalanga. Cette fameuse anecdote reprise dans les principales langues nationales rappelle l’histoire d’un gros malin que l’on confie une bonne mission et il en fait le contraire par simple interprétation de mots ou de mauvaise construction de phrases reconnues dans la plupart de langues bantoues. Littéralement cela veut dire qu’il est confié à Moni-Mambo la mission d’aller manger les arachides avec les enfants sûrement affamés, mais Moni-Mambo s’en alla avec acharnement manger indistinctement les enfants et les arachides. Voilà donc le Comité Moni-Mambo de l’APUKIN.

    A mieux comprendre, pour l’APUKIN, l’effectif total prouvé par les Chefs d‘Etablissements de l’Enseignement Supérieur est de 1623 Professeurs en RDC, tandis que pour le Cabinet Ministériel de l’ESU, l’effectif approuvé est de 1815 Professeurs en RDC.

    Ainsi donc, en prenant le nombre supposé de 1623 Professeurs en RDC pour la première thèse de l’APUKIN avec un salaire mensuel moyen de 2000000 FC , on y arriverait à un montant de rémunération budgétaire annuelle de 38952000000 FC soit 40% du budget global de rémunérations de l’ESU fixé à 97.319.635.842 FC pour l’exercice 2011.

    La thèse approuvée par le Cabinet Ministériel de l’ESU du nombre de 1815 professeurs en RDC, avec le même salaire mensuel moyen de 2000000 FC, le montant budgétaire alloué pour rémunération des Professeurs arriverait à 43560000000 FC soit 45% du budget global de rémunérations de l’ESU fixé à 97.319.635.842 FC pour l’exercice 2011.

    Et même si on remontait la mise pour une augmentation de rémunération des Professeurs au niveau mensuel moyen de 2500000 FC, le montant total n’y arriverait qu’à 48690000000 FC sur les 97 milliards actuellement retenus pour les rémunérations à l’ESU soit 50% du budget global de rémunération de l’ESU en 2011.

    Même, la thèse sur l’effectif de Professeurs approuvé de 1815 par le Cabinet Ministériel de l’ESU pour le même salaire moyen de 2500000FC donnerait 54450000000 FC soit 55% du budget global de rémunérations de l’ESU fixé à 97.319.635.842 FC pour l’exercice 2011.

    Ce ratio de rémunération des Professeurs de la RDC est effectivement inférieur au ration normal internationalement reconnu pour tout Etablissement d’Enseignement Supérieur équivalent à 60% de rémunération pour le corps académique enseignant et 40% à 30% repartis entre le corps scientifique et le corps administratif avec des aménagements d’équité sur rendement de chaque corps. Encore qu’en contrôlant bien les rémunérations logées dans tous les Etablissements repartis en province, on y arriverait à davantage mieux rajuster sans tiraillement entre les différents corps de l’ESU.

    Mais puisque la portion du budget total de rémunération allouée aux Professeurs est de 50%, il y a donc lieu de procéder à l’aménagement pour les deux autres corps scientifique et administratif, proportionnellement à leur utilité professionnelle et de leur responsabilité sociale.

    L’impasse résiderait donc à ce point du grand nombre de l’effectif du corps scientifique soit 12517 et celui du corps administratif de l’ordre de 20081 pour l’année budgétaire de 2011.

    En effectuant un scenario d’affectation momentanée de 50% de frais de participation au partenariat , ainsi que d’autres frais académiques et administratifs en faveur du corps scientifique et du corps administratif pour un effectif de plus au moins 35000 étudiants du secteur public de l’Enseignement Supérieur de la RDC, payés par les Etudiants du secteur public de l’ESU, il y aurait lieu de combler ce déficit qui ramènerait le montant global de leurs rémunérations à près de 55000000000 FC.

    Le calcul mental simple donnerait 10 dollars sur 20 dollars de frais de participation au partenariat payés directement au Cabinet Ministériel de l’ESU ferait 700000 dollars pour cette année, 7 dollars sur les 15 dollars de frais d’enrôlement querellés donnerait 245000 dollars et les 5dollars sur les 10 dollars comme frais d’inscription fournirait 175000 dollars. Cela permettrait de récupérer au moins 1120000 dollars affectés à cet effet.

    Ainsi donc, si nous voulons réellement nous faire respecter par l’Employeur et par la Société , à travers les Etudiants et les Parents envers qui nous rendons de plus grands et louables services de formation et de recherche avec de plus grands sacrifices, nous devons honorablement explorer des solutions déjà à la portée de nos mains et sur base d’un document officiel sous forme de statut devant être adopté par le Parlement et promulgué par le Président de la République.

    Mais aussi, cette rocambolesque affaire de crédit sur rémunération de Professeurs pour l’acquisition des Pick-up uniformes n’est qu’un moyen pour maintenir le corps enseignant dans l’état de grève buissonnière manipulée à souhait par les marchands aux commissions et autres maîtres-chanteurs professionnels pour se rendre intéressant ou plus grave, certains pêcheurs en eau troubles, entretenir des enchères pour leur maintien au pouvoir.

    Serait-ce si difficile de comprendre que la volonté du Gouvernement pour la réalisation de ses promesses sur les rémunérations du corps Enseignant de l’ESU est largement établie, mais encore une fois, l’incompét, pardon pardon, l’incompréhension des uns et des autres délibérément entretenue en fait obstacle. On dirait même que cela bloque une des grandes réalisations, dont le Gouvernement pouvait bien s’en prévaloir. Mawahhh.

    Prof Banyaku Luape Epotu


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

     

    Le président de l’assemblée provinciale du Kasaï Occidental appelle les députés « frondeurs » au respect de la légalité, afin de poursuivre le mandat leur confié par le souverain primaire.
    Les députés qualifiés de frondeurs de l’assemblée provinciale du Kasaï Occidental ont été invités, dernièrement, à se conformer à la légalité en vue de poursuivre jusqu’au bout l’œuvre de la reconstruction de la province. Cet appel leur a été lancé par le président de cet organe délibérant, Omer Mijimbu. Il l’a fait au cours d’un point de presse animé au lendemain de l’élection du nouveau gouverneur du Kasaï Occidental.

    Selon l’Agence congolaise de presse qui a livré cette information, le président de l’assemblée provinciale a, au regard des prérogatives lui reconnues, promis des sanctions à l’endroit des députés « désobéissants ».

    Entre-temps, Omer Mijimbu a accordé son pardon aux députés qui voulaient l’évincer de la présidence de l’assemblée provinciale du Kasaï Occidental.

    Il a, à cet effet, invité tous les protestataires à enterrer définitivement la hache de guerre et les députés de l’aile Miaka Miabilenge à une réconciliation pour le bien-être des populations Ouest-kasaïennes.

    Le président de l’assemblée provinciale s’est dit, par ailleurs, satisfait de l’élection au poste de gouverneur de province du candidat de la Majorité présidentielle (MP), Hubert Kabasubabo, qui est fils du terroir.

    A ce titre, le nouveau gouverneur du Kasaï Occidental doit bénéficier de la confiance et du soutien de toute la population pour le développement de la province, a-t-il souligné.

    Pour rappel, Omer Mijimbu, accusé de « mégestion » a été demi de ses fonctions par un groupe de députés provinciaux de la MP et de l’Opposition. Lequel groupe avait doté l’organe délibérant du Kasaï Occidental d’un nouveau bureau dirigé par Miaka Miabilenge.

    Le président déchu avait recouru à la justice pour mettre un terme à ce qu’il avait qualifié de « désordre » au sein de l’assemblée provinciale. Après avoir gagné le procès, Omer Mijimbu a été rétabli dans ses fonctions.

    De ce qui précède, plusieurs observateurs estiment que les députés provinciaux du Kasaï Occidental ont tout intérêt à privilégier le décollage de leur province, en ce moment où tout le pays s’est engagé dans le processus de reconstruction nationale.

    LUDI CARDOSO


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

     

    Auréalée par sa large victoire face à Dragons en finale des éliminatoires de la Coupe du Congo pour la ville de Kinshasa, le FC MK devient intrépide au championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (Epfkin). Sa dernière victime, c’est New Canon Buromeca.

    Le championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (Epfkin) s’est poursuivi le lundi 2 mai au stade des Martyrs après la trêve de 24 heures suite au match du championnat national entre Racing club de Kinshasa et FC Saint-Eloi Lupopo. A l’affiche ce lundi dans le cadre de la 18ème journée, le FC MK a battu New Canon Buromeca par trois buts à deux, au terme d’un match au départ facile pour FC MK. En effet, les protégés de l’homme d’affaire Max Mokey ont plié la partie bien avant l’heure de jeu.

