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Actualité africaine et internationale en continu ! Afrique du Nord, Afrique de l'Est, Afrique de l'Ouest, Afrique Centrale et Afrique Australe en continu avec des nouvelles fraiches.Des brèves et des tweets...Actualité sur Facebook en direct avec des news fraiches

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  • 04/05/15--11:26: En route pour la capitale...
  • En route pour la capitale...

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    Patrick, un compagne de route...Un vrai pro !

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    Le drame des hôpitaux en Afrique, un extrait du documentaire de Roger BONGOS

    Le drame des hôpitaux en Afrique, un extrait du documentaire de Roger BONGOS


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    Roger BONGOS avec ses confrères

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  • 04/05/15--23:02: REPOTAGE
  • REPOTAGE

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    A la cathédrale pour la messe de Pacques

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  • 04/06/15--00:24: Sous le soleil de plomb
  • Sous le soleil de plomb

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     La Licoco invite Luzolo Bambi à protéger les dénonciateurs des actes de corruption

    Dans un communiqué de pressen daté du 31 mars 2015, la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) est heureuse de lire, à travers la presse locale, la nomination, par le Chef de l’Etat Joseph Kabila, d’un conseiller spécial chargé de lutter contre la corruption, promouvoir la bonne gouvernance et lutter contre le blanchiment des capitaux en République Démocratique du Congo, en la personne de Luzolo Bambi Lessa.

    Selon la Licoco, pour manifester concrètement sa volonté réelle de lutter contre la corruption, le nouveau conseiller spécial en charge de la lutte contre la corruption devrait faire voter auprès du Parlement, en procédure d’urgence, une loi sur la protection des dénonciateurs des actes de corruption, loi qui avait été soumise par lui-même lorsqu’il était encore ministre de la Justice.

    Sans une loi pareille, estime la Licoco, les dénonciateurs des actes de corruption ne sauraient faire face aux représailles des corrompus et corrupteurs.

    En effet, c’est par ordonnance du Chef de l’Etat n°15/021 du 31 mars 2015 que Luzolo Bambi, ancien ministre de la Justice, a été nommé à cette fonction. La Licoco tient à le féliciter, tout en le rassurant de lui apporter tout son appui durant son mandat pour lutter ensemble contre la corruption, le blanchiment des capitaux et pour la promotion de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo.

    Le défi qui attend le nouveau conseiller spécial en charge de la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance et la lutte contre le blanchiment des capitaux, est énorme et demande un appui de tous les Congolais à travers la dénonciation de tout cas de corruption, de fraude fiscale et douanière, de détournement des deniers publics, de fuite des capitaux, d’évasion fiscale et des blanchiments des capitaux, peut-on lire dans ce communiqué de presse.

    La Ligue congolaise de lutte contre la corruption se dit prête à lui apporter tout son appui pour réaliser la mission lui confiée par le Chef de l’Etat.

    Par Lefils Matady


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    L’AFDC conteste le rapport de la CASE et dénonce un complot

    Le rapport présenté le 18 mars 2015 par la Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE) à l’occasion de la remise officielle à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la liste actualisée des partis politiques agréés en République Démocratique du Congo continue à soulever des vagues à Kinshasa concernant sa fiabilité et sa crédibilité.

    La dernière réaction en date est celle de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo, parti cher à l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, élu de la province du Sud-Kivu et actuel Ministre de l’Economie Nationale.

    En effet, dans une longue réplique datée du 27 mars 2015 adressée à M. Simaro Ngongo, président de la Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE), l’AFDC, par la voix de son président national a.i. , l’Honorable Placide Tshisumpa Tshiakatumba, conteste de fond en comble ce fameux rapport qui classe l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo au rang des partis politiques non implantés sur toute l’étendue du territoire national et estime à 45% son implantation au pays.

    Ce que conteste totalement le parti cher à Modeste Bahati qui, dans sa réplique, rappelle à Simaro Ngongo que sa plate forme avait présenté le même rapport en 2014, lors d’une activité organisée par l’ONG internationale NDI au CEPAS au sujet de quelques partis politiques implantés dans la commune de Masina. Pourtant, à cette période-là, rappelle M. Placide Tshisumpa, les structures de l’AFDC étaient déjà présentes et visibles à Masina, à travers notamment les bureaux de la Fédération, de la Représentation de la Ligue des Femmes et de la Ligue des jeunes , ainsi que des Associations et ONG affiliées à l’AFDC.

