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Actualité africaine et internationale en continu ! Afrique du Nord, Afrique de l'Est, Afrique de l'Ouest, Afrique Centrale et Afrique Australe en continu avec des nouvelles fraiches.Des brèves et des tweets...Actualité sur Facebook en direct avec des news fraiches

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    Technologie, intelligence artificielle : 90 % de journalistes d’ici une décennie, seront au chômage


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      Equateur: le gouverneur intérimaire invite les femmes « à se prendre en charge »

    À la veille de la célébration de la journée internationale de la femme, les femmes de l’Equateur ont marché samedi 7 mars à Mbandaka entre la maison communale de Wangata et l’Hôtel de ville. Au terme de la manifestation, la ligue des femmes leaders de l’Equateur a remis un mémorandum au gouverneur intérimaire, Sébastien Impeto. Ce dernier la invité les femmes à se prendre en charge pour « s’intégrer dans la stratégie de l’autonomisation ».

    Le thème retenu cette année pour célébrer cette journée internationale de la femme est : « Autonomisation des femmes – Autonomisation de l’humanité : Imaginez! ».

    Sébastien Impeto interpelle les femmes « pour qu’elles puissent finalement se prendre en charge ».

    Au sujet de la représentation des femmes dans les institutions politiques, il affirme :

    « La réalité ce que la constitution consacre 30% à la femme. Mais cette femme doit se sentir interpeller. On ne va pas chercher des femmes chez elles à la maison. Il faut que les femmes soient compétitives. Il faut qu’elles viennent. Dans toutes nos institutions, elles sont là. Celles qui ont été choisies le mérite bien. Nous sommes heureux parce qu’elles défendent bien l’image de la province. »

    Dans leur mémorandum remis au gouverneur intérimaire, les Femmes leaders de l’Equateur ont notamment recommandé aux autorités provinciales la lutte contre l’insécurité à Mbandaka, la promotion de l’éducation de la fille ainsi que celle de l’agriculture pour permettre l’autonomisation de la femme rurale.

    Les femmes casques bleus à Sake

    Les femmes casques bleus de la brigade d’intervention des Nations Unies se sont jointes aux femmes du groupement Kamuronza au Nord-Kivu pour célébrer le 8 mars.

    Elles ont notamment discuté de l’autonomisation de la femme ainsi que de sa participation à la vie politique.

    « Prenons les choses en main parce que les élections nous concernent. L’autonomisation de la femme ne voit pas seulement préparer la nourriture pour nos enfants. Ça signifie aussi prendre les choses en main », a plaidé une Congolaise qui a participé à cette cérémonie.

    Les femmes militaires ainsi des civiles ont exhibé des danses traditionnelles pour célébrer leur journée.


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    Ituri: des bâtiments publics saccagés à Aru après l’agression d’un commerçant

    Des habitants d’Aru en Ituri ont saccagé samedi 7 mars des bâtiments publics et l’entrepôt de la douane de cette cité. Selon la société civile locale, les manifestants ont protesté contre l’agression d’un opérateur économique local par un groupe de militaires congolais.

    Tout a commencé vers 12 heures (heure locale), rapportent des sources locales. Un commerçant d’une quarantaine d’années a été sommé par un groupe de soldats de rendre un véhicule qu’il aurait fait entrer frauduleusement au pays.

    Face au refus du commerçant, les militaires l’aurait tabassé, jusqu’à le blesser grièvement au visage.

    Après cet incident, des habitants d’Aru ont accouru au secours du commerçant blessé. Furieux, ils auraient ensuite manifesté « spontanément », saccageant des bâtiments publics.

    « C’est spontanément que les 4 quartiers d’Aru se sont mobilisés. Le bureau de la DGDA a été endommagé. Deux bâtiments du bureau de l’OCC ont été complètement endommagés. Le bâtiment de l’OCC a été mis en feu », décrit Héritier Aundu, coordonnateur de la société civile locale.

    Joint par Radio Okapi, l’auditeur militaire près le parquet militaire détaché d’Aru n’a pas voulu commenté ces incidents. L’administrateur du territoire d’Aru n’a pas plus commenté la situation.


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    Tshopo: 10 milions​ d’euros de la CTB pour développer l’enseignement technique

    La Coopération technique belge (CTB) a apprêté 10 millions d’euros (10 844 000 dollars américains) pour la redynamisation de l’enseignement technique et la formation professionnelle dans le district de la Tshopo (Province Orientale). En prévision du lancement prochain des activités du projet Edut, un programme d’appui à ces filières, la CTB a organisé du 4 au 6 mars, un atelier de réflexion sur la qualité de l’enseignement professionnel dans les écoles de la Tshopo.