    Onedika a ouvert la marque à la 20ème minute. Le renard des surfaces Fabien Tshilembie (revenu d’un prêt au DCMP la saison passée) a doublé la mise à la 30e minute. Et 13 minutes plus tard (soit à la 43ème minute), Mbanza a, en quelque sorte, donné le coup de grâce avec le troisième but du FC MK. A la mi-temps, FC MK avait déjà fait le break avec trois buts d’avance au tableau d’affichage.

    Après la pause, New Canon Buromeca est sorti de sa torpeur. Dans les premières minutes de cette deuxième partie de la rencontre, le gardien de but Sobadiasi du FC MK a été obligé de quitter ses coéquipiers, expulsé par l’arbitre Angova pour avoir fauché un attaquant canonnier en dehors de sa surface de réparation en position de dernier défenseur. FC MK a donc évolué en infériorité numérique pendant plus d’une demi heure de jeu, subissant la pression de son adversaire.

    Et à la 72ème minute, New Canon Buromeca a logiquement obtenu un penalty transformé par Mvemba.

    Entré à la place d’Angwenga au milieu de la seconde période, Loka a ramené New Canon Buromeca à deux buts à trois à la 87ème minute. Toutefois, ces deux buts de New Canon Buromeca ont été sans conséquences sur le succès de FC MK qui a engrangé les trois points de la partie.

    Ce succès permet à cette équipe de quitter la cinquième place pour la troisième au classement, avec désormais un total de 33 points en 16 rencontres livrées. New Canon Buromeca régresse de deux cases, de la 7ème à la 9ème place au classement, avec 25 points pour 17 matches joués.


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    Créé le 04 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi  04- 05-2011 |  12h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : KONGOTIMES

     

    imageRichard Beiza Bamuhiga - Colonel de l'armee congolaise

     

    Les services de renseignements congolais, ougandais et rwandais à pieds d’œuvre pour éliminer rapidement le Colonel Richard Beiza Bamuhiga.

    Ca sent le sang dans les couloirs des services à la solde de Joseph Kabila. L’ordre est tombé et formellement : cet officier supérieur de la police qui a osé défier le raïs doit impérativement disparaître comme ce fut le cas de Floribert Chebeya qui détenait des preuves compromettantes sur le président de la RD Congo.

    Le message a circulé sur tous les téléimprimeurs des responsables de renseignements civils et militaires aussi bien au pays que dans nos missions diplomatiques à travers le monde. Ici au Katanga, j’ai pu vérifier l’info auprès de mes sources et c’est du sérieux. Le Colonel Richard Beiza Bamuhiga devient le "WANTED" en RD Congo et Joseph Kabila veut que la machine s’emballe rapidement afin que le résultat lui parvienne dans les brefs délais.

    Etant en exil en Ouganda, nos sources confirment l’arrivée à Kampala d’une délégation d’agents de haut rang. Il s’agit de M. Kibelisa (Administrateur-adjoint chargé des renseignements extérieurs de l’ANR) et de M. Elie Lungumbu (le Killer chargé des sales besognes au sein de l’ANR). Ces deux agents sont dans la capitale ougandaise depuis une semaine afin de mettre au point une équipe d’action en collaboration avec certains diplomates congolais résident à Kampala. L’opération étant classée "Top secret", il n’a pas fallu que les services ougandais soient au parfum autrement ce serait un incident diplomatique. Malheureusement l’info a transpiré et les autorités ougandaises ont réagi en mettant en place un système discret de surveillance humaine et téléphonique du Colonel R. Beiza car elles ont un plan B pour le même dossier. D’après nos sources dans la capitale ougandaise, on soupçonne ce Colonel de détenir des informations compromettantes sur les régimes rwandais et ougandais car il a été le responsable de l’ANR/Bunia en 2002 au moment ou ces deux pays rivalisaient d’ardeur sur le sol congolais dans les dossiers de balkanisation et d’exploitation des richesses du district de l’Ituri. L’opération peut bien être téléguidée de Kinshasa comme de Kigali ou de Kampala où il réside. C’est ainsi qu’il est entré en clandestinité depuis 2 jours.

    Les autorités ougandaises veulent tirer profit de ce dossier car elles savent bien que Joseph Kabila a été blessé dans son amour propre et peut tout accepter en échange de la tête du fameux Colonel R. Beiza. C’est probablement le but de la mission du ministre des Hydrocarbures qui doit arriver à Kampala ce mercredi 04/05 avec un message spécial de Kabila à son homologue et frère ougandais. Ce message concernerait la présence de Kabila aux festivités de l’investiture du président ougandais prévue le 12/05/2011 à condition que Kampala puisse extrader le Colonel R. Beiza vers Kinshasa autrement le raïs ne viendra pas. L’arrivée de Kabila à Kampala reste une priorité pour le régime ougandais qui mise sur son inexpérience en vue de lui faire signer un protocole d’accord d’exploitation commune du pétrole dans le lac Albert. Vous conviendrez avec moi que le dossier du colonel R. Beiza pourrait bien faciliter ces échanges.  J’aurais bien voulu me tromper mais la colère piquée par Kabila, en apprenant qu’un officier supérieur de la police nationale congolaise détient des preuves compromettantes à son égard, a obligé les services sous ses bottes à lui promettre la tête de ce Colonel à n’importe quel prix.

    J’ai pu joindre au téléphone le Colonel Richard Beiza Bamuhiga qui m’a confirmé que malgré la menace qui plane sur lui et toute sa famille, il reste déterminer à aller jusqu’au bout : témoigner sur les crimes commis par Kabila afin que justice soit faite. Il a reçu des coups de fil lui rappelant que son frère le général Floribert Kisembo vient de payer de son nationalisme et que le même sort l’attendait incessamment. Je lui ai toutefois demandé de rester extrêmement prudent car tout le pays attend de lui les preuves qui pourront confondre l’intrus Kabila car son heure va bientôt sonner.

    Je demande à tous combattants de la liberté et au peuple congolais de joindre leurs prières afin que notre frère parvienne à se tirer de l’étau qui le serre et retrouver toute sa liberté pour faire éclater au grand jour la vérité sur les crimes de Joseph Kabila et ses proches.

    Jean MULONGO Mbuyu


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  • 05/05/11--03:48: Remettre de l’ordre
  • Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

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    Ce n’est pas pour la première fois qu’il y a mort d’homme sur le fleuve Congo et ses embouchures. Ce n’est pas pour la première fois non plus qu’il y a mort d’homme sur nos lacs.Ce n’est pas pour la dernière fois non plus que de tels drames vont devoir survenir sur les différents cours d’eau de la République.
    C’est devenu une habitude : la comptabilité macabre est presque tout le temps au rendez-vous sur certaines de nos rivières comme il en est le cas sur nos lacs. En effet, il ne se passe plus un trimestre sans que l’on enregistre, quelque part dans le pays, un naufrage sur ces différents cours d’eau.

    Hier, le lac Kivu a été le théâtre d’un naufrage qui a fauché la vie à une centaine de personnes. Aujourd’hui, c’est la rivière Kasaï qui est de nouveau frappée par un mauvais sort comme si elle était poursuivie par le signe indien.

    En attendant d’avoir le nombre exact de personnes qui se trouvaient à bord de la baleinière qui voguait sur la rivière Kasaï, à une centaine de km de Tshikapa, ainsi que de morts, ce nouveau drame qui s’ajoute aux précédents –dans des circonstances presque similaires – doit interpeller les autorités nationales pour qu’elles puissent, cette fois-ci, prendre des mesures efficaces face à une problématique qui semble les dépasser.

    Dans tous les cas, lorsqu’on regarde la manière dont le secteur de la navigation fluviale et lacustre est géré, il n’est pas nécessaire d’être devin pour constater que l’on se trouve en plein dans un bordel qui a dépassé le seuil du supportable.

    Le gouvernement de la République a révoqué la ministre des Transports et Voies de communication. C’est bien d’avoir agi ainsi. Surtout lorsqu’on sait que – le porte-parole du gouvernement l’a si bien souligné – « ces catastrophes sont causées non seulement par des éléments naturels mais aussi par la négligence, l’inconscience et l’incompétence de certains agents publics et privés intervenant dans le secteur de la navigation dans notre pays ». Mais, cela ne suffit pas. Il faut s’attaquer avec des « armes » bien appropriées et avec beaucoup d’efficacité à un mal qui est beaucoup plus profond qu’on ne le pense.