    L’AFDC brandit aussi contre le rapport Simaro Ngongo le fait qu’un des deux députés nationaux obtenus par ce parti de la Majorité à l’issue de l’élection législative de 2011 (circonscription de la Tshangu), rien que pour la ville province de Kinshasa, réside jusqu’à présente dans la commune de Masina.

    Cet argument vient renforcer la conviction de l’AFDC qui soutient que les résultats du rapport présenté le 18 mars 2015 par la CASE « sont des déductions faites à partir des données erronées extrapolées ».

    Le rapport présenté dernièrement par Simaro Ngongo, selon l’AFDC, ne résiste pas aux données réelles détenues par les services de l’AFDC chargés de l’Organisation et l’Implantation du parti. Car ces données confirment bel et bien que le parti cher à Modeste Bahati est présent et implanté dans toutes les provinces du pays, des chefs-lieux de provinces jusqu’aux confins de territoires les plus reculés de la république.

    Et Placide Tshisumpa de rappeler que la démonstration la plus récente vient d’être donnée à Dilolo, au Katanga, par l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo, à l’occasion de l’inauguration du chemin de fer reliant l’Angola, la Zambie et la RDC.

    Dans la réplique musclée, le Président national a.i. Placide Tshisumpa fait également savoir que l’implantation de l’AFDC dans les autres provinces du pays, notamment au Bas-Congo, au Bandundu, au Kasaï Occidental, au Kasaï Oriental, à l’Equateur, au Nord-Kivu, en province Oriental, et au Maniema dont aucune n’est la province d’origine de l’Autorité Morale de l’AFDC, M. Modeste Batai Lukwebo.

    Un autre argument solide que l’AFDC brandit contre le récent rapport de la CASE, c’est le fait que « les députés nationaux (21) légalement et légitimement élus sous le lab el de l’AFDC lors des élections législatives de novembre 2011 sont presque tous issus du Congo profond, loin de grands centres urbains et districts de la République.

    Pour le parti cher à Modeste Bahati, le rapport présenté par la CASE « n’a pas été en mesure de dégager la réelle cartographie sur l’implantation de l’AFDC en RDC. Et de là à conclure que la non-représentation de la plate forme dirigée par Simaro Ngongo sur le territoire national est à la base de fausses données publiées, l’AFDC n’hésite pas à franchir le pas.

    Aussi l’AFDC renvoit-elle la CASE à la visualisation de toutes les images relatives aux visites de travail du Chef de l’Etat, des Sénateurs et Députés nationaux tout comme de différents Ministres nationaux , des Gouverneurs et autres députés provinciaux, pour constater la visibilité, mieux l’implantation de ce parti à travers le pays.

    L4AFDC renvoie également la CASE à l’enquête récemment conduite et publiée par la révue mensuelle « Afrique Unie, magazine panafricain d’analyse et d’information » parue en janvier 2015 dont les conclusions sont fiables, objectives et inattaquables. Ces conclusions disent noir sur blanc que « l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo a réussi à s’implanter sur l’ensemble du territoire national ».

    Fort de toute cette argumentation, le parti cher à Bahati Lukwebo relève que les contenus du rapport de la plate forme la CASE « demeurent biaisés et erronés » et frisent la négation d’une for ce politique pourtant incontournable sur terrain. Ce qui fait dire à l’AFDC « qu’il y a une main noire derrière la publication dudit rapport qui coïncide curieusement avec la remise officielle à la CENI des listes des partis politiques enregistrés au Ministère de l’Intérieur et devant concourir aux échéances électorales 2015 – 2016 ».

    Le Président national a.i. de l’AFDC Placide Tshisumpa va jusqu’à parler de « la théorie du complot » et fait remarquer à la CASE que le parti cher à Modeste Bahati est implanté même à l’étranger, avec un total de 22 fédérations réparties sur les cinq continents.

    Tout cela motive davantage l’AFDC dans sa contestation du rapport publié par la CASE. Et sans se laisser ébranler par ce qu’elle considère comme un complot, l’AFDC garde la conviction qu’elle demeure parmi les partis politiques phares de la Majorité présidentielle suffisamment implantés à travers le pays.

    C’est pourquoi elle demande à la CASE de « réparer les dégâts causés aux structures de base de l’AFDC et aux observateurs de la vie politique RD congolaise installés à travers tout le pays , ainsi qu’à l’opinion tant nationale qu’internationale ».

