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Channel: AFRIQUE REDACTION . L'information en continu ! Afrique au cœur de l’actualité...Infos News sur la RDC, les brèves de la dernière minute. Synthèse sur l’actu internationale. rdcongo-kinshasa, Nord et Sud KIVU, Kinshasa, Bas Congo, Dongo, Equateur, Maniema, Lubumbashi, les deux Kasai. Rédacteur en Chef : BONGOS Roger
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RDC: les chefs coutumiers de l’Ituri appellent le gouvernement à négocier avec Cobra Matata

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Crée le 04-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  06H35- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Des chefs coutumiers le 24/07/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Photo John Bompengo

Les notables et chefs coutumiers du district de l’Ituri (Province Orientale) plaident pour les négociations entre le gouvernement de la RDC et les miliciens de Cobra Matata en vue d’épargner les vies humaines.Ces chefs et autorités traditionnelles l’ont dit, vendredi 1er juin au cours d’une rencontre avec les responsables locaux de la Monusco à Bunia, chef-lieu du territoire d’Irumu.

Au cours de cette rencontre, ces chefs coutumiers ont exprimé  leur inquiétude par rapport à l’avancée des Forces armées de la RDC (FARDC) vers les positions sous contrôle des miliciens.

Ils redoutent également des nouveaux affrontements et plaident pour un statu quo sur terrain.

Ensemble, la Monusco et ces autorités traditionnelles ont échangé sur les mécanismes à mettre en place pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat en territoire d’Irumu et elles ont examiné les revendications que le chef milicien Cobra Matata a adressées au gouvernement pour déposer les armes.

Cette milice demande au gouvernement de la RDC l’Amnesty ainsi que l’intégration de ses hommes dans l’armée régulière.

De son côté, le commissaire de district de l’Ituri en charge des questions politiques a demandé aux notables de continuer à sensibiliser les miliciens à déposer les armes.


Goma: le CNDP annonce son divorce d’avec la MP

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  03-06-2012 -  06H10- AFRIQUE REDACTION PAR: ARTV-NEWS RADIOOKAPI

Le drapeau du CNDP/Photo Okapi. 

Les membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont fait défection de la Majorité présidentielle (MP). Ils l’ont annoncé à Radio Okapi ce dimanche 3 juin à Goma (Nord-Kivu). La décision a été prise au cours d’une réunion du bureau politique du CNDP tenue dans la même ville hier dans la soirée.  Ce départ de la famille politique du chef de l’Etat est accompagné de la démission du ministre provincial du Nord-Kivu de la Justice et Réinsertion, François Ruchogoza.

Ce ministre CNDP a quitté le gouvernement provincial du Nord-Kivu avec tous les membres de son cabinet.

Joint au téléphone, le déjà ex-ministre a indiqué que son parti entend, à travers cette décision, faire une pression sur le gouvernement provincial pour restaurer la paix en province:

«C’est conformément à la décision de la direction politique du CNDP dont je fais partie, qui a décidé à ce que nous quittions le gouvernement provincial. La fois passée, il y a eu commencement des hostilités au niveau du Nord Kivu, nous avons initié quatre communiqués au gouvernement congolais pour que les hostilités cessent et pratiquement le gouvernement a répondu par le négatif. C’est pourquoi la direction politique de notre parti a décidé que je quitte le gouvernement».

Tout en niant l’assertion selon laquelle le CNDP quitte la Majorité présidentielle (MP) pour rejoindre le Mouvement du 23 mars (M23), François Ruchogoza indique que son parti exige du gouvernement congolais le respect des accords du 23 mars qui prévoyaient notamment l’intégration de la police de l’ex-groupe armé CNDP, l’intégration politique de ses cadres civils ainsi que le retour des refugiés congolais qui vivent au Rwanda et en Ouganda.

Cependant, le président national du CNDP, le sénateur Mwangachuchu dit ne pas être au courant de cette décision.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku indique, pour sa part, qu’il n’a pas encore été officiellement saisi de cette démission.

Nord-Kivu: le M23 nie de préparer un génocide contre les Tutsi à Kitchanga

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Crée le 04-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  06H35- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le Mouvement du 23 mars (M23) a refusé, ce dimanche 3 juin à Goma (Nord-Kivu), de porter la responsabilité des déplacements en masse des populations tutsies à Kitchanga comme le laisse entendre la société civile locale. 

Pour ce mouvement rebelle, constitué des anciens du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ces populations fuient plutôt des pillages et exactions perpétrés contre elles.

Le M23 nie également les accusations portées contre lui sur la préparation d’un quelconque génocide contre les populations tutsies à Kichanga, en territoire de Masisi.

Le mi au point du  M23 fait suite à la déclaration du vice-président de la société civile du Nord-Kivu, Omar Kavota, qui avait accusé, mercredi 30 juin, les cadres de ce mouvement rebelle de préparer un génocide contre les populations Tutsies de la localité de Kitshanga, dans le territoire de Masisi.

«Les rebelles du M23 seraient entrés d’envisager de revenir à Kitshanga, après des pertes qu’ils sont en train de subir de la part de l’armée régulière à Jomba et Bueza dans la territoire de Rutshuru. Les membres du M23 organiseraient même des actes de tueries pour justifier un éventuel génocide qui serait attribué aux forces loyalistes», avait affirmé Omar Kavota.

Le vice-président de la société civile du Nord-Kivu avait, par ailleurs, lancé un appel aux autorités de la RDC pour qu’elles puissent «rassurer cette communauté» et bien d’autres vivant dans la région.

Un bébé oublié sur le toit d'une voiture à Phoenix

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  03-06-2012 -  06H10- AFRIQUE REDACTION PAR: ARTV-NEWS


 

 

Une jeune femme de 19 ans qui avait consommé du cannabis a été arrêtée samedi à Phoenix après avoir pris le volant en laissant son fils de cinq semaines sur le toit de sa voiture, rapporte la police.Le bébé est tombé sur la route au milieu d'un carrefour mais, toujours sanglé sur son siège auto, s'en est tiré sans une égratignure. Il a été confié aux services sociaux. Sa mère a été inculpée de mauvais traitements et de coups et blessures.

David Schwartz, Jean-Philippe Lefief pour le servic

«Mon fils est né avec une peau lézardée, sans paupières…»

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  06H10- AFRIQUE REDACTION PAR: ARTV-NEWS - L'OBSERVATEUR

 
L’image est insoutenable. Elle fait froid dans le dos et suscite des frissons de révulsion. Lové dans les bras de sa maman, Mame Thierno Fall, bout de chou de 2 mois, fait peine à voir. Enduit de karité et d’un baume pour hydrater sa peau, il s’époumone tristement dans des sanglots attendrissants. A arracher des larmes aux plus durs. Le drame de Mame Thierno, c’est d’être né sans paupières, avec la peau lézardée, parsemée d’écailles. De jour comme de nuit, ses parents sont obligés de l’enduire d’une crème hydratante qui coûte 7000 F Cfa l’unité. La famille, totalement démunie, en appelle à l’aide des bonnes volontés. 