    Pas question donc de s’attaquer aux épiphénomènes. Il y a lieu de prendre le mal à bras-le-corps si l’on tient à engager ce secteur dans une nouvelle ère qui aura alors tordu le cou à tout ce qui en a fait jusque là le décor, à savoir les vraies causes de la situation que les uns et les autres déplorent à l’instar de deux derniers naufrages du lac Kivu et de la rivière Kasaï.

    La question que l’on doit se poser aujourd’hui est celle de savoir si les choses vont effectivement changer dans le bon sens. Rien, dans tous les cas, ne semble indiquer que les surcharges, la vétusté des embarcations et surtout le mauvais état des voies navigables dans le réseau hydrographique du Congo par manque de dragage et de feux de balisage vont disparaître comme par un coup de baguette magique.

    « Cela nous colle tellement à la peau que la modernisation du secteur de la navigation fluviale et lacustre exige un nouvel ordre », fait remarquer un expert en la matière qui regrette le fait que l’Etat ne contrôle plus ce secteur. Etat ne contrôle plus ce secteur.


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

     

    Le Sénat a approuvé, moyennant amendements, le rapport de la Commission socio-culturelle relatif à l’examen de la proposition de loi portant orientation, organisation et promotion des activités physiques et sportives en RDC. C’était au cours de la plénière d’hier mercredi 4 mai.

    Le rapport de la Commission socio-culturelle du Sénat relatif à l’examen de la proposition de loi portant orientation, organisation et promotion des activités physiques et sportives en RDC, a été approuvé, moyennant amendements, par les élus des élus réunis, le mercredi 4 mai, au Palais du peuple.

    Après lecture du rapport, le président du Sénat, Kengo wa Dondo, a ouvert le débat afin de permettre aux sénateurs d’exprimer leurs points de vue. C’est ainsi que le sénateur Ekombe a fait des remarques de forme et de fond, notamment sur la définition éparpillée des concepts. Il a insisté aussi sur le fait que l’Etat ne devrait pas s’ingérer dans la gestion des organes sportifs sous tutelles.

    De son côté le sénateur Siluvangi s’est déclaré contre la publicité d’alcool dans les installations sportives. Avant d’évoquer le problème de la drogue qu’il a comparé chez nous aux pratiques fétichistes.

    Le sénateur Henri-Thomas Lokondo s’est prononcé contre l’interventionnisme de l’Etat dans le secteur sportif qu’il a qualifié de très important, stratégique, lieu de réconciliation. Pour lui, il faut que l’Etat joue son rôle de régulateur et pas d’organisateur des sports en RDC. Il a demandé pourquoi cette loi ne parle pas des loisirs et se limite uniquement aux activités sportives alors que le ministère a la charge des sports et loisirs.

    DES PREOCCUPATIONS

    D’autres sénateurs se sont prononcés de la même manière. C’est le cas de Ramazani Baya qui a fait des remarques portant sur la syntaxe de certaines phrases, tandis que le sénateur Mongulu a signalé que des matières relevant du règlement ne devraient pas figurer dans cette loi.

    En réponse à toutes ces préoccupations, la présidente de la Commission, Eve Bazaïba, a déclaré que la commission fait sienne toutes les remarques et tâchera de toiletter le texte.

    L’économie du texte rappelle que les activités physiques et sportives occupent une place de choix dans le développement des nations de par leurs fonctions éducatives, culturelles, économiques, politiques et sociales. En RDC, ces activités ont longtemps été considérées comme de simples divertissements de la population et de l’occupation de la jeunesse, plutôt qu’un vecteur de cristallisation de la conscience, de l’unité nationale ainsi que du développement socioéconomique.

    La présente loi engage donc une réforme audacieuse dans le secteur des activités physiques et sportives tant en vue de leur promotion efficiente que pour assainissement des mœurs. Elle introduit ainsi des innovations profondes de nouvelles structures sportives, notamment : Conseil national des activités physiques et sportives ; Comité national de la recherche et de la technologie en activités physiques et sportives ; Régie de gestion des installations sportives ; Académie des sports ; Institut national des sports ; Centre national de médecine du sport ; Comité national de prévention et de lutte contre la violence dans le sport ; Comité national antidopage ; Fonds national pour la promotion du sport ; Musée national des sports ; Commission nationale d’arbitrage des litiges sportifs.

    Auparavant, le sénateur Nkole avait informé la plénière du naufrage d’une baleinière sur la rivière Kasaï avec à son bord quelque quatre cents personnes et a causé plusieurs disparus. Il a sollicité du Sénat qu’une délégation soit dépêchée sur place. A la place, le président du Sénat a préféré saisir le gouvernement comme d’habitude.


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : SYFIAGRANDSLACS

     

    Jérôme Bokele BondengeJérôme Bokele Bondenge

    Pour la première fois en RD Congo, un pygmée siège comme député provincial. Premier suppléant aux élections de 2006, il succède au député décédé depuis le 19 mars. Ce qui ne plaît pas à tout le monde. Il souhaite pouvoir aider les gens de son ethnie qui reste marginalisée.

    «C’est une grande surprise pour moi. Je ne m’y attendais absolument pas !», s’exclame Jérôme Bokele Bondenge. Il reconnaît qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit qu’il siégerait un jour à l’assemblée provinciale de sa province, l’Equateur. Il était, pourtant, le premier sur la liste des suppléants du député José Bankita, décédé en début d’année. Comme prévoit la loi électorale, c’est lui qui devait lui succéder. Son mandat a fini par être validé le 19 mars, après quelques tergiversations, certains voulant faire passer le deuxième suppléant, un non Pygmée. «Je suis content d’être là. Je crois que cela vient de Dieu», affirme-t-il.

    Ce pygmée de 44 ans, marié et père d’un garçon de 17 ans, était il y a quelques années encore, directeur adjoint d’une école primaire dans le territoire d’Ingende. C’est à son arrivée à Mbandaka, chef-lieu de l’Equateur, qu’il avait été désigné, peu avant les élections de 2006, premier suppléant de José Bankita, député élu d’Ingende. Ce territoire situé à environ 100 km de Mbandaka est habité à près de 70 % par des populations pygmées. Déjà à l’époque, c’était une surprise pour lui. «Il ne me connaissait même pas. Je ne sais pas ce qui a déterminé son choix sur ma personne !»

    DEFENSEUR DE SA COMMUNAUTE

    Son parcours y est sans doute pour beaucoup. Comme tout enfant pygmée, il dit avoir grandi dans des conditions très difficiles. «J’ai obtenu mon diplôme d’Etat (baccalauréat, Ndlr) en pédagogie générale à 27 ans», dit-il. A cet âge, beaucoup ont certes fini leurs études universitaires. Mais pour un jeune issu de cette minorité ethnique considérée comme «premiers habitants» du pays mais longtemps restée marginalisée, avoir franchi cette étape scolaire était un exploit. Après son diplôme, il travaille d’abord comme pointeur dans une société d’exploitation forestière. Il embrasse ensuite la carrière enseignante, jusqu’à assumer les fonctions de directeur d’école…

    «J’avais envie de faire la politique mais avec quels moyens ? Cela m’est arrivé par hasard», avoue-t-il très modestement. C’est pour cette raison, dit-il, qu’il parle d’intervention divine. Maintenant, son plus grand souci est d’aider les membres de sa communauté. «S’il m’était donné à le faire, je commencerai par promouvoir la scolarisation de nos enfants, assurer leurs soins médicaux en construisant des hôpitaux et créer des emplois pour eux», affirme-t-il.

    Mais il doit pour le moment apprendre à jouer son rôle de député, qui consiste à voter des lois et à contrôler les actions du gouvernement provincial. Et là, il y a du travail, du moins pour le reste de temps de la législature en cours (moins d’un an). Les pygmées qui vivent dans la forêt se sentent, en effet, menacés par l’exploitation forestière. «Il faut que l’on pense à nous qui ne vivons que de la cueillette, de la chasse, de la récolte des chenilles et du miel…», prévient-il déjà.

    IL VEUT ALLER LOIN

    Quand de grosses entreprises signent des contrats d’exploitation forestière avec le gouvernement, Jérôme demande qu’une alternative soit trouvée pour les pygmées qui vivent de la forêt. Il attache aussi une importance capitale à l’éducation. Il veut des écoles avec internats, réfectoires et cantines «où nos enfants peuvent trouver de quoi manger», et puis du travail. Il dénonce en même temps l’absence d’impact sur la vie des pygmées, des programmes soutenus par des fonds de la communauté internationale pour préserver les écosystèmes et créer de nouvelles aires protégées dans leur milieu de vie.