    Par DMK


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     Fosse commune à Maluku : la drôle d’affaire !

    Une drôle d’affaire est en train de prendre corps depuis que le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab, a confirmé l’existence d’une fosse commune au cimetière Fula-Fula, à Maluku, dans la banlieue Est de Kinshasa. Ce membre du gouvernement a tout de suite pris soin de préciser qu’il s’agissait de personnes indigentes et non des victimes des événements du 19 au 21 janvier 2015 dans la capitale de la République Démocratique du Congo.

    L’on a également appris du précité que l’opération d’inhumation de plus de quatre cents corps avait été menée par l’Hôtel de Ville de Kinshasa, à la suite d’une demande expresse des responsables de la morgue centrale de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa ( ex-Mama Yemo), inquiets de la présence prolongée en ce lieu des corps abandonnés et non identifiés, dont des mort-nés. On se souvient que pour les manifestations de janvier contre la Loi électorale, les sources officielles avaient livré le bilan de 14 morts tandis que la Fédération Internationale des Droits de l’homme avait fait état de 42.

    Tout en saluant le souci d’Evariste Boshab de jouer la carte de la transparence, notamment à travers un rapport circonstancié dont des copies seraient envoyées aux instances judiciaires ainsi qu’à plusieurs Ong et organismes de défense des droits de l’homme, l’opinion ne peut s’empêcher de s’interroger sur les zones d’ombres qui subsistent dans le dossier. En effet, l’enterrement, dans une même fosse, de plus de quatre cent personnes inconnues, sans familles et sans ressources, aurait paru normal s’il avait été précédé d’une large publicité, dans le but de permettre à d’éventuels proches parents ou connaissances de passer par la morgue de l’ex-Mama Yemo pour s’assurer que les leurs ne se trouvaient pas dans le tas. Il n’y aurait rien à redire si l’Hôtel de Ville de Kinshasa avait intéressé les organisations non gouvernementales nationales et internationales des droits de l’homme, la justice, les
    médias, la Croix-Rouge, etc. Une information préalable de l’opinion tant nationale qu’internationale au sujet d’un nombre aussi élevé d’indigents morts aurait peut-être donné lieu à moins de spéculations, même s’il est difficile, pour le commun des mortels, d’accepter pareille situation.

    L’alerte de la population de Maluku

    Ce qui parait désormais anormal, c’est le fait que c’est la population de Maluku qui a constaté la persistance d’odeurs insupportables dans son milieu de vie. Le fait qu’au lieu d’alerter la police du secteur ou les autorités municipales, elle se soit directement adressée à la Monusco constitue un signal négatif quant à la crise de confiance entre les citoyens congolais et un corps spécialisé chargé de les sécuriser ainsi que leurs biens.
    A présent que l’affaire se trouve sur la place publique, de nombreuses interrogations appellent des réponses claires et convaincantes. Naturellement, d’aucuns aimeraient savoir pourquoi la direction de la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa a-t-elle attendu que les statistiques d’indigents grimpent jusqu’au-delà de quatre-cents pour saisir l’Hôtel de Ville. N’était-il pas plus pratique et moins compromettant de désengorger la morgue par vagues de vingt, trente ou quarante corps abandonnés ?
    Qu’est-ce qui a manqué à l’administration urbaine ou au gouvernement central pour dispatcher les indigents décédés et abandonnés entre la multitude de sites d’inhumation de la capitale, du Bandundu et du Bas-Congo ? Dans quel état les quatre cents corps à problème se trouvaient-ils avant leur dernier «voyage» vers Maluku et dans quelles conditions étaient-ils mis sous terre, pour qu’ils se mettent à empester l’atmosphère ? Par respect pour les disparus, n’était-il possible de leur faire fabriquer des cercueils «économiques » et de les couvrir de draps à faible coût ? La fosse commune n’était-elle pas suffisamment profonde et spacieuse pour que ses « locataires » laissent échapper des odeurs peu commodes pour leurs frères et sœurs vivant à Maluku ?