Le petit, lui, vit un véritable calvaire. La nuit, il lui est impossible de dormir. Dès que la pommade avec laquelle on l’enduit s’assèche, sa peau laisse entrevoir des plaies béantes et purulentes. Balloté entre les structures médicales, les diagnostics des médecins sont unanimes : Mame Thierno souffre de troubles de consanguinité, parce que ses parents, une femme au foyer et un marchand ambulant, des cousins germains, ont choisi d’unir leurs vies. Aux dépens de leur progéniture. Mais surtout du petit Mame Thierno, dernier né d’une famille pourtant normalement constituée. Cette histoire est tout simplement émouvante et mérite d’être connue. Son calvaire est quotidien et l’impuissance de ses parents face au mal qui ronge leur fils, totale. Récit ! 

«Je m’appelle Ngoma Fall. Je suis ressortissant de Souguer dans le département de Tivaoune. J’ai 25 ans et je suis marchand ambulant. Je suis marié à Awa Mbaye. Agée de 18 ans, elle est femme au foyer. Nous sommes des cousins, nos mères sont des sœurs de même père et même mère. Mon épouse est ma sœur, avant de partager ma vie. Ma mère m’avait demandé de l’épouser et j’ai accédé à sa demande, après avoir pris le temps de la connaître. Awa et moi avons fini par nous amouracher l’un de l’autre et nous avons uni nos deux vies. Malgré nos maigres moyens, nous affrontons la dure loi de la vie. Mon épouse est restée au village, tandis que moi, je suis venu m’installer à Dakar, précisément à Pikine. 

Je fais la navette entre la banlieue et le centre ville pour faire le rabatteur de certains commerçants. Parfois, j’arrive à m’en sortir, d’autres fois je rentre sans un sou. Il en fut ainsi pendant des années. Entre temps, nous avons eu un fils. Aujourd’hui, il est âgé de trois ans. Avec les vicissitudes de la vie, nous étions quand même heureux. Awa a de nouveau contracté une grossesse. Nous étions très enthousiastes à l’idée d’accueillir un autre enfant dans notre foyer. Ma femme se rendait régulièrement à ses visites prénatales, suivait normalement son traitement. Tout se passait pour le mieux. Le jour où elle devait accoucher, elle s’est rendue, sereine, à la maternité. Sans complications, elle a donné naissance à un petit garçon. Toutefois, ce garçon n’était pas comme les autres. Il est né avec une peau lézardée, ses yeux étaient dépourvus de paupières et il pleurait sans cesse. Ma mère a été la première à s’en apercevoir. 


«On lui enduit le corps de karité toutes les 5 minutes, à défaut d’une crème qui coûte 7000 F Cfa l’unité» 

J’étais à Dakar quand on m’a appelé pour m’annoncer en même temps la bonne et la mauvaise nouvelle. La sage-femme a d’abord diagnostiqué une syphilis endémique. Elle m’a dit qu’il fallait le suivre de très près, car cela a progressé jusque dans ses yeux. Deux jours après, la maladie s’est aggravée et j’ai laissé mes affaires en rade pour aller les rejoindre au village. Mon premier réflexe a été de le conduire au centre de santé de la bourgade. Là-bas, les médecins étaient tellement dépassés par la situation, qu’ils ont décidé de le transférer à Thiès. Arrivé sur place, mon fils que j’ai baptisé Mame Thierno, a été hospitalisé après être passé entre les mains de plusieurs médecins. 

Ils ont décidé de le retenir quelques jours, parce qu’ils n’étaient pas en mesure de se prononcer sur sa maladie. Ils nous ont juste dit qu’il était fort probable que ses problèmes de peau soient dus à notre consanguinité. Toutefois, il était impossible de lui faire des analyses pour en avoir le cœur net. Après ce séjour hospitalier épuisant, on ne savait toujours pas de quoi souffrait mon enfant. Malheureusement, nous ne pouvions plus nous permettre de rester à l’hôpital, parce qu’il fallait payer les frais d’hospitalisation et cela nous coûtait cher. J’ai donc été contraint de retourner, avec ma femme et mon fils, au village. La situation s’aggravait de plus en plus et je n’avais plus d’autre choix que de l’évacuer sur Dakar. Nous nous sommes rendus à l’hôpital Fann où deux médecins l’ont consulté, sans suite. Ils nous ont fixé un autre rendez-vous et nous y sommes allés, avec toujours le même résultat : une tonne d’ordonnances, des frais de consultations coûteux. Ma mère a vendu tous ses bijoux pour faire face à ces dépenses. Il m’est même arrivé d’avoir un peu d’argent et d’avoir à choisir entre faire bouillir la marmite ou acheter les médicaments de mon fils. Heureusement, je pouvais parfois compter sur le soutien des membres de ma famille. 
Toutefois, ils ne sont pas mieux lotis que moi. Malgré tous nos efforts, nous ne connaissions toujours pas le nom de la maladie de mon enfant. Les médecins avaient toujours la même réponse, nous avons peut-être le même sang mon épouse et moi. Cela ne me convainquait pas, puisque nous avions un premier fils, qui, lui, n’a pas ces problèmes. Ils m’ont tout de même dit que le mal de Mame Thierno pouvait être guéri, mais il fallait beaucoup d’argent et peut-être une évacuation à l’étranger. N’arrivant pas à joindre les deux bouts, nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Ma femme ne dort plus et a perdu l’appétit. Elle pleure à longueur de journée, ne comprenant pourquoi un tel sort s’est abattu sur nous. L’enfant qui a aujourd’hui deux mois, est en proie à des douleurs atroces. 

Il ne ferme pas l’œil de la nuit et pleure jusqu’au petit matin. Pendant la journée, sa peau s’assèche toutes les 5 minutes. Nous sommes obligés de l’enduire d’une crème qui coupe 7 000 F Cfa l’unité. Pour un débrouillard comme moi, ce n’est pas évident. Parfois, quand la crème finit, je suis obligé d’acheter du beurre de karité pour lui enduire le corps, à défaut, la peau se craquelle et de petites plaies purulentes se forment sur son corps.