    Selon les organisateurs, ce projet est le fruit de l’accord de partenariat entre la RDC et le royaume de Belgique. Il est question notamment d’étudier des voies et moyens d’intéresser les jeunes à embrasser les filières techniques et la formation professionnelle porteuse d’emploi.

    Ce projet va s’étaler sur quatre ans. Il vise la création des cadres moyens préparés pour participer à l’émergence du pays

    Selon l’inspecteur principal provincial de l’EPSP/Kisangani I, Marcel Lonji, Ia mise en œuvre de ce projet permettra de redynamiser ces filières aujourd’hui presque négligées.

    Cependant, Marcel Lonji soutient que ces filières ont porteuses d’espoir pour l’avenir des jeunes:

    «Un jeune qui termine dans ces filières-là peut facilement trouver de l’emploi. Et s’il ne peut pas trouver de l’emploi, dans la partie formation, on l’initie aussi à l’entreprenariat; de sorte qu’il puisse aussi s’auto-employer, créer un emploi pour les autres jeunes

    Des campagnes de sensibilisation sont prévues pour que des jeunes gens soient de plus en plus intéressés par ces filières. Le projet doit tenir compte de la dimension Genre, a-t-il assuré.

    Les confessions religieuses, qui organisent encore les enseignements techniques et la formation professionnelle, saluent cette initiative de la CTB.

    Révérend Lwambo Disasi, coordinateur provincial des écoles conventionnées Kimbanguiste en Province Orientale, propose que ces écoles soient équipées et que frais scolaires soient revus à la baisse. Selon lui, le coût élevé des frais scolaires «fait fuir encore les enfants.»

    Pourtant, a-t-il affirmé, il s’agit d’un «domaine pilote: les écoles techniques aident le pays à se développer.»

    Ce projet prévoit notamment la création des ateliers modernes pour une formation de la qualité.


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    Vodacom Congo accorde désormais 16 semaines de congé de maternité

    Toutes les femmes employées de Vodacom Congo qui vont accoucher vont bénéficier désormais de 16 semaines de congé de maternité totalement payées par cette entreprise de téléphonie cellulaire. La décision a été prise vendredi 6 mars par le groupe Vodafone, qui vient d’adopter cette règlementation pour toutes ses employées dans le monde.

    Dans une interview accordée à Radio Okapi, le directeur des ressources humaines de Vodacom Congo, Jean Martin Kama, a déclaré:

    «La législation congolaise prévoit quatorze semaines de congé de maternité. Nous, nous allons en octroyer seize. En plus de cela, au retour de ce congé de maternité, le période d’allaitement –qui est actuellement d’une heure par jour pendant les six prochains mois – va passer à deux heures et demie par jour.»


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    FDLR : le blocage s’appelle Paul Kagame

    Pas de solution durable tant qu’il n’y aura pas un dialogue entre les deux camps, les rebelles hutu et le Rwanda
    Il y a une accalmie relative sur le front de la traque des Fardc contre les FDLR dans le Nord et le Sud-Kivu.
    Les Fardc sont en train de remplir leur part du contrat dans la lutte contre les groupes étrangers qui écument l’Est de la Rdc.
    Aucun succès militaire en lui tout seul ne débouchera, cependant, sur une solution durable de la question complexe des FDLR qui ont passé vingt ans à l’Est de la Rdc. Il faut passer à l’étape politique. La traque est une solution militaire, donc la guerre.
    Or c’est connu, toutes les guerres se terminent toujours autour d’une table où se retrouvent les belligérants pour passer à l’angle politique. C’est cela le dialogue politique. Or, la guerre contre les FDLR ne se terminera pas sur un dialogue politique. Rien n’est prévu à ce sujet.
    Après, ce sera alors le vide. A supposer que tous les 2.000 ou 3.000 combattants FDLR soient fait prisonniers, seraient-ils remis au CICR comme prisonniers de guerre. Et la suite alors ? C’est là le but du dialogue politique sans lequel la solution définitive est chimérique.
    Le leadership politique des FDLR est favorable à un dialogue avec leur pays, le Rwanda. Ils ne cessent de l’exiger à tue-tête même pendant les opérations militaires de traque des Fardc. Mais, Kigali ne veut rien entendre. Rien du tout.