    A l’assemblée provinciale, Jérôme Bokele avoue que certains de ses collègues ont du mal à l’accepter parmi eux. Ce qui explique, dit-il, les manœuvres orchestrées pour empêcher la validation de son mandat. «On traite d’égal à égal, mais il existe toujours une discrimination de la part des députés de certaines ethnies», déplore-t-il. Qu’à cela ne tienne, il veut poursuivre sa nouvelle carrière. Il entend pour cela, se présenter à la prochaine députation provinciale et pourquoi pas, dit-il, à la législative de 2016. «Que Dieu protège ceux qui me soutiennent dans l’exercice de mes fonctions», lance-t-il, en guise de prière.

    SYFIA GRANDS LACS


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LA PROSPERITE

     

    Illégalement’’ destitué, selon lui, le Secrétaire Général du MLC, l’Honorable François Muamba Tshishimbi a brisé le silence hier, mercredi 4 mai 2011, après, dit-il, mûre réflexion. Cadre choisi, Sultani Hôtel situé dans la commune de la Gombe. Devant les professionnels des médias, quelques cadres du MLC ainsi qu’une brochette de personnalités de l’opposition, l’élu de Kabeya Kamwanga a indiqué que les actes posés par ses camarades à son endroit, violent les textes fondamentaux qui régissent le MLC. Partant, ils ne peuvent être cautionnés. Aussi, a-t-il résolu, de porter l’affaire devant le TGI/Gombe, enrôlée sous le Numéro RC 105064, pour faire constater la nullité de cette décision illégale et celle d’autres actes posés dans la foulée.

     

    Mais, en attendant la conclusion de la justice, l’Honorable Muamba demande aux institutions de la République, à la classe politique, aux Partenaires tant nationaux qu’internationaux, et ensuite, aux structures centrales et fédérales ainsi qu’aux cadres et Militants du MLC, de prendre acte de la procédure judiciaire ainsi engagée, dont le corollaire est que les textes qui régissent le MLC restent d’application. En clair, Muamba François reste en place et, en vertu des articles 46 et 48 des statuts, demeure le seul à engager le Parti et assume la présidence intérimaire du MLC. Par ailleurs, en rapport avec le mémo des 23 élus du MLC, le SG Muamba annonce la tenue, dans les prochains jours, du Congrès du MLC avec, entre autres objectifs, la réconciliation du MLC avec ses fils éparpillés.

     

     

    Ci-dessous, l’intégralité de son discours aux accents révélateurs de plusieurs rebondissements, dans l’affaire qui l’opposerait à Thomas Luhaka et consorts. Mouvement de la Libération du Congo «MLC» Conférence de Presse du Secrétaire Général Président Ad Intérim du MLC Mesdames et Messieurs, C’est une litote que d’affirmer que le MLC, cette belle machine politique que notre peuple a porté sur les fonts baptismaux depuis 2006, en tant que deuxième Force politique du pays est aujourd’hui, en proie à une crise d’une ampleur jamais égalée auparavant. Cette situation trempe certainement ses racines dans les convulsions politiques consécutives à l’atterrissage, pour le moins mouvementé, du processus électoral de 2006 et à l’éloignement de la scène politique du Président national du Parti, le Sénateur Jean-Pierre Bemba, aujourd’hui détenu à la Haye.

     

     

    Par ailleurs, dans le développement de cette crise qui prenait de plus en plus d’ampleur avec le temps, l’opinion se souviendra, notamment , de la perte par l’opposition, d’un levier de combat politique aussi important que la désignation de son porte-parole, conformément à la loi. La cause de cette défaillance, il faut le dire, est entièrement imputable à l’absence de confiance qui minait déjà le sommet de la Direction politique du MLC. Mais, ces derniers jours, deux faits majeurs sont venus accélérer cette crise qui couvait ainsi depuis pratiquement quatre ans. Il s’agit d’abord de l’initiative prise par vingt-trois Elus Nationaux du MLC, d’adresser en date du 30 mars 2011, un Mémorandum interpellant la Direction du Parti. En résumé, ces hauts cadres sollicitaient, en cette veille des échéances électorales, la convocation du deuxième congrès du MLC, en vue de placer le Parti en ordre de bataille et de désigner ses candidats à tous les niveaux, y compris à l’élection présidentielle.

     

     

    Il s’agit ensuite de l’initiative précitée de certains collègues, Membres Fondateurs du Parti qui, au lieu d’adhérer à cette démarche somme toute salutaire ont, en date du 18 avril dernier, opéré une fuite en avant en prétendant procéder, en toute illégalité, à la destitution du Secrétaire Général du Parti, et par voie de conséquence, ont voulu chambarder les structures du MLC. Mesdames et Messieurs, Je voudrais d’emblée indiquer à l’opinion tant nationale qu’internationale, que les actes posés par ces hauts cadres du Parti sont graves et intolérables, car ils violent les textes fondamentaux qui régissent le MLC. Ils ne peuvent donc être cautionnés, et c’est la raison pour laquelle après mûre réflexion, je me suis, malgré moi, résolu depuis quarante-huit heures, avec l’appui de sept autres collègues membres du collège des Fondateurs du MLC, de porter cette triste affaire devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, enrôlée sous le Numéro RC 105064, pour faire constater la nullité de cette décision illégale et celle d’autres actes posés dans la foulée.

     

    En conséquence, je voudrais demander, d’abord aux institutions de la République, à la classe politique, aux Partenaires tant nationaux qu’internationaux, et ensuite, aux structures centrales et fédérales du MLC, aux cadres et Militants du Parti, de prendre acte de la procédure judiciaire ainsi engagée, dont le corollaire est que les textes qui régissent le MLC restent d’application jusqu’à la conclusion de cette action en justice. En substance, et en conformité avec les articles 46 et 48 des statuts du MLC, la seule personne habilitée à engager le Parti demeure le Secrétaire Général que je suis. En effet, l’article 46 dispose que « En cas d’empêchement du Président, ses fonctions sont exercées par le Secrétaire Général. Le Président peut déléguer une partie de ses compétences à ce dernier», tandis que l’article 48 stipule que «le Secrétaire Général a pour mission, entre autres, d’assurer l’intérim du Président National en cas d’empêchement». Ces dispositions sont donc de rigueur et opposables à tous.

     

    Mesdames et Messieurs S’agissant de ma réaction attendue de mes collègues à leur Mémorandum du 30 mars 2011, je voudrais pouvoir leur dire que je partage totalement leurs préoccupations. Aussi, prenant la mesure du temps et de l’urgence, j’annonce ma volonté de convoquer dans les tout prochains jours, un congrès ordinaire, dans les formes requises par les textes qui régissent notre parti, de manière à soumettre entre autres, aux débats et délibérations des congressistes, les différents points pertinents soulevés dans le Mémorandum. Ces importantes assises seront aussi une occasion pour notre cher parti, outre de désigner les candidats qui vont porter ses couleurs à tous les niveaux des compétitions électorales annoncées pour se tenir de 2011 à 2003, de dresser également son bilan des cinq dernières années, tant au regard de son projet de société que de ses structures.

     

     

    Il s’agira également d’évaluer l’action du Parti, face aux attentes et autres aspirations du peuple congolais, qui sont sa finalité et sa véritable raison d’être. Mesdames et Messieurs De l’accord de Lusaka de 1999 aux élections générales de 2006, en passant par le Dialogue inter- congolais de Sun- City et la transition politique, le MLC a, d’une manière pérenne, été une Force motrice qui a contribué d’une manière significative à construire la paix, la concorde nationale et la bonne gouvernance, comme mécanismes devant servir au mieux le peuple congolais. Cette posture de notre parti sera maintenue et amplifiée. De même que, pour parvenir à réaliser ses objectifs, le MLC, a toujours prôné par le passé, le rassemblement de Forces positives politiques et civiles, de même, cette fois-ci encore, je pèserai de tout mon poids lors du futur congrès, pour que le MLC réconcilie tout d’abord ses propres enfants, aujourd’hui éparpillés dans différentes structures, sans jamais avoir renié le projet de société qui les avait naguère mis ensemble.