 La douleur est insupportable. Mon fils ne peut même pas porter d’habits. Toutefois, nous rendons grâce à Dieu, car il y a des gens qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Le Bon Dieu a bien voulu nous en donner un, nous ne l’en remercierons jamais assez. Nous avons frappé à toutes les portes, en vain, c’est pourquoi, nous faisons appel aux bonnes volontés, aux âmes charitables qui voudraient bien nous venir en aide. Qui voudraient bien nous aider à soigner notre fils. Nous n’avons pas les moyens de lui prodiguer les soins nécessaires à sa survie. Voilà deux mois que nous vivons dans la tourmente et la douleur, face à l’avenir incertain de notre petit ange»… 

Maman courage… 

Des gouttes de sueur perlent sur son front. Awa Mbaye repousse machinalement le drap dans lequel est enveloppé son fils. Avec l’autre main, elle tente de lui faire du vent. L’enfant pendu à son sein, tète entre deux gémissements. Ses yeux rougis témoignent de son manque de sommeil. Depuis plus de deux mois, elle n’a plus connu les joies d’une bonne nuit de sommeil, à plus forte raison d’une sieste. 
Qu’à cela ne tienne ! Le bien-être de son petit Mame Thierno, avant le sien. Résolue à assumer son rôle de mère jusqu’au bout, cette maman courage, du haut de ses 18 berges, tient coûte que coûte à rassurer et à protéger son enfant. Celui-là qui n’est pas né comme les autres, sans paupières, avec une peau de lézard. Qu’à-t-elle fait au Bon Dieu pour mériter un tel sort, se torture-t-elle, jour et nuit, matin et soir ? 

Une question sans réponse, qui l’a prise de court, mais la tire chaque jour vers le haut. Elle ne baissera jamais les bras et ne s’abaissera jamais à renier celui qu’elle a enfanté et mis au monde. Les yeux plein d’amour, les bras lourds de tendresse, elle berce et cajole son poupon, en même temps qu’elle refoule ses larmes. Harassée, amochée, détruite, mais bien vivante pour Mame Thierno, Awa refuse de céder, avec l’obstination de ceux qui, au bout de l’épreuve, choisissent toujours de persévérer. Pour que son combat de tous les jours : voir son bébé débarrassé de son mal, ne meure pas avec elle. Son énergie et sa combativité lui ont donné une force peu commune. Elle arrive à aller au-delà de ses peurs et de ses angoisses. Avec Awa Mbaye, le mot amour prend toute sa dimension. Une belle leçon de vie et de courage que nous inspire cette mère courage. 

MARIA DOMINICA T. DIEDHIOU

Kinshasa : la Commission de prévention routière veut installer des caméras de contrôle

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  13H10- AFRIQUE REDACTION PAR: ARTV-NEWS RADIOOKAPI

 

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Six personnes ont été tuées et dix-sept grièvement blessées dans une série d’accidents de circulation à Kinshasa entre vendredi et dimanche 3 juin. L’accident le plus meurtrier a eu lieu sur le Boulevard Lumumba, causant la mort de quatre personnes. Selon des témoins, les causes de ces accidents sont l’ivresse au volant et l’excès de vitesse. La Commission nationale de prévention routière dit envisager d’installer des caméras de contrôle de surveillance de vitesse. 

Pour son président, Marc Iyongen, ces caméras permettraient de réduire le taux de mortalité due aux accidents de circulation.

Il affirme, en outre, que sa commission va organiser, dans les prochains jours, une campagne de recyclage obligatoire de conducteurs « surtout pendant cette période des grandes vacances ».

Le chef de la police de la ville de Kinshasa, le général Jean de Dieu Oleko, se dit favorable à l’installation des caméras de surveillance.

« Il y aurait moins de morts d’hommes que ce qu’on constate actuellement », confie-t-il.

Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement a dit regretter les accidents de ce week-end et les conséquences enregistrées.

Il a témoigné sa compassion aux familles éprouvées et a invité les conducteurs au respect du code de la route et à l’usage des véhicules en bon état. Le gouvernement a également promis d’encadrer désormais le sport pratiqué sur la voie publique.

Ce sont des jeunes gens qui faisaient du jogging qui ont été victimes de l’accident qui s’est produit sur le boulevard Lumumba. Ils ont été fauchés par un 4X4.

A la suite d’une série d’accidents sur le boulevard du 30 juin en avril 2011, la Police de circulation routière avait décidé qu’un véhicule de ce service spécialisé effectuerait désormais des patrouilles en permanence sur ce boulevard.

Cette mesure, destinée à lutter contre les excès de vitesse et surtout à mettre fin aux pratiques de certains conducteurs exhibitionnistes des cascades et autres démonstrations à grande vitesse sur cette chaussée réhabilitée en 2010, n’a pas été appliquée longtemps.

Deux ans après l’assassinat de Chebeya - La justice congolaise mise à l’épreuve !

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  13H10- AFRIQUE REDACTION PAR: PROS

 



2 juin 2010-2 juin 2012, voici deux ans d’une histoire, à la fois triste et célèbre, d’un Activiste des droits de l’homme. Entre la vie et la mort, il n’y a qu’un petit pas, dit-on. Mais, dans le cas de Floribert Chebeya, ce petit pas là, demeure plutôt un mystère dont ses collègues et autres compatriotes de la société civile continuent à rechercher la vérité.

Deux ans après, Kinshasa a eu droit à des nombreuses manifestations en guise de commémoration de cet illustre visage dont les services rendus à la nation dans le domaine des droits de l’homme resteront, à jamais, gravés dans les annales de l’histoire. Ce vendredi, en effet, tout est parti du siège de la voix des sans voix où un cortège devait se rendre à Benseke Nouvelle Cité, dans la commune de Mont-Ngafula, pour le dépôt des gerbes de fleurs. Puis, c’était le tour d’une série d’activités à Fatima autour d’un atelier d’évaluation.

A tout prendre, cette affaire est loin de se terminer. Le feuilleton présente les allures d’un torchon qui continuera à brûler tant que les défenseurs des droits de l’homme ne seront pas convaincus de la justesse du procès organisé ainsi que du verdict rendu sur l’assassinat de Chebeya. Au jour d’aujourd’hui, le Collectif de défenseurs congolais des droits de l’homme serait tenté d’aller au-delà, si le procès en appel n’aboutissait pas. Il n’exclut pas, par exemple, se saisir le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ceci concerne également le cas de Fidèle Bazana, le chauffeur de Chebeya dont le corps n’a jamais été retrouvé, depuis le 2 juin 2010. Pour la petite histoire, M. Floribert Chebeya fut un activiste des droits de l’Homme congolais, qui opérait au sein de l’ONG la Voix des Sans Voix. Il avait été retrouvé mort dans sa voiture à Mitendi, à l’Ouest de la ville de Kinshasa, le 2 juin 2010 et que son co-équipier qui était aussi un défenseur des Droits de l’Homme, mais qui l’assistait comme chauffeur, est porté disparu jusqu’à ce jour. Le Tribunal de Grande Instance de la Gombe l’avait reconnu mort par un jugement déclaratif et que leurs deux familles se trouvent, pour le moment, exilées en France et au Canada.