    Des enquêtes pour lever les équivoques

    Apparemment anodine, l’affaire de la fosse commune de Maluku risque de prendre des proportions insoupçonnées si le gouvernement ne diligente pas rapidement des enquêtes indépendantes avec toutes les structures susceptibles d’aider à la manifestation de la vérité : les cours et tribunaux, le Parlement, la justice, les services de sécurité, les organisations non gouvernementales nationales et internationales de défense des droits de l’homme, la médecine légale, la police scientifique, la municipale et les résidents de Maluku, etc.
    On sait, à ce stade, que le BCNUDH (Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme) et Human Right Watch attendent impatiemment le contenu du rapport administratif leur promis par Evariste Boshab avant de prendre position. Ce qui trouble particulièrement les esprits, c’est le nombre excessivement élevé d’indigents entassés dans une fosse commune. Le sort leur réservé est de nature à heurter les bonnes consciences. D’où l’impératif d’évacuer les doutes à travers des investigations multipartites aux conclusions sans controverse. Dans ce pays où des gens disparaissent parfois sans laisser de traces (cas de Bazana de la VSV, de Belmonde Magloire du journal Le Point), la fosse commune de Maluku doit faire peur à plus d’un.
    Kimp

    Fosse commune à Maluku : la drôle d’affaire !


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     Un mémo à l’U.A. pour la libération des activistes de droits de l’homme

    Un mémorandum de la Société civile congolaise de la République Démocratique du Congo (RDC), signé par une centaine d’Organisations Non-Gouvernementales (ong) et adressé au Dr Nkosazana Diamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union Africaine (U.A.), a été déposé au siège de sa représentation de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, le vendredi 03 avril 2015.
    Cette correspondance sollicite l’intervention de la Présidente de l’UA pour la libération des défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie, détenus à Kinshasa depuis le 15 mars 2015 par les services de sécurité, à cause de leur participation à une activité citoyenne à laquelle «nos frères des mouvements ‘Balai citoyen’ du Burkina-Faso et ‘Y En A Marre’ du Sénégal avaient été conviés». A cette occasion, une délégation de plusieurs responsables de ces ongs, conduite par Jean-Claude Katende de l’ASADHO, a fait le déplacement pour déposer ce document.
    Le mémo déplore aussi une gestion discriminatoire du dossier, en ce sens que parmi les personnes qui ont été arrêtées, quelques unes ont été libérées tandis que d’autres sont encore en détention. Les défenseurs congolais des droits humains actuellement en détention, signale encore ce document, n’ont pas accès à leurs avocats. Ils n’ont pas été présentés devant les instances judiciaires compétentes et aucune charge n’est retenue contre eux. Enfin, les ongs craignent que l’arrestation de ces défenseurs ne constitue en réalité une volonté des autorités congolaises de limiter l’exercice des libertés publiques à la veille de l’organisation des élections générales en RDC.
    Le mémo note qu’en date du 15 mars 2015, il y a eu des arrestations massives à Kinshasa, capitale de la RDC, après une conférence de presse faisant suite à un atelier de réflexion et d’échange sur l’engagement des jeunes au processus électoral. Cet atelier était organisé par une plateforme des jeunes ; connu sous le nom de « Filimbi», avec l’objectif de promouvoir l’engagement civique ainsi que la mobilisation de la jeunesse et de débattre de la façon dont les jeunes congolais peuvent s’organiser de manière pacifique et responsable pour remplir leurs devoirs de citoyens. Des dirigeants et défenseurs des droits humains sénégalais et burkinabais sont venus à Kinshasa pour participer à cette activité et partager leurs expériences. Mais le mémo regrette que le dernier jour, lors de la conférence de presse, des éléments des services de sécurité ont procédé à des rafles.
    Pour Jean-Claude Katende, Jérôme Bonso, Dieudonné Kabasonga et toute la délégation, le gouvernement doit être tenu pour responsable de cette situation. En outre, le recours fait que l’U.A s’explique par le fait qu’à chaque fois qu’une situation anormale se présente dans notre pays, la société civile est accusée de ne pas tenir informer en priorité les instances africaines. En le faisant, elle espère une suite rapide et positive pour ses membres gardés jusqu’à ce jour dans les lieux inconnus. RSK


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     La deuxième ligne de la fibre optique va faire de la RDC la plaque tournante des télécoms en Afrique

    La problématique de la connexion à haut débit en République Démocratique du Congo n’a pas encore trouvé de réponse définitive. C’est ainsi que pour mieux cerner l’évolution de l’implantation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national et ses enjeux, Le Phare a réalisé une interview avec l’Ingénieur en électronique, Jean Pierre Mubanga, ci-devant Consultant en la matière.
    Au cours de cet entretien, l’expert a expliqué les avantages de l’implantation de la fibre optique, l’importance de l’usage combiné des faisceaux satellitaires, les retombées positives du projet «Cab 5», qui veut dire «Central African Back Bone, 5ème phase», pour le pays à divers niveaux, notamment sur les plans économique, scientifique, politique, communicationnel, etc.

