Crée le 03-02-2012- 23h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE | Mis à jour levendredi 03-01-2012 - 00H29 AFRIQUE REDACTION PAR : la tempete des tropiques
La MONUSCO souffre d'un déficit de compréhension auprès des Congolais. La mission onusienne a voulu réparer cette tare en initiant une séance d'information à
l'ISTA. De jeunes leaders d'opinion en ont profité pour s'informer et parfois faire connaître leurs états d'âme.
La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MCNUSCO) a initié, le mardi 31 janvier à l'Institut
Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA), une séance d'information ayant pour thème “ La résolution 1991-Mandat et rôle de la MONUSCO en RD Congo ». Il s'agissait pour cet organisme d'expliquer
à un parterre de leaders d'opinion, choisis essentiellement parmi des étudiants, ses missions et défis depuis son arrivée en République Démocratique du Congo.
La coordinatrice Unite Outreach de la division de l'information publique-MONUSCO, Aissatou Laba Touré, a dans son intervention, fait connaître le mandat de la
MONUSCO, cherché à le vulgariser et le faire mieux comprendre par l'audience. L'intervenante a expliqué que le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait installé la MONUSCO le 28 mai 2010 avec
sa résolution 1925. Elle prenait la place de la MONUC, qui avait oeuvré pendant près de dix années.
Mme Touré a signalé que pour accompagner le gouvernement congolais dans son action, le conseil de sécurité, dans sa résolution 1991 du 28 juin 2011, a insisté sur
divers points comme l'appui au processus électoral, l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie de sécurité nationale et la lutte contre les groupes armés comme l'Armée de Résistance du
Seigneur (LRA). L'oratrice a parlé du mandat de la MONUSCO, s'étendant jusqu'au 30 juin 2012. L'intervenante a tenu à nuancer son propos, rappelant que le mandat initial de la MONUC était de six
mois. Elle aussi détaillé le contenu du mandat de la mission onusienne et sa structure.
La RD Congo victime de ses richesses
Daniel Ruiz, de la division des affaires politiques, a relevé qu'il n'existe pas de modèle unique de paix dans le monde. Avec franchise l'homme a abordé les écueils
à la paix en RDC déclarant par exemple que” le problème du Congo est qu'il y a des richesses qui sont convoitées par les multinationales “. Refusant de nommer les pillards, il a toutefois reconnu
que tout le monde avait des soupçons.
Mayal Tshabuila, du bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) a survolé l'histoire moderne des droits humains. Il a raconté les efforts
entrepris par son bureau pour les faire respecter en RD Congo.
Abdramane Ouattara a présenté la police de la MONUSCO, d'un effectif total de 322 unités, appartenant à 25 nationalités. Le capitaine de gendarmerie malien a
expliqué que la mission onusienne s'emploie à appuyer la Police Nationale Congolaise dans sa tâche de former et réorganiser ses troupes. Son collègue El Hadj Belco Diallo a détaillé efforts
entrepris par les Nations Unies pour par exemple réfectionner des installations de la PNC ou le déploiement de policiers à l'Est du pays. Alima Coulibaly a pour sa part insisté sur le fait que la
responsabilité du maintien de l'ordre en RD Congo incombe aux policiers congolais.
Des groupes armés toujours actifs
Le colonel Prosper-Félix Basse a quant à lui, grâce à des projections, illustré a présence des diverses forces négatives sur le territoire congolais. L'officier
supérieur sénégalais a rappelé le mandat des près de 20 000 soldats des forces de l'ONU stationnés dans la RDC. Deux membres de la division électorale de la MONUSCO ont relevé l'effort titanesque
consenti pour la tenue du scrutin, rien qu'au regard de la logistique mobilisée.
Signalons que c'est le secrétaire général académique de l'ISTA, le professeur Kidiamboko, qui a accueilli la délégation de la MONUSCO. La Mission onusienne était
représentée au plus haut niveau par le directeur Division de l'information publique, Manoodge Munubay. L'assistance a eu l'occasion d'apprécier les “Ave Maria“ de Schubert et Calluccini
interprétés successivement par Pascal Buzangu et Madeleine Matayo qu'accompagnait au synthétiseur Boris Musondoli. Le public a aussi pu être édifié sur les droits humains en suivant un
sketch.
Yves MITONDO