Encore des touristes - Coopération RDC-UE : EUSEC-RDC dotée d'un nouveau quartier général

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  13H10- AFRIQUE REDACTION PAR: OBSERVATEUR

Photo d'archivesPhoto d'archives

Le chef de la mission et de conseil à la réforme du système de sécurité, , volet militaire, en RDC, le général Antonio Martins a procédé le mercredi dernier à l'inauguration du nouveau siège de l'EUSEC-RDC. C'est dans un immeuble de sept niveaux sis sur l'avenue Mbuji-Mayi, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, que vont être installées désormais le centre des activités de la mission du conseil d'assistance de l'Union européenne en matière de réforme du secteur de la sécurité en RDC.

Dans son message de circonstance, le général Antonio Martins a indiqué la construction du nouveau siège de l'EUSEC RDC est la matérialisation d'une des recommandations des hautes instances de l'Union européenne (UE). " Les hautes instances européennes dont dépend notre mission nous ont recommandé d'étudier la possibilité de regrouper bureaux et logements dans un seul bâtiment. Le temps était venu de rehausser notre visibilité tout d'abord, de consolider notre organisation en termes de fonctionnement et de communication interne, de renforcer enfin notre sécurité. Les nouvelles installations où nous vous accueillons aujourd'hui répondent à ces impératifs et nous offrent aussi un confort que nous ne boudons pas ", a laissé entendre le général Antonio Martins.

A cette occasion, le chargé de communication de l'EUSEC-RDC, Thomas Slatis a fait découvrir aux diplomates européens accrédités en RDC et aux journalistes congolais les différents locaux de ce nouveau quartier général. Puis s'en est suivi une cérémonie de réjouissance au septième niveau du l'immeuble de l'EUSEC-RDC. Par ailleurs, c'est depuis 2005 que l'EUSEC travaille au côté de la RDC en vue de soutenir les efforts des autorités congolaises pour mettre en place une structure d'administration moderne et efficace, ainsi que la mise en œuvre des politiques de réformes compatibles avec la bonne gouvernance au sein des FARDC. Ainsi, pour le général Antonio " le programme d'action de l'EUSEC rejoint les ambitions du gouvernement congolais d'aboutir à une armée républicaine, bien gérée, bien équipée et bien formée ". Satisfait des résultats du travail abattu par l'EUSEC-RDC, au cours de ces dernières années, le général Antonio Martins a reconnu de même qu'il a encore beaucoup à faire dans le secteur militaire.

" Pour autant, les chantiers entrepris dans les domaines de l'administration, des ressources humaines et des finances, de formation des cadres, de la logistique et notre contribution à l'éducation des militaires aux droits de l'homme, donnent des résultats que personne ne peut contester. Fort de notre bilan nous avons la conviction que les orientations prises étaient les bonnes et nous défendons la continuité des actions entreprises ", a déclaré le général Antonio Martins. En outre, à l'occasion de cette même cérémonie, une médaille a été remis au lieutenant colonel Marc Vandebroeck après un fructueux mandat de trois ans à la tête de l'EUSEC-RDC par le général Antonio Martins. A cet effet, le général Antonio Martins a dit ceci : " Marc, voici donc ton Antouka (médaille) qui accompagnera d'autant mieux ton retour au pays et qu'il porte le numéro 333, numéro considéré comme porte-bonheur au Portugal d'où je viens ". Honoré Djeko


Cour pénale internationale : fin de mandat difficile pour Luis Moreno Ocampo

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  13H10- AFRIQUE REDACTION PAR: LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

 

Le procureur de l'instance judiciaire internationale vient de subir, coup sur coup, deux revers infligés par la Chambre préliminaire d'appel et la Chambre préliminaire II dans des enquêtes ouvertes en RDC. Le 31 mai, la Chambre préliminaire II, à l'unanimité, a débouté d'emblée et sans examen de fond, Luis Moreno Ocampo de sa demande de délivrance de mandat d'arrêt à l'encontre de Sylvestre Mudacumura, considérant que celle-ci n'a pas rempli le niveau requis de spécificité dans la description des crimes allégués pour lesquels l'arrestation de la personne est demandée.

« La Chambre a noté que la demande du procureur de la CPI, soumise le 15 mai 2012, n'a pas fourni de charges précises ni aucune description accompagnant les faits spécifiques étayant les crimes, prétendument commis dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et n'a pas établi les références spécifiques aux crimes allégués comme le requiert le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI », a indiqué un communiqué de l'institution.

Un jour auparavant, c'est la Chambre d'appel qui a décidé, une fois de plus à l'unanimité, de rejeter l'appel interjeté par le procureur contre la décision par laquelle la CPI refusait de confirmer les charges à l'encontre de Callixte Mbarushimana.

En effet, la Chambre préliminaire I de la CPI avait conclu à la majorité, le 16 décembre 2011, qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments de preuves donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable, au sens de l'article 25-3-d du Statut de Rome, des chefs d'accusation retenus contre lui, à savoir crimes contre l'humanité (meurtre, actes inhumains, viol, torture et persécution) et de crimes de guerre (attaque de civils, meurtre, mutilation, traitement cruel, viol, torture, destruction de biens et pillage).

À la suite de la décision rendue par la Chambre d'appel, le bureau du procureur avait déclaré prendre note de la décision de la Chambre d'appel. « Nous évaluons cette décision afin de déterminer la possibilité de présenter une nouvelle affaire contre M. Mbarushimana comportant des éléments de preuves supplémentaires, conformément à la décision des juges », indiquait la note du bureau de Luis Moreno Ocampo.

Vers une nouvelle carrière à la Fifa?

Luis Moreno Ocampo devrait céder sa place à Fatou Bensouda, son adjointe depuis huit ans, le 16 juin. La Gambienne a été élue à ce poste le 12 décembre 2011, lors de l'assemblée des États parties de la CPI. Elle sera ainsi chargée de poursuivre le travail de son prédécesseur qui a notamment émis des mandats d'arrêt contre les Congolais Thomas Lubanga, Jean-Pierre Bemba, Germain Katanga et Matthieu Ngudjulo.

Alors que son mandat prend fin à la CPI, la Fédération internationale de football association (Fifa), gangrenée par des affaires de corruption, vient de proposer à Luis Moreno Ocampo le  poste d'enquêteur en chef en son sein. Ce choix est présenté comme un gage du sérieux des enquêtes à venir sur la corruption dans le monde du football.

La bête noire du prétoire

Àgé de 58 ans, Luis Moreno Ocampo, que certains qualifient de « bête noire du prétoire »  est diplômé de la faculté de droit de l'université de Buenos Aires, en Argentine. Il fait ses premières apparitions publiques en 1985 lors du « Juicio a las Juntas », où il a été procureur adjoint dans le procès des principaux responsables de la junte argentine, de 1985 à 1987. Moreno Ocampo a ensuite occupé le poste d'avocat général à Buenos Aires de 1987 à 1992, période au cours de laquelle  il poursuit les responsables de la guerre des Malouines, les chefs de deux rébellions militaires et des douzaines de cas de corruption au plus haut niveau. Associé dans un cabinet d'avocats, il a défendu des figures médiatiques comme le footballeur Diego Maradona

Le 21 avril 2003, il a été élu procureur de la toute nouvelle CPI et a prêté serment le 16 juin pour un mandat de neuf ans.