    Le Phare : C’est depuis plusieurs mois que le gouvernement a inauguré la fibre optique venant de Muanda jusqu’à Kinshasa. Mais l’on parle également d’une deuxième fibre optique qui quitterait les provinces pour alimenter les autres pays. De quoi s’agit-il exactement ?
    Jean-Pierre Mubanga : il faut d’abord savoir que la fibre optique est un guide d’ondes (canal) généralement faite en silice (verre) qui permet de transférer des informations ou données émises à partir de diodes lasers ou de DEL. Ce guide d’ondes n’est pas d’un seul tenant, c.à.d. que le câble n’est pas continu, de bout en bout. De par la nécessité de régénérer le signal du fait de l’atténuation, il présente des segments (environ tous les 200 Km, est à noter toutefois que les meilleures fibres monomodes peuvent faire plusieurs milliers de km d’un seul tenant).
    La deuxième fibre optique dont on parle ne vient que suppléer la première au cas où cette dernière poserait quelques problèmes.
    En clair, la RDC n’a présentement qu’une seule fibre optique qui part de Muanda jusqu’à Kinshasa. En fait, parler de la fibre optique est une facilité de langage car dans la gaine protectrice, on trouve 12 paires de fibres monomodes, soit 24 fibres de verre servant à l’émission-réception. Mais pour faire simple et comme c’est l’usage (abusif), on parle de la fibre optique (comme si elle était unique). Cette fibre donc traverse différentes zones (sous les ponts, les routes, etc.), et c’est à ce niveau que l’on rencontre souvent de problèmes.
    Dans certains milieux ruraux, des paysans ne connaissant pas l’importance de la fibre optique, il leur arrive de la couper, surtout lorsqu’elle n’a pas été bien enterrée, croyant ainsi trouver un fil en cuivre ou un câble pour attacher leurs bétails.
    D’où la nécessité d’avoir des postes échelonnés au long du parcours d’implantation de la fibre pour assurer la régénération du signal et la surveillance de la continuité physique de la fibre optique (FO).
    Ainsi, on peut intervenir rapidement en cas de problème. Hormis cet aspect, la coupure intervient aussi lorsque certains organismes comme la voirie ou l’Office des Routes n’ont pas été informés de l’implantation de la FO et la déterre accidentellement lors des divers travaux de construction ou d’entretien. D’où l’importance d’avoir une coordination entre les différents services et organismes, notamment REGIDESO, SNEL, etc… afin de disposer de bonnes informations quant à la cartographie des implantations avant toute exécution de leurs travaux sur terrain.
    Par mesure de sécurité, il est recommandé d’assurer la redondance de la fibre optique, en ajoutant une deuxième de manière à éviter la paralysie (défaut de service) au cas où l’une des fibres serait endommagée. Bien entendu, l’implantation des fibres ne suit pas le même chemin mais les deux fibres auront les mêmes terminaisons.
    Dans le cas précis de notre pays, la fibre optique part de Moanda vers Kinshasa et vice-versa. Si l’on veut instaurer la deuxième fibre, on passera par exemple par la voie du chemin de fer au lieu de prendre la voie routière. On peut aussi, avec sa permission, se servir des lignes de haute tension de la SNEL pour faire passer le câble optique (car, la fibre optique est insensible aux perturbations électromagnétiques dont ceux des lignes HT ou des éruptions du soleil… et c’est l’un de ses avantages par rapport aux satellites).
    La «redondance » a pour but d’éviter qu’il y ait interruption de service, surtout pour les clients, notamment des grandes sociétés comme des opérateurs téléphoniques ou des banques. Il est important de leur assurer cette redondance, de telle sorte qu’au moment d’un incident ou d’une panne, on puisse basculer d’une fibre vers l’autre. Une autre possibilité pour assurer la redondance est d’utiliser les faisceaux satellitaires, à la réserve mentionnée ci-avant. Notons que le Congo détiendrait le record d’antennes satellites installées sur son territoire par rapport aux autres contrées.