     

     

    Il s’agira également d’amener le Parti à s’ouvrir davantage aux ressources humaines nouvelles, gage de l’enrichissement de ses idées et de son action. Je pense en particulier à tous ces compatriotes formés, puis abandonnés à eux-mêmes qui se nourrissent d’expédients alors même que leurs familles ont enduré d’énormes sacrifices pour les faire parvenir à la connaissance. Je pense à nos concitoyens condamnés a vivre dans la diaspora, loin de terre qui les a vus naître, terre qui s’avère incapable de les faire travailler, afin qu’ils puissent vivre du fruit de leur labeur et chez eux. Quant aux Forces de progrès déjà constituées, je demanderai aux miens de les convier à se regrouper dans une plateforme politique. C’est dans ce format et dans ce format seulement que nous tous qui avons en partage une certaine idée de la République Démocratique du Congo, serons à même de faire à notre peuple le don d’un réel changement, qui soit porteur de ce qu’il est convenu d’appeler le bonheur.

     

     

    Mesdames et Messieurs, Je ne puis clore ce propos sans dire un mot sur le calendrier électoral que la CENI vient de rendre public. Bien entendu, solidaire de l’ensemble de l’opposition politique, le MLC est partie prenante à la position que toute l’opposition étudie va publier dans les heures qui viennent. Toutes fois, laissez-moi me réjouir d’ores est déjà de constater que les revendications substantielles émises par l’opposition lors des consultations conduites par les président de la CENI ont été prises en compte ; à savoir le maintien du couplage de l’élection présidentielle et des élections législatives d’une part et, d’autre part, le respect des délais constitutionnels. Mesdames et Messieurs, Je vous remercie et me tiens à votre disposition pour répondre à des questions éventuelles. Fait à Kinshasa, le 4 mai 2011 François Muamba Tshishimbi Député National Crise persistante au MLC François Muamba : « Je ne fais pas partie de ceux qui abandonnent ! » Secrétaire Général et Président Ad Intérim du MLC, François Muamba Tshishimbi s’est montré hier, à l’issue d’un point de presse tenu à l’Hôtel Sultani, déterminé à aller jusqu’au bout pour le triomphe des textes.

     

    Destitué illégalement de ses fonctions de secrétaire général, François Muamba vient d’ouvrir un dossier en justice contre cette décision. Enrôlée sous le Numéro RC 105064, cette affaire ne vise autres choses que de faire constater la nullité de cette décision illégale et celle d’autres actes posés dans la foulée. François Muamba s’est dit ne pas être prêt à quitter son parti. Il est plutôt prêt à battre campagne pour Jean-Pierre Bemba si la justice internationale venait à le libérer. Ci-dessous le jeu de questions- réponses : Question : On vous accuse d’être l’auteur intellectuel du mémo des 23 élus. Qu’en dites-vous ? François Muamba : Ce serait irresponsable même, de pouvoir affirmer ici que je ne savais pas ce que les collègues étaient en train de se poser comme question et ce qu’ils étaient en train d’imaginer, comme mode opératoire pour nous amener nous tous à cette réflexion nécessaire qui consiste à un moment donné à se remettre en cause pour répondre aux exigences d’ensemble.

     

     

    Je le savais ! J’ai pris le temps, vous l’avez constaté, je me suis tût pendant plusieurs semaines et je pense qu’avec la quintessence de ma communication, vous pouvez trouver la réponse la mieux adaptée à cette démarche. Nous allons maintenant aller très vite à l’organisation du congrès qui va pouvoir être le moment de nous remettre effectivement en cause, en prenant en considération un certain nombre de revendications posées par les uns et les autres. Nous avons dit que nous n’étions pas là simplement pour régler le problème présent, mais nous étions là surtout pour construire l’avenir parce que le peuple pour lequel nous nous sommes engagés nous attend. Le Congo va mal, et comme nous sommes dans une perspective électorale, et donc par conséquent il y a une opportunité pour le peuple de se trouver des dirigeants qui sont à même de se sentir concernés par les changements à apporter.

     

    On va surtout au congrès pour marquer un grand moment de la définition d’une direction, d’une vision et de la mise en mouvement des ressources humaines. Voila notre agenda pour les jours à venir. Question : Pensez-vous continuer et être en mesure de diriger un parti avec beaucoup de conflits ? François Muamba : J’ai eu à gérer les problèmes depuis les trente années de ma vie politique. J’ai démarré en 1980. Beaucoup le savent. A partir de ma propre famille déjà, avec des solutions aux problèmes des enfants. Je suis passé par l’UDPS Benelux, chez le Maréchal Mobutu et aujourd’hui au MLC, j’ai toujours été celui qui considère que pour devenir le plus grand il faut être celui qui, en se sauvant, sauve tous les autres. Lorsqu’on parle de la politique, beaucoup considèrent que c’est un business, c’est une affaire, à la limite où ils ont eux, seuls, le droit d’être heureux, puisqu’ils sont plus heureux que les autres, alors ils peuvent distribuer un peu et si d’aventure ils étaient malheureux, ils décrètent que tous les autres doivent être nécessairement plus malheureux qu’eux.

     

    Je n’ai pas des leçons à recevoir de ce point de vue là. J’ai ma conscience pour moi, je ne considère pas ce qui arrive au MLC comme une question de trahison. Qui aurait trahi qui ? Je considère simplement que c’est un problème d’intérêt et de culture. Il y a ceux qui associent aux intérêts matériels une dimension morale et d’éthique, Il y en a d’autres pour qui c’est une sorte de jungle, tous les coups sont permis. Voila ma réponse, elle est indirecte mais qui signifie simplement ceci que la confiance est une chose qui se construit. Ce que je suis en train de faire ici c’est reconstruire une partie de cette confiance, et donc je ne fais pas partie de gens qui abandonnent, je vais poursuivre. La naïveté ? Oui, on a toujours été quelque part naïf, lorsqu’on croit que tout le monde est pour soi. Ma satisfaction est qu’aujourd’hui, si vous regardez dans la salle, Muamba n’est en fait pas seul, c’est un combat que nous avons démarré il y a 12 ans.

     

    Qu’il puisse bien survivre pour les uns et les autres, le MLC peut compter sur moi, pour qu’il vive à jamais. Question : la lettre de Bemba précise bien les choses. Pourquoi vous vous accrochez et tenez à aller en justice? François Muamba : Je ne fais pas partie de ceux qui abandonnent, je ne suis pas prêt à quitter le MLC, parce que je vous informe que les statuts du MLC ont été écrits par deux personnes, à savoir François Muamba et Olivier Kamitatu. M’accrocher ? Je ne cherche pas de solution individuelle. En allant en justice, je constate qu’à l’interne il n’y a pas de compromis. Ceci fait partie des dispositifs des statuts. Question ; Que feriez-vous si la justice vous déboutait ? François Muamba : J’en prendrais acte et si c’est les autres, ils prendraient non seulement acte mais ils en tireront aussi les conséquences. Une transcription de Nicole Lidimbo

    La Pros.  


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  • 05/05/11--04:19: Muamba-Bemba: dos-à-dos !
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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LA PROSPERITE

    La chaîne incassable s’est, finalement, cassée. La relation de haute facture a volé en éclats. La tension autrefois latente est remontée à la surface. On en est là, à un nouveau feuilleton. Entre Muamba et Bemba, c’est le « je t’aime, moi non plus ». L’heure est au divorce. L’heure est à la confusion. L’heure est, enfin, à la justice de trancher. Ce qui n’était jusque-là qu’une petite fente

    , a fini par déchirer toute la veste de confiance laborieusement tissée, depuis du temps de l’enfance. Muamba-Bemba, qui l’aurait crû ? Qui de ceux qui remuent ciel et terre aujourd’hui auraient imaginé d’avance que les deux hommes, deux amis et deux compagnons de lutte qui se juraient mutuellement la fidélité jusqu’au sacrifice suprême, pouvaient se séparer, dans des conditions, si pâles.

     

    Etonnant de tout même ne serait-il pas d’assister à des scènes propres à un combat des fauves, là où le sérieux des prochaines élections recommanderait plutôt le règne de l’embellie et de la convivialité ! Oh mort ! Ton aiguillon a-t-il décidé d’en découdre avec le Mlc ? Toute la question est là, au regard des échanges épistolaires des lettres, des envolées oratoires sur des chaînes de télévisions, des écrits dans les journaux, des exercices des biceps qui se profilent déjà à l’horizon, lors du prochain congrès, quand bien même son leadership et son organisation font encore l’objet de la controverse. Depuis la Haye, Bemba n’aurait-il pas demandé à Luhaka Losendjola de s’en occuper, pour lister toutes les candidatures des membres du parti aux imminentes empoignades électorales.