Le bureau du procureur est chargé de recevoir les communications et tout renseignement dûment étayé concernant les crimes relevant de la compétence de la Cour, de les examiner et de conduire des enquêtes ainsi que des poursuites devant la Cour. Luis Moreno Ocampo et toute son équipe mènent en ce moment des enquêtes à propos de sept pays, à savoir l'Ouganda, la République démocratique du Congo, le Soudan  (Darfour), la République centrafricaine, le Kenya, la Côte d'Ivoire et la Libye.

Le bureau du procureur effectue également un examen préliminaire dans un certain nombre de pays dont l'Afghanistan, la Géorgie, la Guinée, la Colombie, le Honduras, la Corée et le Nigeria.

Patrick Kianimi

Photo : Luis Moreno Ocampo

Conflit dans l'est de la RDC : la population devenue la cible des groupes armés

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Crée le 04-06-2012- 06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi  04-06-2012 -  13H10- AFRIQUE REDACTION PAR: LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

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Les agences du système des Nations unies et les ONG s'inquiètent de la dégradation de la protection des civils à cause de la recrudescence des affrontements armés de ces dernières semaines. Dans la région, la situation n'a pas cessé de s'aggraver depuis le mois d'avril, période où l'on a commencé à observer un regain d'activité des groupes armés dans les deux Kivu. Pour la quarantaine d'agences de l'ONU et ONG actives dans la protection des civils pris au piège dans cette partie du territoire national, il faut s'inquiéter de cette montée de violence contre la population devenue actuellement la cible.

Ces agences ont ainsi réaffirmé, à travers un communiqué publié le week-end dernier, la priorité à accorder aux opérations humanitaires. En effet, ont-elles soutenu, « les villages font l'objet de nouvelles incursions et de nombreuses personnes, y compris des femmes et des enfants, sont victimes de meurtres, violences et pillages ». Le document fait aussi état de poursuite, voire d'augmentation du recrutement d'enfants par les groupes armés. Beaucoup de témoignages confirment de nombreux cas de violences sexuelles par des éléments des groupes armés et de l'armée congolaise.

À en croire les humanitaires, il y a eu des cas graves de massacre d'au moins 65 personnes début mai dans deux villages du Sud-Kivu qui seraient attribués par l'ONU à des rebelles présumés des Forces démocratiques de libération du Rwanda. Les victimes ont été soupçonnées de collaborer avec une milice locale. Ces cas viennent s'ajouter à 39 autres de violences sexuelles contre les femmes, entre le 27 avril et le 20 mai, attribués toujours aux hommes en armes.

La seule province du Nord-Kivu a compté le départ forcé d'au moins 100 000 personnes. 21 000 autres sont actuellement réfugiés au Rwanda et en Ouganda, deux pays frontaliers à la RDC. Cette fuite ne leur a pas permis de bénéficier d'une meilleure protection contre les violences. D'où l'appel pressant au  retour de la paix du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Cette agence a appelé les acteurs armés à mettre fin aux exactions commises contre la population civile et à autoriser l'accès des organisations humanitaires pour protéger et assister les civils.   

Laurent Essolomwa

Sankuru : fistule vaginale, un médecin appelle les filles à éviter les mariages précoces

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  06H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Des femmes victimes de viols en attente de consultations gratuites auprès du Docteur Denis Mukwege à l'hôpital Panzi (Bukavu - Sud-Kivu, RDC) 

Trente six femmes souffrant des fistules vaginales ont été soignées le week-end dernier à l’hôpital général de Kole, dans le Sankuru. Ce qui porte à cent le nombre total de ces opérations dans ce district. Le médecin coordonnateur de l’hôpital général de Panzi à Bukavu (Sud-Kivu), Dr Thine Amisi Nokia qui a fini sa mission dans le Sankuru (Kasaï Oriental) le week-end dernier, pense que le mariage précoce des mineures serait à la base de ce nombre élevé des cas de fistule.

Il a invité les parents à ne pas donner précocement leurs filles en mariage. Et à ces dernières, il a recommandé d’éviter l’usage des produits indigènes après leur accouchement.

Le Dr Thine Amisi Nokia a lancé cet appel à la fin des opérations de réparation de fistules dans ce district du Kasaï -Oriental. L’hôpital de Panzi où il travaille à Bukavu s’est spécialisé dans la réparation des fistules des femmes pour la plupart victimes des violences sexuelles.

A part les mineures, d’autres femmes souffrant des fistules soignées dans le district de Sankuru ont vécu plus de 20 ans avec cette maladie.

Le médecin invite également ces femmes à se rendre rapidement dans un centre hospitalier dès les premiers signes de grossesse pour pouvoir accoucher dans de bonnes conditions.

Il recommande aussi aux femmes qui ont bénéficié de ces réparations de se conformer scrupuleusement à leurs conseils pour éviter une rechute.

Selon les médecins de Panzi, l’opération de réparation de fistule reprendra prochainement dans ce territoire à l’intention des localités qui n’en ont pas bénéficié.

Une fistule est un canal qui se crée parfois entre l’anus et lavessie  ou entre le côlon et le vagin ou entre la vessie et le vagin, mettant en relation le contenu d’organes différents

Nord-Kivu : les militaires lancent une offensive pour reprendre les collines de Runyoni

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  06H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Patrouille des FARDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Après environ une semaine d’accalmie, des combats opposent depuis ce lundi 4 juin dans la matinée les militaires congolais et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans les collines de Runyoni, près de la localité de Bunagana en territoire de Rutshuru. Selon les habitants de Bunagana, c’est depuis 5 heures locales que des tirs à l’arme lourde sont entendus. Des sources des Forces  armées de la RDC (FARDC) dans la région signalent que ce sont les militaires qui ont lancé l’attaque pour déloger les rebelles de ces collines.

Les mêmes sources affirment que depuis le début des combats, les militaires ont déjà repris trois collines dont Tchanzu et progresseraient actuellement vers la colline « stratégique » de Runyonyi.

Dans la localité de Bunagana située à près de 10km au Nord-Est du lieu où se déroulent les combats, certains habitants se refugient déjà en Ouganda.

Des sources locales indiquent que les habitants des localités situées entre les groupements Jomba et Bweza ont également commencé à fuir et se dirigent vers Rubare et Rutshuru-centre.

Les rebelles du M23 occupent les collines de Runyonyi depuis plus d’un mois.

