Créé le 18 -05-2011 à 11h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mercredi 18- 05-2011 | 13h20 | AFRIQUE REDACTION PAR : LE PHARE
Dans le cadre de la sécurisation du processus électoral, la France vient de s'engager dans la formation de deux bataillons de la Police d'Intervention Rapide,
l'Union Européenne, via la mission EUPOL qui accompagne ce processus. En effet, d'après un communiqué de l'ambassade de France parvenu hier au Phare, ce pays rappelle que ce n'est pas la première
fois que la coopération française fait le choix de soutenir cette grande unité de la police nationale congolaise. Déjà entre 2003 et 2006, pas moins de quatre bataillons PIR avaient été recyclés
et équipés puis engagés en première ligne durant tout le processus électoral, à la grande satisfaction des observateurs internationaux.
« La police a vocation à être un pilier de l'Etat de droit, à fortiori à l'approche d'échéances électorales importantes. C'est pourquoi nous investissons dans la
formation des policiers et modernisons leur équipement. Sauf cas de légitime défense, l'usage d'armes à feu doit être proscrit dans la gestion de troubles à l'ordre public car les citoyens qui
manifestent leur désapprobation ne sont ni des ennemis, ni des criminels. C'est pourquoi, la formation que nous délivrons s'appuie exclusivement sur la détention et l'usage d'armes non létales »,
assure Pierre JACQUEMOT, Ambassadeur de France.
Cette fois-ci, ce sont deux bataillons de cinq cents policiers chacun, qui vont très prochainement être recyclés.
Mais d'ores et déjà, un cycle de formation de quarante aides-moniteurs a été lancé lundi 16 mai à Limete. Ces derniers encadreront ensuite leurs camarades lors de
la formation ultérieure qui se déroulera à Maluku avec l'appui de quatorze experts européens de la police ou de la gendarmerie.
Le dispositif de formation sera complété avec cinq cadres congolais qui viennent d'obtenir avec brio la qualification de Formateur à l'Ordre Public Africain, à
l'école d'Awaê au Cameroun.
Tous ces policiers se retrouveront à Maluku pendant trois mois pour apprendre.
Deux particularités caractérisent ce projet. En premier lieu le soutien appuyé de l'Union Européenne qui prend à son compte l'équipement radio des bataillons
formés. EUPOL a par ailleurs détaché plusieurs instructeurs au sein de l'équipe de formation. En second lieu, à l'issue de la formation, les bataillons PIR seront évalués dans le but de se voir
accorder la certification à l'ordre public africain exigée pour les missions policières réalisées sur le continent.
Tshieke Bukasa