Créé le 08 -12-2011 à 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE | Mis à jour le jeudi 08-12-2011 14H
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Quand l'incompétence, la malhonnêteté intellectuelle et la corruption font bon ménage à l'office du patron de la nouvelle église méthodiste de la RDC.
Le Pasteur (Sic!) Daniel Ngoy Mulunda qui dirige la Commission Electorale nationale indépendante conformément aux prescrits du pacte secret qui le lierait
intimement à la personne du candidat numéro 3 à la présidentielle et à la Majorité Présidentielle est déjà au bout de son rouleau !
En effet, alors que l'opinion nationale et internationale attendait la publication intégrale, mardi dernier, de résultats provisoires de l'élection présidentielle,
le Président de la CENI s'est évertué à remettre unilatéralement cette étape décisive du processus ce jeudi 8 décembre.
Le motif avancé pour justifier ce raté extrêmement grave était l'impossibilité pour lui d'entrer en possession de tous les procès verbaux attendus de bureaux de
vote situés dans certaines localités de l'arrière-pays Aux dires des spécialistes avisés les reports et autres manoeuvres apparentés orchestrés par Ngoy Mulunda le sont dans le but de se donner
suffisamment de temps pour effectuer de nouveaux tripatouillages susceptibles de gonfler artificiellement les résultats à inscrire sur le compte de son protégé de candidat que tout le monde
connaît, affirme-t-on dans le camp de l'opposition.
Il y a lieu de rappeler que le Président de la CENI n'en est pas à sa première violation intentionnelle de la loi électorale qu'il est censé protéger sans sa lettre
et son esprit. A plusieurs occasions, il y a un ou deux mois, Daniel Ngoy Mulunda avait été invité à plus de réalisme en voulant coûte que coûte tenir les élections présidentielle et législative
à la même date du 28 novembre écoulé !
Mal lui en a pris car en tenant les deux élections à a même date il n'a pas réussi à satisfaire au test de ponctualité, d'organisation et de fiabilité de résultats
qui s'était imposé à lui. Résultat : un gâchis indescriptible qui a fait dire à certains observateurs internationaux que rien de sérieux ne pourrait sortir des élections conduites de cette
manière par Ngoy Mulunda.
A ce jour, personne ne peut contredire les propos de ces observateurs qui sont descendus dans les bureaux du précité sur le boulevard du 30juin, et dans le fameux
centre de compilation situé dans l'enceinte de la FIKIN qui rappelle à ce jour les très légendaires écuries d'Augias. A quel raté de processus électoral le Pasteur néo-méthodiste a-t-il conduit
le peuple congolais? Si le ridicule pouvait tuer... !
Holàs à des résultats fantaisistes!
Ainsi que l'affirment des sources proches de l'Union pour la Nation Congolaise, Ngoy Mulunda est conscient d'avoir raté le coche qui devait l'amener à la célébrité
avant la fin de son séjour terrestre.
Pour essayer de refaire ses chances il s'est mis à développer des stratagèmes destinés à tromper l'opinion nationale et internationale alors que la volonté
clairement exprimée par lé souverain primaire à travers tes urnes, le 28 novembre dernier, est déjà connue. A en croire les mêmes sources, les compilations de résultats faites respectivement par
la MONUSCO, l'Eglise catholique via la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) et plusieurs observateurs internationaux ne donnent pas du tout Joseph Kabila vainqueur du scrutin
présidentiel du 28 novembre écoulé.
Une fraude à l'échelle industrielle de deux scrutins qui viennent d'avoir lieu dans le pays ont été qualifiés comme étant ceux de la honte par Vital Kamerhe,
Président de l'UNC, ont montré leurs limites de transparence et, donc, de viabilité grâce à la vigilance tous azimuts du peuple congolais.
Un exemple démontre à quel point les élections conduites par les mains sales du pasteur méthodiste sont très loin d'être crédibles et opposables à tous. Tenez
plutôt dans la localité de Lusangi, secteur Bangu-Bangu : Lulindi, province du Maniema, la population n'a pas voté. A Salamabila et Kahembe des milliers de bulletins de vote cochés au préalable
ont été interceptés par les habitants et livrés aux flammes d'un grand foyer. A la base de ce scandale se trouve un membre très influent du PPRD répondant au nom de Omari Shadari.
Dans la même province du Maniema, les ¾ de bureaux de vote ouverts pourtant à l'heure prévue n'ont connu la présence d'aucun électeur. On signale plus
particulièrement que les bashi et les Balega, qui constituent pourtant une minorité significative dans le secteur ont été interdits de prendre part aux scrutins par le gouverneur Tutu Salumu. La
question troublante que l'opinion nationale et internationale se pose concernant le Maniema est la suivante : d'où sont venus les chiffres astronomiques que Ngoy Mulunda vient de publier à côté
du nom du candidat n°3 qui est signalé comme vainqueur dans cette province?
Vital Kamerhe, présentement parte-parole de l'ensemble de l'opposition (Fatima et Sultani), conseille à la CENI de se déférer au verdict des urnes et, ce, à toutes
les élections récemment passée et à venir dans le pays.
En effet, on acquiert de plus en plus la certitude maintenant qu'au niveau même de l'élection législative qui vient d'avoir lieu, l'ex Majorité Présidentielle
tentera de se reconstituer en usant de faux mais sa déroute électorale est d'ores et déjà certaine au regard de vrais résultats détenus par les forces du changement ayant pris une part active à
cette élection.
Autrement dit les candidats de l'opposition à l'élection législative du 28 novembre dernier ont remporté la victoire sur ceux de la majorité révolue grâce â la
sanction négative que le souverain primaire vient de lui infliger. Pour empêcher cette majorité de chiper sa victoire acquise de haute lutte, l'opposition a placé des remparts que le larron ne
pourra franchir.
Monga Narcisse