Au milieu du mois de mai, les habitants de Bunagana s’étaient réfugiés en Ouganda à la suite des affrontements entre ces rebelles et l’armée dans leur localité avant de revenir, rassurés par la présence des casques bleus de la Monusco et des FARDC autour des collines de Runyoni et Chanzu.

RDC : le numéro vert de la police n’est pas encore gratuit

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI


Téléphone. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo 

L’inspection générale de la police a mis à la disposition des Congolais un numéro vert, le 114  pour dénoncer les abus des policiers depuis le 29 mai. Mais contrairement à ce qui a été annoncé, ce numéro n’est joignable que sur le réseau Vodacom et les appels sont payants et non gratuits. L’inspecteur général de la police, général Constantin Mudekereza promet de demander des explications aux responsables de Vodacom sur la facturation des appels qui coûteraient plus de 10 unités (0,1 USD) par minutes.  

Interrogés sur la gratuité des appels vers ce numéro vert, les responsables des principales compagnies téléphoniques opérant en RDC avouent qu’elles ne peuvent pas ne pas facturer ces appels. Ils disent attendre des autorités les garanties sur le manque à gagner qui résulterait de la gratuité de ce service.

L’inspecteur général de la police, Constantin Mudekereza, affirme que les travaux sont en cours pour que ce numéro soit joignable à partir de tous les réseaux téléphoniques opérant en RDC.

Les responsables d’Airtel, une compagnie téléphonique opérant en RDC, indiquent que l’emplacement du centre téléphonique qui gère le numéro vert ne permet pas à leur réseau de capter le signal.

Selon eux, Vodacom réussit à capter ce signal grâce à la proximité des locaux de sa direction avec le centre d’accueil.

Kinshasa: des élèves de l’ITP/Ngaliema agressent 3 autres de l’Institut Bamoyo

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

Quelques élèves finalistes, célèbrent la fin de la dernière épreuve de l’examen d’Etat ce 23/06/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bonmpengo 

Des élèves de l’Institut technique professionnel de Ngaliema (ITP) ont agressé trois autres élèves de l’Institut Bamoyo, le vendredi dernier à Kinshasa, pour des raisons non encore élucidées. Le conseiller pédagogique de l’Institut Bamoyo, Ben Lukanga, a dénoncé ces actes de violence et appelé la police nationale congolaise à décourager des telles pratiques. Le conseiller pédagogique de l’Institut Bamoyo affirme que ses élèves ont peur de venir passer leurs examens de peur d’être à nouveau agressé par ceux de l’ITP.

«Les élèves de l’ITP lançaient des pierres jusqu’à ce que coups et blessures s’ensuivent. Nous avons mis la main sur un des agresseurs qui se trouve entre les mains de la police», a déclaré Ben Lukanga. Il a en outre accusé les agresseurs d’être des récidivistes.

De son côté, le préfet des études de l’Institut technique professionnel de Ngaliema (ITP) qui condamne cette pratique, indique que les élèves sont responsables des actes qu’ils posent au-delà de dix mètres de l’école.

Evoquant la loi en la matière, Denis Shanga Kapinga appelle la police à s’assumer dans des telles circonstances. Il note que certains élèves des écoles voisines, tels que ceux de l’INPP, ITMAT et Kinvula, commettent aussi ces forfaits.

Matadi : trois cas de choléra mis en quarantaine

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Des lits pour les malades du choléra. Ph. UN.org 

Des cas de l’épidémie de choléra ont été signalés à Matadi dans le Bas-Congo. Trois personnes atteintes de cette maladie sont en quarantaine à l’hôpital général de référence de Kinkanda. Le ministre provincial de la Santé, Nicolas Mabeka ne Niku l’a annoncée le lundi 4 juin 2012 lors d’une réunion tenue avec les responsables sanitaires de la province.

Les responsables sanitaires de la province ont décidé que des mesures doivent être prises pour casser la chaîne de transmission de cette épidémie dans la ville. Pour le ministre provincial de la Santé la sensibilisation doit être le maître-mot :

« Nous devons sensibiliser la population afin qu’elle fasse attention à ce qu’elle doit consommer et à ce qu’elle doit boire ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement sont essentiels pour réduire l’impact du choléra.

Le médecin chef de zone de santé de Matadi a affirmé qu’ « une unité provisoire de traitement de choléra a été affectée ». Elle est constituée de trois infirmières. Le ministre de la Santé du Bas-Congo a ajouté que « toutes les mesures sont prises pour qu’elles ne puissent pas être elles aussi des vecteurs de cette épidémie ».

Matadi n’est la quatrième zone de santé du Bas-Congo à être frappée par le choléra après les zones de santé de Muanda, Kitona et Boma.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë. Les personnes atteintes de cette maladie peuvent mourir en quelques heures si elles ne sont pas traitées. Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès dans le monde.


Nord-Kivu: les Maï-Maï tuent 14 militaires à Kaseye

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H25- AFRIQUE REDACTION PAR:RADIO OKAPI

 
Un milicien Maï Maï. 

Quatorze militaires ont été tués et neuf autres blessés, ce mardi 5 juin tôt dans la matinée, au cours d’une attaque des miliciens de l’Union des patriotes pour la paix contre un camp des FARDC dans la localité de Kaseye, à 80 km du chef-lieu du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Selon des sources sur place, ces miliciens étaient appuyés par des rebelles des Forces démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR). Deux enfants auraient également été tués lors de cette attaque.

«C’était la panique au moment de l’incursion», déclare un officier des FARDC à Kaseye, indiquant que les miliciens ont assiégé pendant environ quatre heures le camp militaire.

«Pris de court, l’armée régulière n’a pas eu le temps de se défendre», raconte un responsable de la police.

La même source affirme que les assaillants ont profité du départ, la veille, de plusieurs militaires dans une opération de traque des Maï-Maï dans la région de Kasiki.

Des sources proches de la police indiquent les miliciens ont emporté toutes les armes et munitions abandonnées par les militaires avant d’incendier le camp et de se retirer dans la brousse.

Depuis le matin, les boutiques, marchés et écoles de Kaseye sont fermés.

Opération Kinshasa ville propre par les policiers - La brutalité doublée de la méchanceté et de la destruction inquiète

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H45- AFRIQUE REDACTION PAR:ARTV-NEWS

 


Les policiers détruisent et brûlent les hangars, paillotes, Kiosques et étalages des vendeurs de fortune aux alentours de grandes artères. La brutalité qui accompagne cette odieuse dévastation est très angoissante. Tout semble se passer avec une haine, on dirait, préméditée. Les pleurs des mamans vendeuses qui vivent de la débrouillardise crient vengeance.
Pire, les marchandises, au lieu d’être restituées au propriétaires, se volatilisent par le vouloir de leurs bourreaux. Impuissantes, timorées, elles voient partir toutes leurs possessions, la mort dans l’âme.
Le XlVème Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa vient avec tous ses malheurs quand bien même il serait le rendez-vous de tous ceux qui ont en commun la langue française.
L’Hôtel de ville de Kinshasa, sur instruction du gouvernement central, a pris l’option de nettoyer sa cour. L’opération d’assainissement consiste à astiquer les grands vaisseaux, les voies et centres les plus fréquentés. Polir les avenues, donner une bonne image de la capitale aux visiteurs attendus pour la grande messe francophone. C’est la mission confiée à la police. Mais la manière dont ces policiers s’y déploient vient créer encore de problèmes aux congolais.
Leur méthode est, on ne peut plus, exécrable.