     

     

    Hier, à Sultani, Muamba n’a-t-il pas dit, lui aussi, qu’il restait aux commandes du même parti, en ses doubles titres et fonctions de Secrétaire Général et de Membre du Collège des Fondateurs ? Voilà, un parti, deux discordances, deux sons de cloche, deux centres d’ordonnancement de ses échéanciers politiques. Une histoire qui, la nuit ou le jour, pourrait pousser inexorablement des nombreux militants, à ramper ailleurs, même alors, sous les pieds de Tshisekedi, au cas où ce conflit politico-juridique n’était pas refermé, à l’amiable. A ce stade, la plaie est béante. Elle a besoin d’un médecin d’urgence. Maints analystes estiment, en effet, que rien n’est perdu. Pour autant que les deux hommes peuvent se ressaisir. Et qu’ils peuvent s’assagir, pour un renouveau, dans ces relations inutilement tumultueuses. Il suffit d’une volonté politique, pour en sortir. A l’opposé, c’est le Mlc qui mourra de sa plus belle mort, soutient-on, dans plusieurs salons ouatés, à Kinshasa.

     

    Qui de Bemba et Muamba est plus imbu que l’autre ? Les souches tribales de l’un et de l’autre ne sauraient peut-être pas jouer en faveur d’une conciliation. Muamba, en bon Kasaïen, de Kabeya Kamwanga, en plus, accepterait-il qu’il soit si humilié, pour revenir, la queue dans les pattes, vers Bemba ? Lui, Muamba qui dit vouloir saisir la justice, peut-il reculer ? Bemba, Equatorien, conscient de ce qu’il aurait pu faire, s’il était libre, tolérerait-il que Muamba aille en justice contre le Mlc, le parti pour lequel il aura tout donné, jusqu’à faire les frais d’une guerre, dans la capitale, au lendemain des élections 2006 ? Décidément, les convergences paraissent minimes alors que les dissemblances sont multiples. Pourquoi ces regards croisés ? Bemba-Muamba, jusqu’où irez-vous, dans cet élan de discorde ? Pour gagner quoi ?

    Marcel Ngoyi 


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : L'AVENIR

     

    Dans la commune de Bandalungwa, les arrêts de bus sont de plus en plus transformés en véritables lieux de vol. Certains inciviques, chômeurs pour la plupart, y voient une place appropriée où passer leurs journées, provoquant ainsi l’insécurité dans divers arrêts de bus. C’est le cas à l’arrêt Moulaert dans la commune de Bandalungwa où des soit disant chargeurs sont devenus eux-mêmes des redoutables maitres en vol, sinon des facilitateurs.

    En tout cas, tout reste à croire que toutes leurs opérations sont bien programmées. Car, très souvent, ce sont ces mêmes chargeurs qui provoquent des incompréhensions avec les receveurs des taxis pour que dans ces désordres des enfants de la rue communément appelés « Shegués » arrivent à ravir des biens des passagers. La population de cette partie de la capitale, se pose, non sans intérêt, la question de savoir si les éléments de la Police sur place font véritablement leur travail de sécuriser la population. Ce, au regard de cette situation qui devient comme une chose normale.

    Il revient donc à l’autorité urbaine de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour en finir avec cette insécurité. En ce sens, il faudra notamment que l’association des chauffeurs du Congo (ACCO) identifient tous les chargeurs pour permettre une bonne sécurisation dans des tous les arrêts de bus.

    Judith Mabata, Stagiaire Ifasic


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LE POTENTIEL

     

    Le Centre culturel « Le Zoo » a servi de cadre à l'ouverture de la manifestation culturelle du 3 mai avec la projection de la fiction de Balufu Bakupa Le Damier en présence du réalisateur.
    La première édition de la rencontre dédiée au 7e art connaît la participation de nombreux réalisateurs de Kinshasa et des dix autres provinces du pays. Fictions, documentaires, courts et long métrages sont inscrits dans la programmation des projections à travers les neufs sites de la capitale.

    À la suite de la projection initiale de la Sefico du mardi sont intervenues sept autres hier. Programmées en deux temps, en matinée et dans l'après-midi, elles ont permis la découverte de Trauma, La vertu, Les victimes d'amour et Attention aux épines, réalisations respectives de Charles Mugisho, Guy Bomanyama, Edouard Basubi et Mpanga Bwanaentre, entre onze et treize heures. Et, de quatorze à seize heures, Forgotten Gold de Pululu Makela, L'autre moi de Ronnie Kabuika et Le temps de Bernard Ngiangi grâce auxquels les cinéphiles ont pu se rendre compte du travail abattu localement par les cinéastes de la RDC.

    La journée d'hier avait débuté avec une conférence et un atelier avant les projections. La première rencontre qui s'était tenue à l'ambassade de Russie avait porté sur « Le film congolais : états des lieux de 1960 à nos jours ». Elle avait été animée conjointement par cinq orateurs dont Léon de Saint Moulin, Lumenganeso et Hemedi Mwana Mboyo. La seconde, organisée à l'Institut national des arts, avait eu pour thème « Entre casting et tournage : bataille du terrain ».

    Quatre films sont annoncés aujourd'hui. Allo Sita de Michée Sunzu et Wema Kwa Mpupavu d'Edo Kapangala sont les deux projections prévues en matinée et l'après-midi est réservée à 86 400 de Patrick Kuba, Les quartiers oubliés de Sangi Valéry et Muswamba de Guy Kabeya.

    La dernière conférence sur « La problématique du film congolais : créations et marchés » prévue aujourd'hui dans la salle de conférences de l'ambassade de Russie sera animée par le réalisateur de la diaspora de Balufu Bakupa Kanyinda. Monique Phoba, Djo Munga et Michel Kibushi aussi attendus n'ont pas pu répondre à l'invitation de la Sefico. L'Académie des Beaux-Arts abritera l'atelier autour « De l'écriture cinématographique à la création d'un film » qu'animeront le professeur Matumweni Makwala, Wamushala Kamba, Pasi Samba, Nzuzi Ngoy et Bashiya Victoire.

    La synthèse des travaux en conférences et en ateliers est prévue pour demain dans la salle du Zoo. En soirée, à partir de 18h30, les cinéphiles assisteront à des projections en plein air précisément, aux terrains municipaux de Bandalungwa et de Masina, à l'université de Kinshasa et à l'Université pédagogique nationale. La clôture de la Sefico interviendra le 7 mai à la place de la Gare. La manifestation sera agrémentée par l'orchestre de l'Institut national des arts

    Nioni Masela


    Photo : Un extrait du film Le Damier.


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

     

    L'ONG constate que les personnalités mises en cause vivent dans l'opulence alors que la population croupit dans la pauvreté totale.
    Le communiqué de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licico), arrivé à la presse, s'est inspiré du rapport de la Cour des comptes du mois de février sur le contrôle des finances des provinces pour les exercices 2009 et 2010.

    Les gouverneurs et les députés provinciaux, souligne l'ONG, s'activent avant tout pour leurs émoluments au détriment des investissements dans des projets à impact sur la lutte contre la pauvreté. À la faveur de ce rapport de la Cour des comptes, le président de la Licoco, Ernest Mpararo, soutient que les gouverneurs et les députés élus se partagent tout l'argent alors que la population demeure dans une pauvreté totale.

    Le communiqué de la Licoco renseigne que les émoluments d'un gouverneur de province s'élèvent à 11 241 dollars américains. Aussi, vu la crise observée à travers le pays, le président de cette ONG, Ernest Mpararo, proposerait plutôt mille dollars.

    À coté des spécificités dans la gestion de chaque province par ses élus, la Licoco a formulé des remarques générales relatives à toutes ces entités. D'après l'ONG, les rapports d'exécution ou les redditions des comptes produits comportent parfois des informations incomplètes, en violation de l'article 45 de la loi financière. La Licoco révèle qu'aucune province n'a produit d'édit de règlement au sens de l'article 44 de la loi indiquée. Elle décrie aussi le manque d'uniformité dans la présentation des budgets ainsi que la présence des comptes non signalés dans le rapport d'exécution du budget. Et ce, contrairement aux dispositions des articles 16 à 19 de la loi financière concernant les ressources et les charges de l'État, des provinces et entités territoriales décentralisées (ETD).