    Le Phare : Concernant les satellites, la rédaction du journal « Le Phare » a eu à s’entretenir avec un expert en la matière, qui a estimé que le coût de l’implantation effective de la fibre optique en RDC est évalué à plus de 160 milliards de dollars. Et avec le faible budget qu’a la RDC, il serait difficile de réaliser un tel projet. D’où son option de recourir aux satellites. Qu’en pensez-vous ?
    Jean-Pierre Mubanga : A mon avis, chaque technique présente des avantages et des inconvénients. En dehors du problème des perturbations électromagnétiques déjà évoqué, un des désavantages des satellites est le temps de réponse du signal satellitaire. C’est ce que l’on appelle « le temps de latence », qui revient à 400 millisecondes en moyenne pour les satellites géostationnaires (c.à.d. situé à environ 36000Km au-dessus de nos têtes et tournant de manière quasi synchronisé avec la Terre). Dans le domaine des télécommunications, ce temps de latence est énorme surtout en matière de transmission des données (d’informations). A titre de comparaison, le temps de latence sur la fibre optique est inférieure à 100millisécondes voire meilleure que 40milliseconde pour les très bonnes fibres en usage dans le monde. C’est dire que l’on est quatre à dix fois mieux qu’avec les satellites.
    En termes des capacités, il n’y a pratiquement pas de comparaison entre les satellites et la fibre optique car cette dernière bénéficie d’une large bande passante.
    Le panorama des satellites n’est pourtant pas tout sombre. On peut recourir aux satellites lorsqu’on se trouve dans des zones difficiles d’accès, telles que les zones de forêt tropicale dense et inhospitalière, marécageuses, où l’installation de la fibre optique poserait problème.
    Par contre, la fibre optique est avantageuse dans la savane ou dans les zones herbeuses et peu accidentées. Ainsi, en RDC, de Muanda-Matadi à Kinshasa, cela pose peu de problèmes pour déployer la FO, puisqu’il y a des routes et des collines. De Kinshasa à Kasumbalesa, là non plus, il pose peu de soucis. La preuve en est qu’il existe déjà les câbles de la SNEL qui partent du barrage d’Inga dans la province de Bas-Congo vers le Katanga.
    En revanche, lorsqu’on s’imagine tirer la FO de Mbandaka pour aller vers les zones forestières tropicales cela devient difficile epuisqu’il existe encore des zones inexplorées (où depuis que le monde existe, l’homme n’a probablement jamais mis pied). Dans ce cas, le satellite est la solution idéale !
    En conclusion, nous pouvons dire que la véritable solution pour la RDC c’est un mixage des deux options : la fibre optique dans les zones d’accès facile et les satellites dans les zones difficiles d’accès.
    Il est donc primordial de recourir à la cartographie et d’arrêter un plan optimal d’implantation de la fibre optique et des zones dévolues aux liaisons par satellites.
    C’est vrai que la fibre optique a un coût très élevé, mais si la politique d’implantation est faite de manière professionnelle et rationnelle, il n’y a pas de soucis puisqu’elle est incontournable.
    En plus, le problème ne réside pas seulement au niveau du coût mais aussi de la politique d’exploitation, une fois implantée, pour qu’elle soit rentable.

    Le Phare : Est-ce que l’implantation de la fibre optique a été faite selon les règles de l’art ?
    Jean-Pierre Mubanga : Les contraintes que l’on rencontre actuellement me pousseraient à dire qu’elles ne sont pas rédhibitoires et il y a possibilité d’y remédier. Du reste, elle fonctionne et est exploitée actuellement. Certes, il y a eu des fautes, des lacunes, etc., mais l’on ne peut pas jeter le bébé avec l’eau de bain. La fibre optique entre Kinshasa et Muanda est séjà posée. Donc, il faut s’assurer qu’elle fonctionne avec une qualité de service correcte et qu’elle soit fiable. Il faut que les gens est travaillent au niveau de la SCPT, puisque c’est elle qui en assure l’exploitation, rendent un service de qualité pour que les clients soient satisfaits. Dans un passé récent, cela n’a malheureusement pas été le cas.

    Le Phare : La SCPT est-elle impliquée totalement dans le domaine de la fibre optique ?
    Jean-Pierre Mubanga : Si, elle est impliquée totalement. La SCPT est en réalité l’exploitant officiel de la fibre optique. Mais le problème est que celle-ci n’a pas les capacités techniques voulues pour pouvoir exploiter seule la fibre optique. C’est ainsi qu’elle collabore avec des sous-traitants, en l’occurrence des sociétés chinoises, afin d’assurer le QOS ou la qualité de service que demandent par exemple les opérateurs des télécommunications.