Ces licenciés devenus changeurs de monnaie

Un tel assortiment devient indésirable dans un pays où la majorité de la population vivent de l’économie informelle. Le XlVème Sommet devient alors embarrassant, pour autant que sa préparation avilit davantage un peuple déjà paupérisé et meurtri par le chômage. Pour survivre, les plus courageux se sont crée des activités quotidiennes de risque. Des licenciés et gradués de, différentes universités sont devenus des changeurs de monnaie ou gambistes pour ceux qui ont un peu de frics. D’autres au contraire, après avoir fait le tour des entreprises, des maisons commerciales à la recherche de l’emploi, se retrouvent le long des avenues pour des appels téléphoniques.
Il y a aussi ces responsables des familles qui vendent de petits articles de première nécessite. La vie de toute la famille, les frais scolaires et académiques de leurs enfants en dépendent. Une journée sans vente, agrée aux dépendants de passer la journée sans manger. Certains pour s’abriter contre les intempéries, ont dépensé ce qu’ils ont pour ériger des hangars métalliques, d’autres encore en bois.
Comme le Sommet de la Francophonie approche, les autorités urbaines ont convenu de nettoyer la ville, en la dégageant de tous les colis encombrants. Rendre le milieu sain, c’est une idée digne d’éloge qui serait la bienvenue si elle était accompagnée d’une économie de substitution. Gouverner c’est prévoir, dit-on. L’Hôtel de ville ferait oeuvre utile de prévoir un autre emplacement pour ces débrouillards. C’est le palliatif. Ces détaillants et boutiquiers sur les places publiques, devraient bénéficier d’un traitement humain et civique de la part des décideurs. Leur trouver d’autres parages avant de les déguerpir de brûler et détruire, sans les kidnapper et emporter leurs marchandises, voilà le sens du verbe gouverner.

Délocaliser que détruire et extorquer

Les muni-marchés appelés communément wenze aujourd’hui incendiés, méritaient d’être délocalisés que d’être défaits. Dès lors, des familles entières passent des nuits blanches, parce que leurs petits commerces sont asphyxiés. Ce qui frise l’agressivité, c’est la rancune et le manque d’amour du prochain des policiers qui démolissent et vaporisent. A Kintambo, Mont-Ngafula, Rond-point Ngaba, Limete, Matete et partout ailleurs, les commerçants en proie à la colère injustifiée de la police et qui voulaient protéger leurs biens ont été matraqués. Et pourtant, on voit constamment les mêmes policiers mendier à longueur des journées auprès de mêmes détaillants.
Les Kinois se demandent la durée d’une telle opération intemporelle.
Le feu Sakombi Inongo et tous ses successeurs avaient, en leur temps, initié la même opération, sans succès. On est prompt à débuter, pour enfin reléguer l’oeuvre inachevée. Maintenir le cap, c’est tout ce que les autorités compétentes évitent.
Et pourtant, mieux vaut la fin d’une chose que le commencement dit-on, mieux, c’est la fin qui couronne l’oeuvre, ajoute-t-on. Un négociant de la place Matonge rumine « pourquoi dévaliser et ruiner pour un projet qui sera vite abandonné?
On ne peut pas éteindre la mèche qui s’éteint, moissonner où on n’a pas semé, récupérer où on n’a pas prêté », renchérit-il. Aux policiers chargés d’exécuter l’opération, il est demande un minimum et pourquoi pas un maximum d’humanisme et de civisme.
Edouard BAMU

Affaire Chebeya : Marche des activistes des droits de l'homme le 26 juin à Kinshasa !

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  16H45- AFRIQUE REDACTION PAR:LE PALMARES

 

Les activistes des droits de l'homme ont décidé d'organiser une marche le 26 juin pour exprimer leurs préoccupations sur le procès de Floribert Chebeya, activiste des droits de l'homme, assassiné à Kinshasa, le 1er juin 2010, indique un communiqué reçu dimanche.

“Cette marche sera axée autour de nos préoccupations sur le procès de Chebeya”, a fait savoir Robert Mwila, activiste des droits de l'homme, à l'issue d'une rencontre des activistes des droits de l'homme, organisée samedi à Kinshasa, dans le cadre de la commémoration du deuxième anniversaire du décès de Chebeya et de la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana.

Selon le communiqué, les activistes des droits de l'homme, recommandent au gouvernement notamment que les commanditaires du meurtre de Chebeya qui sont encore en liberté soient inculpés et que Chebeya soit élevé au rang de héros nationale.

“Plusieurs activités seront organisées pendant le mois de juin dans le cadre de la commémoration de la mort de Chebeya, dans le but de pérenniser ses actions”, a déclaré M. Mwila.

Le 23 juin 2011, la cour militaire de Kinshasa a condamné quatre policiers à la peine de mort, à l'issue d'un procès de près de huit mois qui s'est terminé sur un goût d'inachevé, selon les parties civiles. Un an après ce verdict, les parties civiles attendent et réclament toujours l'ouverture d'un procès au second degré.

Floribert Chebeya était directeur exécutif de la Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV), l'une des plus anciennes ONG congolaise de défense des droits humains en RDC. Créée clandestinement en 1983 sous le régime de feu Maréchal Mobutu, la VSV continue à jouer son rôle pour la promotion et la défense des droits humains.

LP/Xinhuanet

Des enfants au fond des mines des diamants

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  18H45- AFRIQUE REDACTION PAR: ARTV-NEWS

 

bloodmobile3.1296730730.thumbnail.jpgEn visite dans la province congolaise du Kasaï Oriental, dans le cadre d'un programma d'appui et d'assistance de l'Unicef aux enfants de la province du Kasaï oriental, la représentante de l'Unicef en République démocratique du Congo, Mme Barbara Bentein, a visité lundi le site minier de Matempu wa Bakwatshimuna, à environ 35 kilomètre à l'est de Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental.

 


Dans ce site minier, plus de 200 enfants, filles et garçons se sont transformés en creuseurs de diamants et passent des journées entières dans les mines à la recherche de la pierre précieuse.

Sur un paysage lunaire en terre argileux parsemé de trous allant jusqu'à 2(voire 30 mètres de profondeur, une centaine d'enfants, dont l'âge varie entre 8 et 20 ans, se livrent à l'exploitation artisanale de diamant. Ils sont tous couverts de boue de la tête aux pieds.