    L'ONG note à l'actif de certaines provinces une forte dépendance des dotations du gouvernement central ainsi que la controverse entre l'exécutif central et les provinces au sujet de la détermination des fonds de rétrocession. Elle fait également remarquer l'absence, au niveau de toutes les provinces, de l'édit déterminant le mécanisme de répartition des ressources entre ETD, en violation de l'article 116 de la loi sus-évoquée. Pour la Licoco, les comptes des dépenses enregistrent des dépassements de consommation des crédits alors que « l'engagement des dépenses doit s'effectuer à concurrence du montant et pour l'objet des crédits ouverts qui sont limitatifs ».

    L'association épingle ensuite l'absence des pièces justificatives. Cette situation a empêché la cour de vérifier la légalité et la régularité de certaines dépenses ainsi que les fortes disparités des barèmes des rémunérations des membres des assemblées et exécutifs provinciaux, etc.

    À la lumière de ce constat, la Licoco note, en définitive, que les gouverneurs et députés provinciaux s'attribuent beaucoup d'avantages sans réellement s'investir dans la lutte contre la pauvreté. « Ces gens appliquent à la lettre les pratiques du gouvernement central dont les animateurs des institutions politiques (présidence, gouvernement, Assemblée nationale et Sénat) se partagent au moins 60% du budget national », note l'ONG. À de cette situation, les autres catégories socioprofessionnelles, selon son analyse, vivent dans une pauvreté totale alors que les animateurs des institutions se prélassent dans l'abondance, source des inégalités sociales.

    Lucien Dianzenza

    Photo : le président de la Licoco, Ertnest Mpararo.


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LES DEPECHES DE BRAZAVILLE

    Le latéral droit s'est séparé d'Espérance de Tunis avant terme. Et WAC du Maroc saute sur l'occasion pour demander la disqualification de Mazembe.
    La Confédération africaine de football a pris la décision de suspendre le latéral droit Janvier Besala Bokungu de Mazembe à titre préventif. La sanction court depuis le 21 avril, indique le site web de la Radio Okapi. Il lui serait reproché d'avoir résilié son contrat de manière unilatérale avec le l'Espérance de Tunis.

    Arrivé dans la capitale tunisienne en juin 2007 en provenance du TP Mazembe, Janvier Besala Bokungu devrait continuer à évoluer avec les Espérantistes jusqu'en juin 2011. Mais, l'ancien joueur de Virunga de Goma (Nord-Kivu) a plié bagages avant l'échéance pour réintégrer l'équipe des Corbeaux à Lubumbashi. Ainsi a-t-il disputé les seizièmes de finale aller et retour de la Ligue des champions d'Afrique lors du match entre Mazembe et Simba de la Tanzanie.

    Parallèlement à cette affaire, le Wydad Athletic Club de Casablanca est monté au créneau pour exiger la disqualification de Mazembe pour avoir utilisé un joueur irrégulier, selon le club marocain. L'équipe de la ville portuaire marocaine a battu Mazembe, le 8 mai, à domicile, par un but à zéro, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions d'Afrique. Le match retour aura lieu dans deux semaines, à Lubumbashi.

    Pour le Wydad, le double champion d'Afrique (2009 et 2010) a triché. Mais, la réplique de Mazembe ne s'est pas fait attendre. Frédéric Kitengie Kikumba, manager du club de Lubumbashi, décline toute responsabilité de Mazembe dans cette affaire. Et la presse tunisienne a mal relayé l'information, estime-t-il. «Besala, a-t-il martelé, a rompu le contrat inique qui le liait à l'Espérance. Mazembe n'a aucun problème pour avoir normalement acquis le joueur».

    Notons toutefois qu'une sorte d'antagonisme semble exister entre Mazembe et le club tunisien et d'autres clubs du Maghreb depuis la victoire des Corbeaux en finale de la Ligue des champions en 2010 ; les Espérantistes étaient ridiculisés à Lubumbashi (5-0), avant le match nul de Tunis (1-1). Depuis, la presse nord- africaine ne cesse d'évoquer la corruption, la fraude, etc. La Confédération africaine de football devra donc se prononcer sur cette épineuse question.

    Élie-Pierre



    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 09 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

     

    Les ONG relèvent au moins trente-cinq cas d'attaques directes contre les journalistes dénombrés de janvier à fin avril en RDC.
    À l'occasion de la commémoration de la journée mondiale de la presse, le 3 mai, Journaliste en danger (JED) et Organisation des médias d'Afrique centrale (Omac) ont évoqué la fragilité de la liberté de la presse à quelques mois de grandes échéances électorales.

    Ces organisations non gouvernementales craignent l'aggravation de la situation à l'approche des scrutins. C'est ainsi qu'elles ont lancé un appel au gouvernement à travers le ministère de l'Intérieur et celui de la Communication et Médias. Elles leur ont demandé d'envisager dès à présent des mesures concrètes de sécurisation des professionnels des médias face à la montée de l'intolérance politique et aux interférences de plus en plus fréquentes des services de sécurité dans le travail de la presse.

    Ces associations attendent surtout la mise en place rapide du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication. Leur souhait est que cette institution soit dirigée par des personnes intègres et compétentes pour assurer une bonne régulation de médias pendant cette période électorale. JED a aussi saisi cette occasion pour réitérer son souhait de voir le chef de l'État concrétiser dans les faits sa volonté de protéger et de sécuriser les professionnels des médias. À cet effet, un moratoire sur les emprisonnements des journalistes pour des motifs liés, notamment, à la diffamation mérite d'être décrété. La disposition favoriserait, selon l'ONG, un débat démocratique nécessaire à la tenue des élections réellement libres et transparentes.

    Dans le réquisitoire sur la situation dans le pays, JED a noté au moins trente-cinq cas d'attaques directes dirigées contre des journalistes ou des médias depuis le début de l'année. Soit, une moyenne de deux à trois cas d'atteinte à l'activité des journalistes chaque semaine. Les détails font état d'au moins douze emprisonnements, huit agressions et menaces, neuf censures et six cas de pressions diverses sur les médias. « La plupart de ces atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées à l'intérieur du pays », a précisé l'ONG.

    L'organisation se félicite, par ailleurs, du fait qu'au moment où le monde célèbre cette journée dédiée à la liberté de la presse, aucun journaliste congolais ne croupit en prison à cause de l'exercice de sa fonction. Elle exhorte, néanmoins, les professionnels des médias à plus de prudence et de respect du code d'éthique et de déontologie afin de se mettre à l'abri de toutes surprises désagréables pendant la période électorale.

    Dans cette perspective, L'ONG initie une campagne de sensibilisation sur la sécurité des journalistes, notamment par la distribution, à Kinshasa et en provinces, d'un « Guide pratique du journaliste en période électorale » conçu par Reporters sans Frontières et l'Organisation internationale de la Francophonie. Dans les milieux de cette ONG, l'on croit savoir que le document autant que l'information y afférente aideront les journalistes à aborder et à couvrir la période électorale dans les meilleures conditions possibles de sécurité.

    Lucien Dianzenza

    Photo : des journaux et magazines.


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    Créé le 05 -05-2011 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le jeudi  05- 05-2011 |  21h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : AFRICANEWS

     

    imageBimi OMBALE

     

    Ses proches disaient de lui qu’il était difficile à vivre, d’un caractère irascible, un tantinet prétentieux. A la faveur des incompréhensions après un retour du Gabon, il plaque Zaïko pour fonder l’orchestre Familia Dei.

    Une trace s’efface. Alea iacta est - Le sort en est jeté -, comme il le disait lui-même dans une de ses chansons au cours de à écrire une de ses plus belles pages.

    Voilà qu’aujourd’hui, il a tiré sa révérence. La nouvelle de la mort d’André Bimi Ombale est tombée comme un couperet, le vendredi 29 avril 2009, à 16 heures.

    La peine est indicible, la mort, étape inéluctable, tel cet épervier qui fonce sur sa victime, a de nouveau frappé. Alors que les mélomanes et les musiciens attendaient le programme des obsèques d’un autre artiste Debaba El Chabab, disparu il y a une semaine et dont le corps se trouve encore à la morgue de la Clinique Ngaliema.

    La musique congolaise serait- ­elle poursuivie par un signe indien ? Impuissants face à cette fatalité, nous nous résignons...

    On le savait pris en tenailles par la maladie depuis un moment, déjà qu’au mois d’août 2010, il était hospitalisé à la clinique Ngaliema.

     Peu de temps avant, André Bimi Ombale s’est résolu de tourner une page de sa carrière musicale pour une autre de la chanson de variétés, il s’est tourné vers la fin de 1990, à la musique chrétienne comme on aime le dire en RD-Congo.

    Le temps de la célébration du décès de Maman Poto, on l’a revu interprétant quelques titres, des anciens succès avec Jossart N’yoka Longo.