    L’EQUATION DEVIENT COMPLIQUEE
    Le Rwanda a même entrainé la Communauté internationale dans sa cécité et a obtenu que celle-ci rejette tout dialogue avec les FDLR. Ce qui complique toute l’équation. Le blocage s’appelle donc Paul Kagame. Si ce dernier avait négocié avec les FDLR, il y a belle lurette que ceux-ci auraient quitté la Rdc.
    L’argument avancé ne tient pas du tout la route. On ne comprend pas comment la Communauté internationale s’est fait prendre au piège du pouvoir rwandais. Car, tous les Hutu-FDLR ne sont pas du tout des génocidaires. Il y a même parmi eux des enfants nés après 1994 en Rdc. Ces enfants qui ne connaissent rien du génocide de 94.
    Kagame a dit que ces Hutu nés en Rdc sont des génocidaires du fait de leur sang. Et on laisse passer des inepties. Il y a un principe de droit qui dit que l’infraction est individuelle. On ne peut donc faire endosser à un enfant des crimes supposés commis par ses parents. Or, c’est ce qu’on fait au Rwanda.
    D’où, le refus total de négocier avec les FDLR considérées tous comme des génocidaires. Le problème s’appelle Kagame. Il faut que la Communauté internationale revienne à la raison et impose au Rwanda un dialogue avec le leadership des FDLR.

    POURSUIVRE CEUX QUI SONT IMPLIQUES DANS LE GENOCIDE
    Kigali aura l’occasion de poursuivre ceux qui sont impliqués dans le génocide. Il faut avoir le courage de jeter une passerelle pour discuter avec ses compatriotes. C’est ce qu’exigent Pretoria et Dar-es Salam.
    La même Communauté internationale l’a imposé à la Rdc alors que la population n’en voulait. Alors que le M23 était vaincu militairement par les Fardc et la Monusco, la Communauté internationale a imposé un dialogue politique qui a débouché sur la Déclaration de Nairobi.
    En 1998, le Rwanda et l’Ouganda ont occupé la Rdc par leurs armées et ont créé des rébellions sous leur botte, le RDC/Goma, le RCD/K-ML, le Mlc etc. Au bout d’un processus des négociations entre belligérants imposé par la Communauté internationale, les parties ont signé un Accord de paix à Lusaka, en 1999.
    Malgré cela, la guerre a continué pendant 5 ans et un autre processus des négociations en Afrique du Sud qui a débouché sur le partage du pouvoir entre les anciens rebelles et le pouvoir constitué de Kinshasa. En 2008, le Rwanda crée encore une autre rébellion des Tutsi au Nord-Kivu sous la dénomination du CNDP. Après la guerre, il y a eu des négociations de Goma, de 2009 entre Kinshasa et ces anciens rebelles pro-rwandais qui ont accouché d’un Accord politique.
    Il n’y a qu’à la Rdc où on impose des dialogues politiques même lorsque les Fardc sont en position de force sur le terrain militaire. Au Rwanda, rien du tout. Même pas avec son opposition politique en exil. KANDOLO M.


