Créé le 27-09-2011 à 10h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE
NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE | Mis à jour le mardi 27-09-2011 à 11 h05| AFRIQUE REDACTION
PAR :LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE
Initiée par l'Institut d'études de la paix et de la sécurité, la rencontre vise une large concertation entre les Congolais de tous les horizons autour des grands
défis de l'heure. C'est en principe ce 27 septembre que le forum sur la paix et la sécurité en RDC, initié par l'Institut d'études de la paix et de la sécurité (IPSS) de l'université
d'Addis-Abeba, en Éthiopie, clôture ses travaux. Les participants à cette rencontre ont eu à débattre du processus électoral et les perspectives de paix et de sécurité dans le pays en cherchant,
à travers une réflexion plurielle, à baliser la voie pour la tenue des élections libres, transparentes et apaisées.
En attendant les conclusions de ce forum auquel participent tous les intervenants au processus électoral en cours, d'aucuns pensent que ces assises devraient
s'atteler à rassurer la communauté internationale qui continue à redouter l'issue des scrutins pouvant éventuellement déboucher, si on n'y prend garde, sur des contestations et violences
postélectorales. D'où la nécessité de ce forum qui a permis aux parties invitées de se mettre d'accord sur les termes de référence devant garantir la transparence des résultats et l'atterrissage
en douceur de différents scrutins.
La rencontre d'Addis-Abeba, indique-t-on, s'inscrit dans la droite ligne de celle organisée en Afrique du Sud, ayant accouché d'un code de bonne conduite auquel
avaient souscrit tous les participants. Cette fois-ci, il s'agit d'aller au-delà du simple chapelet de bonnes intentions pour dégager des pistes susceptibles d'éloigner le spectre de la violence
et de la contestation dans le jeu électoral, de sorte que les résultats reflètent réellement la vérité des urnes. « Les Congolais ont intérêt à ne pas gâcher la nouvelle chance de paix, de
démocratie, de cohésion nationale, de saine compétition, de libre choix des élus qui s'offre à eux », commente un analyste qui pense que la rencontre d'Addis-Abeba est d'une portée salutaire
compte tenu du fait qu'elle met autour d'une table les différents protagonistes de la scène politique congolaise.
Outre l'enjeu électoral, les participants ont eu aussi la latitude de réfléchir sur le développement de la RDC pour le contrôle efficient de ses immenses richesses
via l'instauration d'un leadership responsable. Plusieurs partis et regroupements politiques, tant de l'opposition que de la majorité, sont représentés à Addis-Abeba à l'instar du Parti du peuple
pour la reconstruction et la démocratie, de l'Union pour la démocratie et le progrès social ainsi que de l'Union pour la nation congolaise. La société civile y est représentée par le biais de ses
différentes structures spécialisées dans le domaine de l'information et de la communication.
Le ministère de l'Intérieur, sécurité et décentralisation, la Céni, la Monusco, l'Union européenne et l'Union africaine participent également à cette réflexion
plurielle.
Alain Diasso