"Notre travail comporte d'énormes risques. En cas d'éboulement du sol, il n'est pas sûr qu'on en sorte vivant. Il y a cinq jours, deux de nos amis sont morts dans l'éboulement de la mine des diamants située en amont. Mais nous n'avons pas de choix. Car faute d'argent pour aider nos familles pauvres, nous sommes obligés de faire cette activité de creuseur à nos risques et périls", a déclaré François Mukenge qui venait fraichement de sortir d'un puits de 25 mètres de profondeur avec un sac remplie de boue mélangée à la pierre précieuse.

Pour remonter à la surface, il se sert d'une corde qui est tirée de l'extérieur par trois de ces collègues qui, également leur donne toutes les directives ou lui signalent d'éventuels dangers.

"Moi, je suis devenu creuseur artisanal des diamants parce que mes parents n'ont pas d'argent pour m'envoyer à l'école. C'est surtout à cause de la misère et de la pauvreté que beaucoup de jeunes viennent ici, avec l'espoir de trouver un jour un diamant qui le tirera d'une vie d'extrême pauvreté à l’opulence. Même beaucoup de nos familles nous encouragent à aller dans les mines pour chercher cette pierre précieuse", a expliqué le jeune Trésor Kayembe, 9 ans, creuseur artisanal.

Il convient de souligner que le site minier de Matempu wa Bakwatshimuna est également un haut lieu de prostitution. Situé à quelques encablures des sites, des dizaines de maisons de passe se dressent ça et là. Des jeunes filles dont l'âge varie entre 8 et 20 ans, qui viennent de localités et villes telles que Mwene-Ditu, Tshimbombo, Miabi, Tshikapa, se livrent à la prostitution à grande échelle.

"Ces jeunes filles [...] sont très recherchées par les creuseurs de diamants qui trouvent en elles une vraie distraction sexuelle après une journée à la fois dangereuse et épuisante dans les mines de diamants", a affirmé presqu'en sanglots un enseignant de Bakwatshimuna.

La responsable de l'Espace Communautaire d'Eveil, un centre de récupération et d'encadrement des jeunes retirés de zones minières, basé dans les localités de Bakwatshimuna et de Tshimbombo, dans le territoire de Lupatapata, a reconnu avec douleur cette triste réalité.

"Certains enfants retirés des mines y retournent quelques temps après à cause de la pauvreté de leurs parents", a indiqué Eugènes Motombo, 40 ans, l'un des plus anciens creuseurs artisanaux.

"Mais tant que la pauvreté frappera leur famille, il leur sera difficile d'abandonner ce métier où la vie et la mort se côtoie à chaque instant", a-t-il soutenu.

"Je suis un peu choquée par ce que nous avons vu ici, des enfants dont la place devrait être à l'école, mais qui malheureusement se transforment en creuseurs artisanaux des diamants, au péril de leur vie. L'Unicef travaillera main dans la main avec son partenaire, le Japon pour que beaucoup de ces enfants retournent à l'école et elle s'investira pour le respect des principes de la Convention sur les droits de l'enfant", a conclu quelque peu bouleversée Mme Barbara Bentein.

République démocratique du Congo : Une ONG accuse des militaires rwandais de soutien à la mutinerie

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Crée le 05-06-2012-06h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi  05-06-2012 -  18H45- AFRIQUE REDACTION PAR:ARTV-NEWS

Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi des militaires rwandais de soutien à une mutinerie en cours dans l'est de la République démocratique du Congo, des accusations qualifiées d'"irresponsables" par Kigali.

République démocratique du Congo : Une ONG accuse des militaires rwandais de soutien à la mutinerie

 

Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi des militaires rwandais de soutien à une mutinerie en cours dans l'est de la République démocratique du Congo, des accusations qualifiées d'"irresponsables" par Kigali.

"Des responsables militaires rwandais ont armé et soutenu la mutinerie dans l'est de la République démocratique du Congo menée par le général Bosco Ntaganda, qui est aujourd'hui recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI)," affirme HRW dans un communiqué.

Selon l'organisation basée à New York, les militaires ont permis à Ntaganda d'entrer au Rwanda, l'ont approvisionné en fusils d'assaut, grenades, mitrailleuses et artillerie anti-aérienne. Ils lui auraient aussi fourni 200 à 300 recrues, dont des civils enrôlés de force et des enfants de moins de 18 ans.

"Des témoins ont raconté que certaines recrues ont été exécutées sommairement sur les ordres des hommes de Ntaganda alors qu'elles tentaient de s'échapper," affirme HRW.

L'organisation de défense des droits de l'Homme demande au Rwanda de "cesser d'aider un criminel de guerre présumé". Approvisionner ses forces en armes "va à l'encontre de l'embargo sur les armes du Conseil de sécurité des Nations unies", ajoute-t-elle.

Kigali avait réagi avant même la publication officielle du rapport, estimant que "les mots irresponsables de lobbies comme Human Rights Watch ne sont pas moins dangereux que des balles ou des machettes."

"Qui bénéficie de l'instabilité continue dans l'est de la RDC? Pas le peuple rwandais, pas le peuple congolais," a poursuivi dans un communiqué la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. "Les premiers bénéficiaires sont les terroristes du FDLR qui se nourrissent de l'insécurité".

Actifs dans l'est de la RDC, les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont composés notamment de Hutu soupçonnés de participation au génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

Pendant la première guerre du Congo (1996), le Rwanda a reconnu avoir soutenu des groupes armés dans l'est de la RDC, pour venir à bout des membres du FDLR qui se réarmaient dans des camps de réfugiés congolais.

La semaine dernière, un rapport de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) affirmant que des Rwandais avaient été recrutés et formés dans leur pays pour renforcer des mutins ex-rebelles de l'armée congolaise avait déjà déclenché la colère de Kigali.

La Monusco avait alors tenté d'appaiser les choses, affirmant n'avoir aucune preuve directe du soutien et avoir juste relayé des témoignages.

Depuis début avril, des soldats et officiers issus de l'ex-rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée début 2009 dans l'armée congolaise après un accord de paix, ont fait défection et affrontent les forces loyalistes dans la province du Nord-Kivu.

La RDC accuse Ntaganda, ex-chef d'état major des CNDP, d'être le meneur de la mutinerie. D'autres mutins se réclament eux du Mouvement du 23 mars (M23). Ce mouvement, nommé d'après la date de l'accord de paix de 2009 dont les mutins demandent la pleine application, a été créé par le colonel Sylvain Makenga, ex-N°3 du CNDP, qui dit n'avoir aucun lien avec Ntaganda.

Selon HRW, des mutins qui se sont échappés ou ont fait défection ont pourtant raconté que "les deux mutineries n'étaient pas séparées et que Ntaganda et Makenda agissaient ensemble dans la région de Runyoni".

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