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  • 03/25/15--03:02: RDC : timide restauration de l’autorité de l’Etat à l’EstSi les autorités congolaises renforcent leur contrôle dans l’Est du pays depuis la fin du M23, les populations vivent toujours en insécurité, affirme une étude d’Oxfam. Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi l’armée congolaise (FARDC) et la police. Deux ans après la signature de l’accord-cadre entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, comment se porte l’Est de la République démocratique du Congo ? A regarder la carte des groupes armés publiée par l’ONG Oxfam, la situation semble loin d’être stabilisée dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Une bonne dizaine de « forces négatives » sème encore la terreur dans la zone. Dernier épisode en date : les massacres à répétition, attribués aux ADF-Nalu, dans la région de Beni à l’automne 2014. Plus de 250 civils ont été tués lors de ces attaques en toute impunité. Des zones « sécurisées » toujours insécures Mais l’étude d’Oxfam va plus loin que le simple recensement des groupes armés de la région. La conclusion de l »ONG bat en brèche les informations gouvernementales sur la « sécurisation » de certaines zones par l’armée et la police congolaise. « L’État estime que la sécurité de ces zones est assurée, note Oxfam, mais en réalité, les communautés vivent toujours dans l’insécurité« . Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi les « forces étatiques« . L’ONG a mené son enquête en août et septembre 2014 dans les territoires de Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu, et Kalehe et Uvira dans le Sud-Kivu. Conflits locaux L’étude note tout d’abord la persistance des conflits locaux dans cette région instable du pays. Les conflits fonciers liés à la terre sont récurrents : « beaucoup d’anciens réfugiés et de personnes déplacées ont indiqué à Oxfam qu’ils avaient constaté à leur retour que leur terrain était occupé ou avait été vendu« . Le rapport explique ensuite que ces conflits intercommunautaires sont souvent à l’origine de la création de groupes d’autodéfense, qui se transforment souvent par la suite… en groupes armés. « Les FDLR exigent 10% des cultures » » Malgré la fin du M23 et une présence renforcée de l’armée congolaise, les groupes armés restent encore très actifs dans l’Est. Insécurité, violences physiques, homicides, viols… sont le lot commun des populations du Kivu. L’économie locale est également fortement impactée par la présence de groupes armés. Les Congolais interrogés par Oxfam racontent « devoir céder une partie de leurs récoltes à chaque étape du processus de production« . Les rebelles rwandais des FDLR, que trauqe actuellement l’armée congolaise, exigent 10% des cultures « avant même qu’elles aient été récoltées« . Les exactions des autorités Mais l’élément le plus choquant de l’étude d’Oxfam reste les exactions commises par les « agents de l’Etat« , armée, police… Si ces pratiques ne sont pas nouvelles, elles démontrent que la prise de contrôle de certaines zones par les autorités congolaises n’est pas forcement synonyme de sécurité pour les civils. Un constat accablant pour Kinshasa qui vante pourtant la reconquête par les services de l’Etat des territoires de l’Est. Le rapport d’Oxfam dénonce les agents de l’Etat qui commettent.
  •  RDC : timide restauration de l’autorité de l’Etat à l’EstSi les autorités congolaises renforcent leur contrôle dans l’Est du pays depuis la fin du M23, les populations vivent toujours en insécurité, affirme une étude d’Oxfam. Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi l’armée congolaise (FARDC) et la police.  Deux ans après la signature de l’accord-cadre entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, comment se porte l’Est de la République démocratique du Congo ? A regarder la carte des groupes armés publiée par l’ONG Oxfam, la situation semble loin d’être stabilisée dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Une bonne dizaine de « forces négatives » sème encore la terreur dans la zone. Dernier épisode en date : les massacres à répétition, attribués aux ADF-Nalu, dans la région de Beni à l’automne 2014. Plus de 250 civils ont été tués lors de ces attaques en toute impunité.  Des zones « sécurisées » toujours insécures  Mais l’étude d’Oxfam va plus loin que le simple recensement des groupes armés de la région. La conclusion de l »ONG bat en brèche les informations gouvernementales sur la « sécurisation » de certaines zones par l’armée et la police congolaise. « L’État estime que la sécurité de ces zones est assurée, note Oxfam, mais en réalité, les communautés vivent toujours dans l’insécurité« . Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi les « forces étatiques« . L’ONG a mené son enquête en août et septembre 2014 dans les territoires de Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu, et Kalehe et Uvira dans le Sud-Kivu.  Conflits locaux  L’étude note tout d’abord la persistance des conflits locaux dans cette région instable du pays. Les conflits fonciers liés à la terre sont récurrents : « beaucoup d’anciens réfugiés et de personnes déplacées ont indiqué à Oxfam qu’ils avaient constaté à leur retour que leur terrain était occupé ou avait été vendu« . Le rapport explique ensuite que ces conflits intercommunautaires sont souvent à l’origine de la création de groupes d’autodéfense, qui se transforment souvent par la suite… en groupes armés.  « Les FDLR exigent 10% des cultures » »  Malgré la fin du M23 et une présence renforcée de l’armée congolaise, les groupes armés restent encore très actifs dans l’Est. Insécurité, violences physiques, homicides, viols… sont le lot commun des populations du Kivu. L’économie locale est également fortement impactée par la présence de groupes armés. Les Congolais interrogés par Oxfam racontent « devoir céder une partie de leurs récoltes à chaque étape du processus de production« . Les rebelles rwandais des FDLR, que trauqe actuellement l’armée congolaise, exigent 10% des cultures « avant même qu’elles aient été récoltées« .  Les exactions des autorités  Mais l’élément le plus choquant de l’étude d’Oxfam reste les exactions commises par les « agents de l’Etat« , armée, police… Si ces pratiques ne sont pas nouvelles, elles démontrent que la prise de contrôle de certaines zones par les autorités congolaises n’est pas forcement synonyme de sécurité pour les civils. Un constat accablant pour Kinshasa qui vante pourtant la reconquête par les services de l’Etat des territoires de l’Est. Le rapport d’Oxfam dénonce les agents de l’Etat qui commettent.

    Si les autorités congolaises renforcent leur contrôle dans l’Est du pays depuis la fin du M23, les populations vivent toujours en insécurité, affirme une étude d’Oxfam. Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi l’armée congolaise (FARDC) et la police.