    Simplement beau à voir. Les nostalgiques s’en étaient retournés! Sa sublime voix sortie au plus profond de son gosier à ceux qui y avaient assisté. 

    A la mi-­juin, il avait fait une autre apparition, la dernière en public lors de la remise des matériels à l’orchestre Zaïko Langa-Langa par le Maire de Brazzaville devant l’Hôtel de Ville de Kinshasa.

    Pour la petite histoire

    André Bimi Ombale est né à Kinshasa en 1954. Originaire de la province de Bandundu, il est Masengele -Inongo. 

    C’est en 1968 qu’il débute son parcours musical au sein d’un petit groupe « Les Zéze »,il restera deux ans dans ce groupe spécialisé dans l’interprétation de la musique pop. 

    Il avait pour équipiers Pierre Nkumu et Mbuta Mashakado avec lesquels il va se retrouver dans Zaïko, il trônait alors à la batterie, avant son incorporation dans Zaïko à la demande de son fondateur DV Moanda.

    Engagé pour être drummer et jouer la musique « pop » en levers de rideaux des concerts, il s’imposera néanmoins par le charme de sa voix comme chanteur.

    De fil en aiguille, il se découvre les talents d’auteur compositeur et les met au service de cet ensemble qui, du coup, commence à se distinguer. 

    Dans sa discographie abondante, on peut épingler les chansons « Mwana Wabi », « Sandra Lina », « Misolina », « Mizou » et « La Blonde ».

     Bimi Ombale est resté 17 ans sans discontinuer dans Zaïko Langa Langa où il a évolué en parfaite harmonie avec N’yoka Longo de 1970 - 1988 au point de devenir complices.

     Ses proches disaient de lui qu’il était difficile à vivre, d’un caractère irascible, un tantinet prétentieux. Mais lui savait ce qu’il valait et ne voulait pas s’en laisser nullement conter.

     A la faveur des incompréhensions après un retour du Gabon, il plaque Zaïko pour fonder l’orchestre Familia Dei avec Ilo Pablo, Lengi Lenga, Jimmy Yaba et Avedila Petit Poisson.

    C’était en 1988. Après avoir passé une année en Europe, le groupe regagne Kinshasa en 1989 et disparaît l’année après.

    Pour ne pas se tourner les pouces, Bimi décide de mettre sur pied son propre orchestre dénommé Basilique Loningisa. Malgré ses capacités intrinsèques et sa voix pure et bien timbrée auxquels s’ajoute un répertoire qui avait bien l’air de plaire, son groupe peine à s’imposer. 

    Il marque un court arrêt puis s’en va en Europe pour tenter une carrière solo. La mayonnaise ne prend pas. Bimi rentre au pays et on le voit prier au Ministère du combat spirituel de Maman Olangi. 

    Il réalise des chansons de louange et d’adoration et s’adresse a un tout autre public. Puis, plus rien. L’éclipse!

    Disparu de la circulation, il n’habitait plus à Matonge, au n° 2 de la rue Buburu, où il avait grandi.

    Pourtant, l’homme vivait tranquillement chez lui, sur les hauteurs de Mont Ngafula où il a fait une crise avant d’être acheminé à la clinique Ngaliema. 

    C’est là où son coeur cessera de battre pour de bon. Pour refermer cette page, remémorons nous ces quelques phrases contenues dans « Etape » d’ldi Mane Max Mongali qu’il interprétait avec brio: « Dansons, oublions car les êtres les plus chers nous quittent vite.

    Le bonheur se noie dans le chagrin et la nuit amène le deuil. Nul lieu, ni recoin ici sur cette terre peut nous être refuge car il faut la quitter, partir, toujours partir. Telle est la loi suprême”.

    (Jean Pierre Eale Ikabe/AfricaNews)


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    Créé le 06-05-2011 à 00h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |  ACTUALITE | RDC | Mis à jour le vendredi 06 - 05-2011 00 h00 | AFRIQUE REDACTION  PAR : UHURU

    Dans notre parution du mardi 2 avril 2011, nous vous annoncions l'inhumation du chanteur Debaba El Shabab à la date de ce mercredi 4 mai 2011. Contre toute attente, il s'est révélé une polémique entre les musiciens chrétiens, d'une part, et dits “mondains “, d'autre part, qui, pour chacune des parties, entendaient honorer à sa manière l'artiste. Raison du report des funérailles à la date sus indiquée.

    Pour les chantres chrétiens, il n'était nullement question que les musiciens dits “ mondains se produisent au lieu des obsèques car, selon eux, Debaba El Shabab qui a renaît avec Christ, ne peut plus être associer - autant de son vivant qu'à l'heure de sa mort - aux cérémonies païennes. Niet, ont rétorqué les musiciens congolais regroupés au sein de l'Union des musiciens congolais, “UMUCO “, qui se sont opposés à la décision.

    Cependant, un compromis a apaisé les esprits grâce au sens élevé de sagesse du président des Eglises de réveil, Albert Kankienza, à l'issue d'une série de prise de langue entretenue, en début de semaine, entre les deux parties.

    La Cathédrale du Centenaire pour des obsèques dignes

    Sur ce point, il sied de noter que le comité d'organisation des obsèques de Debaba El Shabab, chapeauté par le pasteur Neema Sikatenda avec comme adjoint, Glaise Bula, président intérimaire de l'UMUCO, a convenu sur le programme des obsèques. Après la levée du corps de la morgue des Cliniques Ngaliema, la dépouille du défunt sera exposée à la Cathédrale du Centenaire Protestant. Quant à l'inhumation, celle-ci aura lieu au cimetière de Benseke Futi.

    Selon les informations en notre possession, il est prévu un recueillement à la résidence familiale en vue d'un dernier hommage par sa famille biologique et autres proches, avant l'exposition au lieu sus indiqué, pour le recueillement du grand public.

    Pris en charge par le gouvernement central, en plus de la cotisation des musiciens tant chrétiens que profanes, les funérailles de Debaba El Shabab attendent voir défiler plusieurs personnalités administratives et opérateurs culturels qui tiennent à honorer ce chanteur qui a prêté sa belle voix tant pour le bonheur des mélomanes que pour le rappel des âmes à Dieu.

    L'homme et son oeuvre

    Pour ceux qui ne le savent pas, Debaba El Shabab, Dieka Mbaki Claude, de son vrai nom, a vu le jour le 12 octobre 1961 à Kinshasa. Auteur compositeur et talentueux chanteur doté d'un style particulier, Debaba a flirté avec la chanson au sein de l'orchestre “Kanako Shipriker Bango.

    C'était vers les années 70. Mais, sa véritable carrière musicale débute en 79 lorsqu'il intègre” Viva La Musica “ de Papa Wemba.

    A l'orée des années 80, le chanteur fréquente King Kester Emeneya au sein de Victoria Eleison “. Mais, cette expérience n'aura duré que l'espace d'une année. C'est alors qu'avec la complicité de Lele Nsudi et Koffi Olomide, il crée l'orchestre” Historia Musica “dont le succès se révèle grâce à son premier disque intitulé “Sauvetage

    En 1985, Debaba El Shabab s'affiche dans le dispositif de chant de « Choc Stars » aux côtés de Defao Matumona, Ben Nyamabo, Carlyto Lassa et autres. Il sied de signaler que dans ce groupe, l'artiste s'est affirmé en imposant un phrasé délicat et remarquable marqué par des influences musicales inédites.

    L'appel de Dieu

    Vers les années 90, alors que son audience est en pleine ascension, Debaba trouve mieux de se convertir au christianisme. Dans cette nouvelle peau, il prend une part active à des enregistrements pour la Gloire de Dieu. On le retrouve en duo avec soeur Marie Misamu dans la chanson ' Dieu qui connaît tout “, composition du Frère Lofoko du ciel.

    Devenu Frère Claude Israël, il réalise “ Vainqueur “, un album en louange à Dieu.” La sagesse de Dieu “ est l'intitulé de son deuxième album consacré à l'Eternel. Dans la discographie qu'il lègue aux mélomanes, on retrouve ses premières oeuvres comme Ki Ngondi ngondi “, “Zikondo etc.

    L'artiste a tiré sa révérence à l'âge de 51 ans de suite d'un AVC (accident vasculaire célébral), deux semaines après qu'il ait été admis aux Cliniques Ngaliema, où il avait été hospitalisé, il y a deux ans, pour les mêmes ennuis de santé. Que la terre de nos ancêtres vous soit douce et légère!

                                                                                                                    B.A.


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