    Le Phare : Est-ce que la RDC a procédé à une étude de faisabilité sur le terrain, sur tous les plans, avant de se lancer dans la réalisation du projet ?

    Jean-Pierre Mubanga : Bien sûr ! La difficulté est que l’urbanisation au Congo est chaotique. On construit où l’on veut, sans respecter le plan d’urbanisme. D’où l’importance de la sensibilisation de la population sur la question et une communication entre différents services de l’Etat, que ce soit au niveau du génie civil, des travaux publics et de l’aménagement du territoire avant qu’il y ait un premier coup de pioche, pour ne pas endommager la fibre optique.
    A-t-on un plan d’aménagement du territoire, un plan d’urbanisme ? Les respecte-t-on ? Et plus crucial, sévit-on contre les contrevenant ?
    Ces aspects sont pris en compte et respectés dans des contrées où l’on utilise la fibre optique depuis le début…

    Le Phare : Dans combien de temps les travaux de la deuxième fibre prendront-ils fin ?
    Jean-Pierre Mubanga : La ligne Kinshasa Kasumbalesa est quasiment terminée. Je pense qu’elle pourrait être inaugurée dans les prochains mois. D’ailleurs, il y a un autre projet qui a été lancé la semaine dernière, appelé « Cab 5 », dont le financement par la Banque Mondiale est à hauteur de 92 millions de dollars.

    Le Phare : En quoi consiste réellement le projet « CAB 5 » et quel est le bénéfice pour le Congo ?
    Jean-Pierre Mubanga : C’est un autre projet qui sera profitable énormément au pays. En effet, la plupart des pays africains sont connectés via une fibre optique qui fait pratiquement le tour de l’Afrique. C’est ce qu’on appelle l’UMOJANET. Et le Congo par le point d’atterrage de Muanda, s’est raccordé à ce câble par voie maritime.
    Mais il y a un autre réseau qui passe par le terrestre, c’est-à-dire qu’au lieu de contourner l’Afrique, l’on traverse cette dernière en passant notamment par le Congo : c’est le projet UHURUNET.
    D’où la nécessité d’aller de Muanda à Kinshasa, de Kinshasa au Katanga et du Katanga vers la Zambie ou la Tanzanie pour se raccorder au réseau qui relie déjà vers le Kenya et autres pays de l’est africain. Ce même câble va remonter vers Goma, Beni et pourra être raccordé selon le cas au Burundi, au Rwanda et/ou à l’Ouganda et ainsi se raccorder aux autres pays de l’Est et du nord-est de l’Afrique. Ce projet est déjà mis en route.
    La deuxième ligne que nous construisons (le Back BONE ou la dorsale), qui s’inscrit aussi dans ce projet, permet également de relier les pays africains parce que le CaB 5 permet de relier le Rwanda à la Tanzanie ou la Zambie via l’Est de la RDC, suite à sa position stratégique.
    C’est qui fait qu’on ne peut pas concevoir de réseaux terrestres qui couvrent l’Afrique sans passer par le Congo. Et d’ailleurs, la place centrale qu’occupe notre pays est un avantage capital dans ce sens que tous les trafics qui vont passer par ce câble et qui traverseront le
    Pays, seront une source des revenus. Dans la corne de l’Afrique, Djibouti par exemple, n’a pas des richesses mais elle vit principalement des taxes collectées sur l’utilisation de la fibre qui traverse son territoire. Et ça leur rapporte beaucoup d’argent.
    Ainsi, pour rentabiliser l’utilisation de la fibre optique, il faut assurer la transparence dans les appels d’offres et opter :
    – soit pour un marché contrôlé et régulé par l’Etat avec quelques champions économiques privilégiés (sociétés d’Etat dans lesquelles l’Etat est majoritaire) ;
    – soit pour un marché très concurrentiel avec plusieurs acteurs privés, à condition que ce marché soit régulé par l’Etat en toute transparence.
    Le plus important est que l’on arrête le juridisme forcené qui entrave le pays et que l’on laisse les véritables compétences techniques s’exprimer sur leur terrain. Ensuite, il faut former des techniciens dont nous avons besoin pour bâtir un pays plus beau qu’avant.

    Propos recueillis par Perside DIAWAKU et Dorcas Nsomue


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