    Deux ans après la signature de l’accord-cadre entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, comment se porte l’Est de la République démocratique du Congo ? A regarder la carte des groupes armés publiée par l’ONG Oxfam, la situation semble loin d’être stabilisée dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Une bonne dizaine de « forces négatives » sème encore la terreur dans la zone. Dernier épisode en date : les massacres à répétition, attribués aux ADF-Nalu, dans la région de Beni à l’automne 2014. Plus de 250 civils ont été tués lors de ces attaques en toute impunité.

    Des zones « sécurisées » toujours insécures

    Mais l’étude d’Oxfam va plus loin que le simple recensement des groupes armés de la région. La conclusion de l »ONG bat en brèche les informations gouvernementales sur la « sécurisation » de certaines zones par l’armée et la police congolaise. « L’État estime que la sécurité de ces zones est assurée, note Oxfam, mais en réalité, les communautés vivent toujours dans l’insécurité« . Au banc des accusés : les groupes armés, mais aussi les « forces étatiques« . L’ONG a mené son enquête en août et septembre 2014 dans les territoires de Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu, et Kalehe et Uvira dans le Sud-Kivu.

    Conflits locaux

    L’étude note tout d’abord la persistance des conflits locaux dans cette région instable du pays. Les conflits fonciers liés à la terre sont récurrents : « beaucoup d’anciens réfugiés et de personnes déplacées ont indiqué à Oxfam qu’ils avaient constaté à leur retour que leur terrain était occupé ou avait été vendu« . Le rapport explique ensuite que ces conflits intercommunautaires sont souvent à l’origine de la création de groupes d’autodéfense, qui se transforment souvent par la suite… en groupes armés.

    « Les FDLR exigent 10% des cultures » »

    Malgré la fin du M23 et une présence renforcée de l’armée congolaise, les groupes armés restent encore très actifs dans l’Est. Insécurité, violences physiques, homicides, viols… sont le lot commun des populations du Kivu. L’économie locale est également fortement impactée par la présence de groupes armés. Les Congolais interrogés par Oxfam racontent « devoir céder une partie de leurs récoltes à chaque étape du processus de production« . Les rebelles rwandais des FDLR, que trauqe actuellement l’armée congolaise, exigent 10% des cultures « avant même qu’elles aient été récoltées« .

    Les exactions des autorités

    Mais l’élément le plus choquant de l’étude d’Oxfam reste les exactions commises par les « agents de l’Etat« , armée, police… Si ces pratiques ne sont pas nouvelles, elles démontrent que la prise de contrôle de certaines zones par les autorités congolaises n’est pas forcement synonyme de sécurité pour les civils. Un constat accablant pour Kinshasa qui vante pourtant la reconquête par les services de l’Etat des territoires de l’Est. Le rapport d’Oxfam dénonce les agents de l’Etat qui commettent.


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    Une revendication pour l'attaque de Bamako: le groupe al-Mourabitoune

    L'attentat de Bamako, qui a causé la mort de cinq personnes - trois Maliens, un Belge et un Français - dans la nuit de vendredi à samedi au quartier de l'Hippodrome, a finalement été revendiqué samedi soir par le groupe al-Mourabitoune, dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar. Peu d'autres éléments dans l'enquête pour l'instant.

    La revendication émane d'une bande audio publiée samedi par l'agence de presse mauritanienne al-Akhbar. L’enregistrement en arabe dure environ une minute. Il est déposé sur une photo de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit « le borgne ». La voix d'un jeune homme revendique au nom du groupe jihadiste al-Mourabitoune l’opération sanglante de Bamako, « menée par les vaillants combattants d'al-Mourabitoune pour venger notre prophète de l'Occident mécréant qui l'a insulté et moqué ». Une rhétorique connue.

    Mais la fusillade de Bamako, survenue à l'étage d'un complexe bar-restaurant-boîte de nuit très prisé des expatriés occidentaux de Bamako, a également été menée, dit ce porte-parole, pour « venger la mort » d’un certain Ahmed Tilemsi. De nationalité malienne, ce dernier était le chef du Mouvement pour l’unicité et le jihad à l’Afrique de l’Ouest (Mujao). Il a été tué en décembre dernier dans la région de Gao (nord du Mali), lors d’une opération menée par l’armée française.

    Le Mujao et le groupe de Mokhtar Belmokhtar avaient fusionné pour devenir le groupe jihadiste al-Mourabitoune. Avant sa mort, Ahmed Tilemsi était devenu le bras droit de Mokhtar Belmokhtar, désormais seul chef du groupe. Al-Mourabitoune mène régulièrement des attaques terroristes dans le nord du Mali. C'est la raison pour laquelle l'armée française a ciblé plusieurs de ses opérations contre ce groupe au cours des derniers mois.

    Photo prise dans la nuit de vendredi à samedi dans la rue surnommée «Princesse», quelques heures après l'attaque.RFI / David Baché

    « Que tous les Maliens se considèrent comme des soldats au front »

    Aucune information n'est disponible concernant la nationalité ou l'identité des assaillants toujours en fuite, probablement au nombre de deux. Ils portaient des cagoules au moment de l'attaque et qui n'auraient pas crié de revendication avant d'ouvrir le feu.

    Samedi matin, deux suspects ont été arrêtés, mais dans l'après-midi, la police a fait savoir qu'a priori, ils n'avaient pas de lien avec les faits. Le porte-parole du gouvernement malien Choguel Maïga insiste sur le rôle que peut jouer la population dans l'enquête et dans la prévention de futurs attentats :

    « Quelquefois, explique M. Maïga, les forces de sécurité ont besoin, pour accomplir leur mission, du soutien et de la collaboration de la population. Personne ne peut mettre des policiers à tous les coins de rue, mais les populations maliennes existent à tous les coins de rue. Donc, le gouvernement souhaite vivement que tous les Maliens se considèrent comme des soldats au front. »

    Et d'ajouter : « Quand on est au front, on se bat avec les armes mais aussi les renseignements. La collecte des informations est essentielle pour que nos forces de sécurité puissent accomplir leur mission. Ça, c’est un message important que nous souhaitons faire passer auprès de nos concitoyens. Nos forces de sécurité continuent leurs enquêtes, vous me permettez de ne pas en dire plus à ce stade, en espérant que dans les jours à venir, la vérité se fera jour. »

    Le président malien IBK (au centre à droite) et le Premier ministre Modibo Keïta (à sa gauche) se sont rendus sur les lieux de l'attentat, samedi 7 mars 2015.AFP PHOTO/STRINGER

    « C’était presque inimaginable, il y avait une espèce de panique »

    Cet attentat est le premier dans la capitale malienne depuis le début de l'intervention de l'armée française dans le nord du pays il y a deux ans. Il y avait des menaces, mais aucune attaque de la sorte n'avait été menée. Samedi après-midi, le président Ibrahim Boubacar Keïta a tenu un conseil de défense extraordinaire. Bamako est sous le choc, à l'instar du Premier ministre Modibo Keïta, qui a rendu visite avec le chef de l'Etat à la dizaine de blessés qu'a également fait la fusillade et qui lance un appel à la population :

    « En compagnie de M. le président de la République, nous avons visité ces malades pour leur témoigner la solidarité du peuple du Mali, pour exprimer notre désapprobation de cette rupture, de cette expression brutale d’un caractère presque inhumain, explique M. Modibo. Quand M. le président de la République a visité le site, c’était presque inimaginable, il y avait une espèce de panique. Ceci est un appel à l’ensemble de la population malienne, pour qu’il y ait une manifestation de solidarité, pour qu’il y ait un renforcement de la cohésion nationale autour de l'objectif de paix (...) »

    François Hollande s'est entretenu par téléphone avec le président malien et a annoncé un renforcement sécuritaire au Mali. Quant à la Minusma, la force des Nations unies au Mali qui compte deux blessés dans cet attentat - deux experts internationaux travaillant avec le Service des Nations unies de lutte contre les mines (UNMAS) ont été évacués vers Dakar samedi pour recevoir les traitements appropriés -, ses cadres exhortent les autorités maliennes à tout faire pour identifier et traduire en justice les coupables.

    Par la voix de son porte-parole Radhia Achouri, la force onusienne se dit prête à fournir son aide : « Ce que nous avons offert concrètement aux autorités, c’est de mettre à leur disposition des experts de notre police des Nations unies, des experts en matière de scènes de crime et d’enquête. Ils sont déjà déployés avec l’équipe malienne sur le terrain de l’opération. » Concernant la sécurité à Bamako, « on a demandé à notre personnel de faire preuve de beaucoup plus de vigilance mais le dispositif est déjà là, il existe et il est activé à chaque fois qu’une circonstance pareille se présente », explique M. Achouri.


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    Toujours 50 000 déplacés centrafricains à Bangui

    Comment favoriser le retour des déplacés en Centrafrique ? Aujourd'hui, ils sont encore 50 000 rien que dans la capitale, Bangui, dont 20 000 dans le seul camp de déplacés de M’Poko, situé au niveau de l’aéroport. C'est autant qu'en septembre dernier. Le gouvernement aimerait fermer ce site, mais de nombreux obstacles empêchent encore le retour : sentiment d’insécurité, précarité économique, etc. Pour renforcer la cohésion sociale et inciter les déplacés au retour, depuis plusieurs semaines, l’ONG Première urgence aide médicale internationale (PU-AMI) organise des visites pour ces déplacés dans leurs anciens quartiers. Reportage dans le 3e arrondissement de Bangui.

    Ils étaient une trentaine ce jour-là, à parcourir à pied leur ancien quartier. Au programme, visite du centre de santé, de l’école, rencontre avec les autorités locales, mais aussi discussions avec d’anciens voisins restés sur place, chrétiens ou musulmans. Leur objectif : faire tomber les barrières entre communautés.

    « On est allés vraiment partout, raconte Berthe, qui n'était plus revenue chez elle depuis 13 mois. Avec les musulmans, on s’est croisés, salués, causés, y'avait un papa là qui nous a bien reçus, vraiment. Il faut qu’on pardonne nos cœurs, les musulmans ont dit comme ça. »

    Aujourd'hui, Berthe dit avoir retrouvé la confiance et être prête pour franchir le pas du retour. Mais à deux conditions : que les autorités sécurisent davantage son quartier parfois exposé aux pillages et l'aident à reconstruire sa maison incendiée.

    « Toutes les maisons sont détruites, ajoute Régis, un autre réfugié du camp M'Poko. Il y a le problème de l'électricité, le problème de l'eau et puis le quartier est devenu maintenant la forêt. Donc s'il y a une aide pour nous aider à enlever la forêt et reconstruire la maison, je pourrai retourner dans mon quartier. »

    Plusieurs chantiers de reconstruction sont en cours à Bangui. Mais la tâche est immense. Et chacun sait que le processus risque de durer encore de longs mois.


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    Fespaco: les films burkinabè, la surprise du cinéma africain

    Quelques heures avant l’annonce du palmarès du Fespaco ce samedi 7 mars, retour sur cinq films burkinabè programmés dans la compétition des courts et longs métrages et des documentaires. Ils représentent la grande et bonne surprise de cette 24e édition du plus grand festival panafricain du cinéma. Tous tournés avant la révolution d’octobre, curieusement, ces films burkinabè permettent parfaitement d’appréhender l’état du pays et la situation qui a mené au ras-le-bol et à l’insurrection civile à l'automne dernier.

    Ce jeudi, entre la séance historique du film mauritanien Timbuktu et la production locale burkinabè Cellule 512, Aminatou ne voulait pas trancher. Alors, cette festivalière de Ouagadougou a acheté deux tickets pour rester d’affilée quatre heures dans la salle : « Je voulais absolument voir les deux films, parce que les deux traitent de l’actualité. Ce sont des films qui donnent des leçons de morale. Le film de Missa Hébié était un grand succès. Cela parle de la lutte contre la corruption. C’est très bien. Il fallait être là. »

    À part quelques graffitis « Blaise dégage », il est devenu très difficile de retrouver dans les rues de Ouagadougou le souffle de la révolution qui régnait ici, il y a encore quatre mois. Ceci dit, sur les écrans et dans les salles de cinéma du Fespaco, beaucoup des préoccupations exprimées en octobre se retrouvent dans les productions burkinabè, merveilleusement en fusion avec les attentes du public du festival et de la société burkinabè.

    Cellule 512

    Missa Hébié, célèbre pour ses très populaires séries télévisuelles comme le Commisssariat de Tampy, a réussi à rester proche de son public avec son troisième long métrage, en compétition pour l’Étalon d’or de Yennenga. Cellule 512 raconte le calvaire de Honorine Kinda, mère de famille, innocente, mais incarcérée dans la prison civile de Ouagadougou après un accident de voiture où elle avait percuté et tué un jeune motard. Hébié déroule alors les pires humiliations, du viol à la torture, qu’un prisonnier puisse subir dans ce lieu de facto de non-droit, à cause d’une démission morale et politique d’un système corrompu. « On voit vraiment ce que s’est passé, s’emporte Maryam, spectatrice visiblement marquée par le film. Ce qui se passe en prison, c’est incroyable ! On ne peut pas imaginer qu’un être humain puisse faire cela. Les mots me manquent. Il faut que les gens arrêtent. Il nous faut de la justice. »

    Le propos du film s’avère certes très didactique et privilégie la compréhension à la finesse, mais il fallait vivre la séance pour réaliser comment Missa Hébié a fait vibrer son public avec des douches écossaises entre la terreur et le rire, incarné par Bougoum, gardien sans pitié, interprété avec génie et drôlerie par Barou Ouédraogo ou le reggae man en chaise roulante qui distribue ses sagesses sur la vie (« ici, c’est comme ça ») et exige des pourboires en échange d’une place de parking devant le palais de justice. « On espère que la révolution va changer quelque chose, assure Missa Hébié, parce que les prisons aussi doivent avoir un visage plus humain. Il faut que les prisonniers aient un minimum de droits. »

    L’œil du cyclone

    Est-ce un hasard si le deuxième long métrage burkinabè en compétition se déroule également dans une cellule de prison et au palais de justice, par excellence les lieux où se concentrent la justice et l’injustice d’un système ? Avec L’œil du cyclone, Sékou Traoré a réussi plus qu’un succès populaire lors de la projection. Le film, tourné dans la prison de haute sécurité de Ouagadougou, s’attaque frontalement à la corruption et à l’injustice qui règne dans un pays sans nom, mais qui ressemble farouchement à plein d’États africains. Cette histoire croisée entre un ancien enfant soldat devenu chef de rebelles défendu par une belle avocate courageuse, s’interprète aussi comme une métaphore de la transformation en marche au Burkina Faso.

    Thomas Sankara, l’un des évènements forts du Fespaco 2015

    Car, vu le contexte historique du Burkina Faso, en transition politique et sociale depuis la révolution qui a chassé le président Blaise Compaoré après 27 ans de règne, les films burkinabè étaient bien les films de la situation au Fespaco 2015.

    Pratiquement au même moment où le gouvernement de transition burkinabè avait annoncé la signature d’un décret autorisant finalement à exhumer la dépouille de Thomas Sankara, président révolutionnaire du Burkina Faso assassiné en 1987, le documentaire Capitaine Thomas Sankara de Christophe Cupelin, réalisateur suisse et burkinabè de cœur, a galvanisé le public dans la salle de cinéma Nerwaaya au Fespaco. Deux autres films burkinabè ont ressuscité au festival l’héritage politique et idéologique de l’ancien président, qui avait donné aussi des ailes à l’opposition pendant la révolution d’octobre. D’abord l’excellent documentaire La Sirène de Faso Fani du Burkinabè Michel K. Zongo, qui retrace la fermeture dans les années 1990 de ce fleuron de l’industrie textile du « pagne tissé de la patrie », symbole de l’époque Sankara.

    « Twaaga »

    Le court métrage Twaaga se situe en quelque sorte dans la prolongation, mais loin de la nostalgie et de l’amertume créées par la disparition de Faso Fani. « On est au Burkina Faso dans une espèce de transition, pas seulement en terme de pouvoir, avance le réalisateur franco-burkinabè Cédric Ido. Il y a une vraie transition qui se joue aujourd’hui. C’est bien de revenir sur ce qui s’est passé avant et de finir par savoir que ce sont les mêmes problèmes encore qui continuent et qui refont surface. Il faut justement profiter de ce qui s’est passé pour en faire une belle transition. »

    Pour faire revivre l’époque de Thomas Sankara et la faire entrer dans le Burkina Faso d’aujourd’hui, Ido a inventé dans Twaaga un jeune garçon transformé en superhéros burkinabè. « C’est une espèce de Spiderman burkinabè avec sa tenue Faso Dan Fani. Je me suis servi de pas mal de choses de l’époque qui sont importantes pour le pays. Je voulais en faire quelque chose de plus populaire en termes de pop culture que les gens connaissent pour les imbriquer dans ce que Sankara avait essayé d’imposer. On a fait un mix de tout cela pour en faire ce superhéros. »

    Malika et la sorcière

    La sagesse n’a pas d’âge, cela semble aussi être la leçon véhiculée par le dessin animé Malika et la sorcière. « Chez nous, les Mossis, quand on raconte un conte, il y a toujours une conclusion », affirme le réalisateur burkinabè Boureima Nabaloum, en lice pour l’Étalon d’or du court métrage. Malika est une petite fille qui persiste et signe. Coûte que coûte, elle s’obstine à braver l’interdiction d’aller avec les femmes du village à une fête. C’est ainsi qu’elle va sauver les femmes de la sorcière. Bref, il faut écouter plus les jeunes et parfois traverser même une forêt profonde pleine de dangers : « C’est une image. Quand l’homme a envie de faire quelque chose, il est prêt à tout. Donc les filles ont pris la décision de prendre ce risque. »

    Pour commencer, L’Œil du cyclone, Cellule 512 et La Sirène du Faso Fani ont raflé 5 des 11 prix spéciaux du Fespaco décernés déjà le vendredi. On verra la suite ce soir avec le grand palmarès et l’Etalon d’or de Yennenga. Le dernier lauréat burkinabè de la distinction suprême du cinéma africain était Gaston Kaboré avec Buud Yam en 1997.


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